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une visite à Pompéi (3)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Pompei, avril 2013

 

Pour retrouver Pompéi sur le blog:  une visite à Pompéi (3)une visite à Pompéi (2)une visite à Pompéi

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L'éducation de l'oubli d'Angelo Rinaldi

Publié le par lesdiagonalesdutemps


« L'éducation de l'oubli » est chronologiquement le troisième roman d'Angelo Rinaldi. Il paraît en 1974 aux éditions Denoel.

José, le narrateur, vient d'avoir trente ans. Il est le fils d'un père officier qui fut fusillé à la Libération pour collaboration et d'une mère qui, à la même époque, fut tondue. Après avoir passé son enfance en Corse, au bon soin d'une nourrice, il est ensuite élevé à Paris par sa grand mère, nostalgique du Maréchal, puis à la mort de cette dernière par sa grand tante, fraichement débarquée d'Egypte après le coup de Suez, qui ne tarde pas à se débarrasser de l'adolescent. Vivotantt de petits boulots sur lesquels il ne s'attarde pas, le garçon fréquente le cours Simon. Il va bientôt grossir la cohorte des acteurs de troisième zone qui cachetonnent pour subsister misérablement. Page 59, une phrase lapidaire résume bien l'état d'esprit de José et en général des héros de Rinaldi: << Mon malaise venait peut être du fait que j'étais un raté qui pensait au dessus de son intelligence.>>.

Le lecteur apprend tout cela graduellement, des réminiscences du dit José, qui est, quand commence le livre, le souffre douleur d'Edwarda et de sa cour. Tout cet aréopage réside dans une luxueuse villa à Saint-Paul de Vence. Edwarda (un bien mauvais nom pour un personnage, on pense à un homme maladroitement féminisé, ce qui n'est pas le cas) est une femme riche et de grande influence dans les milieux artistiques. Elle goberge un petit monde de serviles laudateurs. José accepte toutes les avanies de sa part car il espère qu'elle fera pression sur un de ses amis éditeurs pour qu'il édite le manuscrit de son premier roman. Le jeune homme, lassé de ses petits rôles sans gloire, espère que la littérature sera son salut.

Ayant tout son soul de vexations José prend la fuite et sur un coup de tête décide de tenter de retrouver dans l'ile de son enfance, sa mère qu'il n'a pas revu depuis vingt ans. Dans sa deuxième partie le roman, progressivement, se transforme en une quête oedipienne. Lors de sa parution, Dominique Fernandez a signé dans l'Express où peu de temps après Angelo Rinaldi deviendra une des plumes vedettes, une critique dans laquelle « L'éducation de l'oubli » est entièrement lu, à la lumière du mythe Oedipien.

A propos du narrateur chez Rinaldi, laissons la parole à Jacques Brenner qui, s'il est un malencontreux diariste, est en revanche un des meilleurs connaisseurs de la littérature française de la deuxième moitié du XX ème siècle (pour ceux que le sujet intéresse son « Histoire de la littérature française de 1940 à nos jours, c'est à dire 1978, date de parution du volume, est indispensable. La citation qui suit en est extrait.): <<Rinaldi a besoin d'un narrateur comme premier personnage de ses romans. Ce narrateur est différent dans chaque livre et son âge même varie: la cinquantaine dans « La Maison des Atlantes », la trentaine dans « L'éducation de l'oubli », mais ils éprouvent tous le même besoin de regarder en arrière – besoin qui fut fatal à la femme de Loth et qui caractérise les natures d'artiste. Leurs plongées dans les souvenirs ne respectent pas la chronologie: elles se présentent comme les vagabondages d'une mémoire jamais en repos.>>.

