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Owe Zerg (1894-1983) un peintre suédois de garçons

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 


Owe Zerge, Korgosse

Lauritz.com à Helsingborg a recemment vendu une collection privée d'environ 200 peintures et dessins de l'artiste suédois Owe Zergs (1894-1983). La collection provient d'un héritage d'une personne qui était un ami de l'artiste. La collection a créé un intérèt considérable autour de cet artiste tant en raison de la qualité et de la taille de cette collection.

 
Dés la première vente aux enchères la première peinture, qui provisoirement évalué à £ 7000, a atteint 150 000 £!!!. C'est un prix record pour une peinture d' Owe Zergs, qui avait atteint un prix maximum  23 500 €. Le même tableau avait été jugé par un marchand d'art suédois  comme invendables, et le client s'était entendu dire qu'il pourrait tout aussi bien jeter le tableau!.
Galerie Half - owe zerge - OWE ZERGE 1894-1983 PAINTING 'CANTICLE OF THE SUN' - 1stdibs

Owe Zerg est inconnu pour de nombreux Suédois et il a eu essentiellement durant sa vie des acheteurs étrangers conscients de la qualité de son travail. Les travaux sont exécutés avec précision et avec une incroyable attention aux détails. Surtout, ses portraits et ses nus de jeunes hommes et de jeunes garçons qui sont incroyablement vivfs et réalistes. L'artiste avaient la capacité d'aller au plus près la personne qui apparaît avec une précision étonnante. 

C'est aussi pourquoi lses portraits sont devenus son gagne-pain. Déjà  jeune homme, il était un artiste de talent qui consacrait tout son temps libre à la peinture. Pendant ses études secondaires il détestait les sports et les maths autant qu'il aimait la musique et le dessin, et pendant les inters classes, il s'amusait à dessiner des caricatures de ses professeurs et de ses camarades. Après le lycée, il a étudié à l'école d'art d'Althin et à l'Académie de Stockholm et plus tard il se rendit à la fois en France et en Italie pour poursuivre ses études. 
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Il a reçu de nombreuses commandes de portraits et pouvant vivre ainsi de son travail il a peu exposé dans les galeries. Toutefois à l'occasion de son 50e anniversaire une grande exposition a été organisée dans sa ville de Kristianstad.

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 Painting of youth by Owe Zerge 1894-1983

Publié dans peinture

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La ballade de l'impossible d'Haruki Murakami

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Dans un avion qui le fait revenir en Allemagne (on ne saura pas ce qu'il y fait) wanatabe en entendantla chanson des Beatles "Norvegian Wood se souvient de son entrée dans l'âge adulte il y a de cela une vingtaine d'années. Il se remémore des souvenirs qui l'ont profondément marqué. Le point de départ de cette suite d'évènements a été le suicide de Kizuki son seul ami, alors qu'ils avaient tous deux dix sept ans. S'en suit la relation qu'il a avec Naoko la petite amie de Kizuki après la mort de ce dernier. Watanabe nous raconte pendant deux ans son amour avec la fragile et cadenassée Naoko. Dans le même temps il poursuit une relation compliquée avec une autre jeune fille fantasque, Midori, tout le contraire de Naoko.

Wanatabe se présente comme un garçon sans qualité. Il ressemble en cela au narrateur de « La course au mouton sauvage » et de « Danse, danse, danse ». Comme le héros des deux derniers livres cités Wanatabé, bien que sans ambiguité sexuelle possède unesensibilité quasi féminine. Cette régurgitation des souvenirs, pour la plupart sombres, a pour toile de fond, la vie d'un étudiant modeste dans le Tokyo de la fin des années 60. C'est aussi une suite de portraits des personnes, moins ordinaires que lui, suivant son regard et ses critères, qu'il côtoie. Certaines de ces figures sont rattachées assez artificiellement (pour le plaisir du romancier? mais aussi souvent heureusement du lecteur) à la vie du héros qui ne semble attirer à lui que des « filles à problèmes ».

Tout le livre est fondé sur la réminiscence, c'est en cela qu'Haruki Murakami est un écrivain éminemment proustien, sinon par le style du moins par la démarche. N'a-t-il pas écrit: << Le monde est une lutte sans fin entre un souvenir et un autre souvenir qui lui est opposé.>>.

Wanatabe est passionné de lecture. Il reste étranger à l’agitation politique de l’université, alors en pleine agitation contestataire et s’efforce d’être original, en lisant les auteurs qui ne sont pas à la mode. Le Gatsby de Fiztgerald revient plus d’une fois dans le récit ( Murakami a traduit les oeuvres de Fitzgerald en japonais). Le jeune homme lit aussi Conrad, Faulkner, Hermann Hesse, Thomas Mann, John Updike, Raymond Chandler... Comme on peut le remarquer toutes les références sont occidentales. On peut d'autant s'en étonner que les parents d'Haruki Murakami étaient professeurs de littérature japonaise. Certes Oé et Mishima sont cités mais ne sont pas des lectures du héros que l'on peut considérer, au moins dans ce domaine, comme le porte parole de l'auteur. Dans le numéro d'aout 2012 du Magazine littéraire, Clémence Boulouque suggérait que la prédominance des influences étrangères venait du fait que le jeune Murakami avait été élevé à Kôbe la ville portuaire cosmopolite.

Comme on sait que Murakami a étudié le théâtre antique, tout comme Wanatabe et qu'à un an près il a le même age que son personnage, on ne peut que s'interroger sur la part autobiographique du roman.

On retrouve dans « La ballade de l'impossible », comme l'était la maison dans la forêt dans « Kafka sur le rivage » ou le chalet dans la montagne dans « La course au Mouton sauvage », un lieu hors du monde où les héros se ressourcent, ici une maison de repos dans les collines à proximité de Kyoto.

Comme à son habitude, Murakami aborde, par le biais des grands problèmes de société, dont l'un, s'il n'est pas spécifiquement japonais, est un souci récurrent dans l'archipel: le suicide des adolescents, sujet toujours d'actualité aujourd'hui (le livre a été écrit en 1987, c'est un des premiers romans de l'écrivain; il a paru en 2007 en français, traduit par Rose-Marie Makino-Fayolle) comme le prouve le récent et beau film « Color full ». A lire ce roman on a le sentimentque le suicide faisait (fait?) partie intégrante de la vie des jeunes au Japon.

Toujours un peu en contrebande l'auteur fait passer ses idées, comme son peu d'aménité pour les étudiants révolutionnaires en peau de lapin, presque toujours issus de la bourgeoisie, qui après avoir prôné la destruction des institutions, n'ont rien de plus urgent, une fois leurs études terminées, que de se caser dans une grande firme ou dans l'appareil d'état. On voit par là que le phénomène, que des casaniers auraient pu croire typiquement français, déborde largement nos frontières. Mais surtout il veut nous dire que la mort est en nous dès notre naissance et fait partie de la vie. Paradoxalement cette histoire quelque peu morbide, « Quelle que soit notre vérité, la tristesse d’avoir perdu quelqu’un qu’on aime est inconsolable. La vérité, la sincérité, la force, la douceur, rien ne peut calmer la douleur, et, en allant au bout de cette souffrance, on apprend quelque chose qui ne nous est d’aucune utilité pour la prochaine vague de tristesse qui