 

Le personnages d'Edwarda ainsi que les fantômes qu'évoquent ses affidés empruntent beaucoup à la faune de la « café society » ( sur cette micro société de nantis, il faut lire et admirer l'album « Café society » de Thierry Coudert, édité par Flammarion) qui se mourrait et sera remplacée par la jet set, tout aussi futile mais plus vulgaire... En cette année 1971 cette société informelle jetait ses derniers feux. Le présent du roman est exactement daté puisque José précise que ce séjour à Saint Paul se déroule l'été de la démolition de l'hôtel Rhul. On peut penser qu'Edwarda doit beaucoup à Marie-Laure de Noailles et sans doute aussi un peu à Florence Gould et peut être à travers les ans, elle est morte en 1928, à Madeleine Lemaire (l'un des modèles de madame Verdurin), ce qui serait un clin d'oeil proustien supplémentaire...

A ce propos si on ne peut s'empêcher de chercher des clés dans les romans d'Angelo Rinaldi c'est que son hyper réalisme, qui n'est pas du naturalisme, pousse à ce jeu un peu vain...

Ce qui est amusant c'est que si certaines clés à la parution du livre étaient assez facilement identifiables presque quarante ans plus tard la plupart des personnalités ayant servi de modèle au romancier sont aujourd'hui tombées dans l'oubli et redeviennent pour le lecteur lambda des personnages de fiction à part entière.

On a un peu plus de peine que souvent dans les romans d'Angelo Rinaldi a croire d'emblée en ce narrateur, l'adhésion viendra petit à petit et il s'avérera au final un des personnages les plus denses de l'oeuvre du romancier, parce que sans doute sa personnalité est plus éloignée de celle de l'auteur que celle des narrateur qui habituellement lui servent de truchement. On se dit que le narrateur type de la geste rinaldienne est semblable à ce qu'aurait pu être Rinaldi s'il avait eu moins de qualités donc moins d'opportunités et de réussites. En effet on imagine mal en José, quasi gigolo, le fier Rinaldi que l'on pressent incapable d'avaler autant de couleuvres qui plus est avec une morbide délectation que son personnage.

Si les souvenirs de la dernière guerre rodent souvent dans les romans d'Angelo Rinaldi, ils n'y ont pas habituellement comme ici, une place centrale. Ce roman est paru alors que ce développait en France la mode dite rétro, popularisée notamment par le film de Louis Malle « Lacombe Lucien ». Mode et film pouvaient alors tendre à faire croire que tous les engagements se valaient qu'ils soient du coté des Tommys ou du coté des teutons comme le chante Brassens dans les « Deux oncles ». Ne voulant pas qu'on enrôle son roman sous cette douteuse bannière Rinaldi sur ce sujet, réagissait violemment aux questions que lui posait Daniel Demarquest en 1974: << Quand j'ai commencé le livre à la fin 1970 cette mode n'avait pas encore éclaté. Je juge la collaboration comme une perversion. Je suis d'un milieu où l'on avait pour ces gens là beaucoup de répulsion (...) Cette mode rétro est assez malsaine (…) On essaie d'accréditer cette thèse qui me semble particulièrement perverse: à savoir que tous les engagements se valent dès lors qu'ils sont sincères... C'est absolument scandaleux. Il n'y a aucune mesure entre un Jean Moulin, ou le plus obscur des cheminots qui a fait de la résistance, et le jeune gandin ou voyou qui s'est engagé dans la L.V.F. C'est odieux de mettre les choses sur le même plan. Surtout qu'on ne s'y intéresse pas historiquement, mais esthétiquement...>>. Cette déclaration très tranchée ne reflète pas l'atmosphère du livre où la grand mère pétainiste du narrateur est plutôt présentée comme un personnage, certes un peu ridicule mais plutôt positif pour lequel on sent que l'auteur a au moins de l'indulgence. Est-ce pour ce dédouaner d'une éventuelle accusation de bienveillance envers la collaboration que Rinaldi a dédié son roman à Janine Quiquandon, éditrice de livres d'art, ancienne résistante, mais aussi militante communiste. S'il est difficile de penser que Rinaldi ait pu avoir des tendances communistes, on trouve néanmoins souvent des personnages communistes positifs dans ses romans, comme le journaliste Le Duigo dans Où finira le fleuve.

Angelo Rinaldi n'a jamais oublié d'où il venait, ni socialement, ni géographiquement (ce qui ne veut pas dire qu'il soit tendre avec ses origines) que l'on se souvienne de ce cri du coeur que l'on trouve dans son article à propos de la biographie de Françoise Giroud par Christine Ockrent qu'il accusait de nécrophilie journalistique: << la source du mal et de l’échec. Elle jaillit, à gros bouillons, de l’incapacité, chez une bourgeoise, de comprendre que, dans une ascension sociale, ce n’est pas la même chose de partir du dernier échelon que de s’élever quand il n’en reste qu’un seul à franchir… La réussite du pauvre qui a, par exception, échappé au maillage de l’ordre éternel déconcertera toujours les nantis, et toujours ils préfèrent se l’expliquer par le recours aux trucs, aux artifices.>>.

Encore plus qu'à l'habitude, par la période évoquée, je discerne une parenté entre les romans de Modiano et ceux de Rinaldi (je ne suis pas sûr que ce rapprochement emplisse d'aise ce dernier qui écrivait dans l'Express, à propos de « Rue des boutiques obscures », le 25 septembre 1978: << Patrick Modiano représente un cas exemplaire. Celui de l'auteur qui est au dessous de sa réputation qu'il s'est attirée, et qui, glissant sur la mauvaise pente, grignote à chaque nouveau livre, les raisons que l'on avait de le louer. Raison qui, sans justifier les dithyrambes existaient à ses débuts, quand il savait être ce qu'il est:un écrivain capable de jouer en mineur des chansons joliment mélancoliques, de créer une atmosphère à partir de notations furtives, et de conférer un semblant de réalité à des silhouettes détachées du rêve, et des magazines jaunis de ce temps de l'occupation, où, négativement la France n'a jamais été aussi française.>>). Pourtant José à tous les attributs des héros de Modiano. Il est sans domicile fixe, sans famille, il exerce un métier incertain et tout son bien tient dans une valise...

Dans sa thèse Yannick Pelletier fait un rapprochement à la fois plus savant et plus oiseux entre Rinaldi et Louis Guilloux par le biais du personnage de Cripure de son roman « Le sang noir »: <<Et quand on voit marcher Cripure, embarrassé par ses pieds démesurés et gonflés, on se prend à songer que le nom même d'Œdipe a se sens même de " pied enflé " ; et comment ne pas établir un lien entre Cripure et José, le protagoniste de " l'Education de l'oubli " d'Angelo Rinaldi, également embarrassé quant aux pieds. José repart vers sa mère, restée en Corse, et l'on sait quel ardent désir possède Cripure de fuir dans une île. Retour à la mère et aspiration au calme d'une île sont une quête des origines. Mais le tragique de notre condition fait que tout retour aux origines s'apparente à la Mort, c'est-à-dire à " un état qui a été troublé par l'apparition de la vie " (Freud).>>. On peut également penser à un autre mythe à la lecture du roman, celui du retour de l'enfant prodigue, mais qui serait ici comme retourné, comme la recherche de la mère prodigue...

L'écriture d'Angelo Rinaldi dans ses premiers romans est plus sèche que par la suite. Mais José parlant du style du roman qu'il a écrit et qui est la raison de ses flagorneries envers Edwarda préfigure ce que sera la manière de son créateur dans la suite de son oeuvre: << C'était plus fort que moi: comme si j'écrivais, j'accumulais les détails, et j'avais beau toucher au phénomène responsable de la prolifération cancéreuse des personnages secondaires dans mon roman, cela m'aidait pas le moins du monde à me corriger.>>.

« L'éducation de l'oubli » possède déjà tout ce qui fera la spécificité des romans futurs de Rinaldi. Il y a cet aller et retour entre le passé du narrateur, passé qui est diffracté entre le passé de multiples personnages secondaires, et le présent. Cette construction deviendra la marque de fabrique de l'écrivain. Il y a aussi la division géographique du récit entre la Corse, qu'on retrouve dans tous les romans de l'auteur, Corse qui n'est en générale pas citée, mais ce n'est pas le cas ici, et un autre lieu, le plus souvent Paris, mais dans cet ouvrage c'est une villa à Saint Paul de Vence qui n'est en fait qu'un dépaysement d'un parisianisme... Autre constance dans l'oeuvre de Rinaldi la figure de la mère qui n'est pas toujours (mais souvent) comme dans « L'éducation de l'oubli » celle du narrateur.

Si Rinaldi n'est pas le prince des incipits, il est le roi des derniers chapitres. La fin de « L'éducation de l'oubli » se hausse jusqu'au meilleurs de Tennessee Williams avec un je ne sais quoi de Julien Green, si j'évoque ce dernier c'est peut-être que l'étendu du domaine que José embrasse du regard de la terrasse funeste de la maison familiale me fait penser aux propriétés sudistes que l'on rencontre dans les oeuvres de l'américain. A lire les scènes finales qui évoquent autant le théâtre que le roman, le seul regret que l'on a refermant le livre, est qu'inexplicablement Rinaldi n'est jamais écrit pour le théâtre.

 

P.S Il faut bien garder en mémoire en lisant ce billet que j'ai lu ce roman, le troisième de son auteur, après avoir lu la presque totalité de l'oeuvre de Rinaldi, d'où sa teneur très différente des critiques sorties lors de sa parution, il y a presque quarante ans.

 

Pour retrouver Angelo Rinaldi sur le blog: Les souvenirs sont au comptoir d'Angelo Rinaldi ,  Résidence des étoiles d'Angelo Rinaldi,  Où finira le fleuve d'Angelo RinaldiL'éducation de l'oubli d'Angelo Rinaldi   

Publié dans livre

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Sébastien nu

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Paris, 1986

 

pour retrouver Sébastien sur le blog:  Sébastien nuquand Sébastien tenait la pose

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Taner Ceylan

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 

 Attention ce que vous voyez sur ce blog n'est pas de la photographie mais de la peinture!

 
Taner Ceylan est né en 1967 (autoportrait ci-dessus) en Turquie. C'est peintre turc hyper-réaliste qui futle premier artiste à traiter des sujets homo-érotiques dans l'art populaire turque, ceci dans les années 1980. Bien que Ceylan ait subi d'importantes pression dans son pays son orientation sexuelle et surtout contre les scènes de nudité provocante, d'érotisme et des représentations des rapports sexuels, qui peuplent ses tableaux. En dépit de cela sa carrière continue à progresser. De nombreux critiques et des collectionneurs d'art Reconnaisse sa grande dextérité technique. Le Conservateur Dan Cameron, qui a défendu le peintre, pense que l'art de Taner Ceylan s'oriente vers un art sexuellement explicite à la manière de Robert Mapplethorpe ou de Jeff Koons. Certaines de ses toiles ne sont pas dénuées d'humour. Il faut également garder à l'esprit que cet artiste travaille dans un pays où les islamistes sont au pouvoir. Immédiatement ci-dessous une réponse de Taner Ceylan à l'Origine du monde de Courbet.

 

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The Portrait of Nuri K. 32x50cm – oil on canvas / 2004

John Currin 50x68cm – oil on canvas / 2009

 

Bien que né en Allemagne, Ceylan vit et travaille à Istanbul, où il a étudié la peinture à l'Université Mimar Sinan (1986-1991). Il a ensuite travaillé pour la Faculté des Beaux-Arts de l'Université Yeditepe (2001-2003) en tant que conférencier. Dans le même temps il a été jusqu'en 2006 rédacteur en chef pour les pages artistique du Time Out Istanbul.

 

 

 

 

 

 

Beaucoup de peintures de Ceylan sont dans des collections privées: comme celles de Martin Browne, Dan Cameron et Fethi Pékin, ainsi que dans les collections de musée, en particulier, le musée Scheringa (Pays-Bas) et du musée d'art moderne d'Istamboul. Sa première exposition personnelle a eu lieu en 1991 à Nuremberg, en Allemagne, et son travail a été montré depuis à Londres, New York et au Luxembourg. Ses toiles photo-réalistes vendent environ 80 000 $. 

Taner Ceylan: 1997-2009, un livre relié de ses tableaux, a été publié l'année dernière. 184 pages, disponibles via Amazone. 

Vous devez avoir 18 ans pour entrer dans le site Web de l'artiste: 
www.tanerceylan.com 

 

Taner Ceylan

(Above Self Portrait, 34x54cm – Oil on Canvas/2002)

Taner Ceyan Galaxy 2007

(Above: 115cm x 180cm – Oil on Canvas/February 2007 – Galaxy )

Taner Ceylan Karanfil Hasan 2006

(Above: 80x120cm – Oil on Canvas/June 2006 – Karanfil Hasan)

taner ceylan 2008 nivarna

(Above: 140x200cm – Oil on Canvas/2008 – Nirvana)

Taner Ceylan Spiritual 2008

(Above: 140x200cm – Oil on Canvas/2008 – Spiritual)

 

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Taner Ceylan
Taner Ceylan
Taner Ceylan

Gardez à l'esprit que ces exemples de son travail sont des peintures, pas de photographies.




 

Publié dans peinture

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Herbert List

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

Herbert List (1903-1975) était le fils d'une famille aisée qui dirigeait une entreprise de courtage de café. List reçu une éducation classique en littérature à l'Université de Heidelberg. Tout naturellement il entra dans l'entreprise familiale dans la succursale du Québec. Il voyagea au Brésil, au Guatemala et au Costa Rica. Lors de ses voyages d'affaire il commence à prendre des photos en particulier des photographies homo-érotiques en noir et blanc de jeunes hommes. 

Ses premières photographies sont surtout des portraits d'amis et des compositions de natures mortes. Il utilise un appareil photo Rolleiflex. Lorsqu'il utilise des modèles masculins, il agrémente ses photographies de tissus drapés et de masques. Pour certaines de ses image, il prend le sujet avec une double exposition. Il a une fascination à la fois pour le surréalisme et la Grèce antique. List explique que ses photos << Tentent de capturer l'essence magique qui habite et d'anime le monde des apparences.>>. 

 

Herbert List:  North Sea. 1934. &#8220;Water games I&#8221;. 

 

Herbert List:  North Sea. 1934. “Water games I”. 

 


En 1936 List quitte l'Allemagne et devient un photographe professionnel. Il trouve du travail à Paris et à Londres. Il est d'abord embauché par des magazines pour réaliser des photographies de mode, mais bien vite il retourne à son travail personnel, produisant des photographies dans un style qu'il appelle "la photographie métaphysique», comme des rêves photographiés, des scènes fantastiques, utilisant des miroirs et sa techniques de double exposition. 



À la fin des années 1930, il voyage en Grèce, où il prend des photos des ruines antiques, des sculptures, et des paysages qui ont été publiés dans des livres et des magazines. Cependant, en 1941, au cours de la Seconde Guerre mondiale, il est forcé de retourner en Allemagne, où parce que l'un de ses grands-parents était juif, il n'avais pas le droit de publier ou de travailler professionnellement. En 1944, il est enrôlé dans l'armée allemande, en dépit de son homosexualité et qu'il est partiellement d'origine juive. Il sert en Norvège en tant que concepteur de cartes. La guerre terminée, il se rend à Paris et y réalise des portraits de Picasso, Jean Cocteau, Christian Bérard, Georges Braque, Jean Arp, Joan Miró et autres célébrités internationales.

 

 

 

Pier Paolo PASOLINI  (1953)  by Herbert List

 

Pier Paolo PASOLINI  (1953)  by Herbert List

  

Tout en travaillant comme directeur artistique de Heute (aujourd'hui) il rejoint la prestigieuse agence Magnum, fondée entre autre  par Henri Cartier-Bresson, entre autres. Il réalise dans ses dernières années moins de photographies qu'auparavant

Il concentre son travail sur l' Italie, où il commencé à utiliser un appareil photo 24x36. Il affectionne particulièrement l'objectif 35 mm. En 1960, il fait des portraits de Marino Marini, Paul Bowles, WH Auden et Marlene Dietrich (ci-contre). Peu après, il abandonne la photographie pour se concentrer au dessins, ils ont été récemment exposés à Berlin (Schwules Museum, Mehringdamm 61). Listest est mort à Munich au printemps de 1975, son style se perpétue dans le travail de Herb Ritts et Bruce Weber, en particulier. 

En 1988, Stephen Spender publié "Le temple", un roman à clef de ses années d'avant-guerre en Allemagne, le roman contient un personnage nommé Joachim, qui est inspiré d'Herbert List. L'édition française, du moins volume qui est dans ma bibliothèque a pour couverture une photo de List. 










Herbert List:  Peloponnes, Greece   (1936)

 

Peloponnes, Greece   (1936)

Herbert List:   Rome,  Bocca della Verita  (1949) Originally posted by dimshapes

 

Herbert List:   Rome,  Bocca della Verita  (1949)

Herbert List:  Naples  (1959)

 

Herbert List:  Naples  (1959)

 

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Gonzalo Benard

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 


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A propos de l'éventuelle intervention militaire française en Syrie

Publié le par lesdiagonalesdutemps


 

Notre grotesque président frémit d'impatience d'envoyer des troupes, avec l'argent que le pays n'a pas, en Syrie pour soutenir le clan le plus islamiste des deux qui s'affrontent. Alors que le gouvernement français comme tout le pays, devrait être dans l'état d'esprit qu'eut jadis les troupes franquistes, qui assiégeant Barcelone, s'aperçurent que leurs ennemis se massacraient; les staliniens ayant entrepris d'éliminer les anarchistes du POUM. Aujourd'hui c'est tout l'occident qui devrait être ébahi de bonheur de voir leurs ennemis mahométans s'entretuer.  

Publié dans métapolitique

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Jeremy Kost

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Jeremy Kost est né au Texas. Il est connu comme "l'artiste du Polaroid» de New York City. Il a fait avancer cette technique qui avait déjà été exploitée par les légendes de l'art mondial que sont Andy Warhol et David Hockney. Contrairement à la tendance du nombre croissant d'images numériques dans l'art contemporain, Jeremy Kost crée avec les appareils photo Polaroids qui produisent des images qui ont quelque chose d'unique et dont la technique, sans négatif, renforce le sentiment de l'éphémère. Des célébrités (Paris Hilton, Lindsay Lohan et autres), utiliseront aussi cette méthodes créatives. Par l'aspect non intimidant, amateur de l'appareil Kost aura un accès direct à l'intimité de ses modèles. 

 

 Troy Cannata Jeremy Kost

Troy Cannata Jeremy Kost

Troy Cannata Jeremy Kost

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Troy Cannata Jeremy Kost

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Alors que ses photos de célébrités l'ont rendu célèbre, peut-être que dans le futur, il sera surtout connu pour ses Polaroïds homoérotiques de jeunes hommes avec quelques fois des plongées dans le graveleux des scènes underground de l'East Village et du Lower East Side (il vit et travaille à New York). Au lieu de s'appuyer sur des éclairages et des maquillages sophitiqués, Kost saisit l'instant sans fard. Il révèle le caractère de ses modèles dans l'immédiateté. 



Jeremy Kost a eu de nombreuses expositions de ses œuvres dans les grandes villes à travers le monde, notamment à New York, Dallas, Miami, Washington DC, Paris et Tokyo. Son travail a été publié dans la presse écrite surtout dans Vogue Hommes Japon, et en 2009 son livre "Love.Hate.Nature." a été publié par le Centre International de la Photographie.

 

 

 

Jeremy Kost



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hommage à Villeglé (6)

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Paris, aout 2013

 

pour voir d'autres images de cette série: hommage à Villeglé (4),  hommage à VillegléHommage à Villeglé (5)hommage à Villeglé (6)

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jeunes napolitains (2)

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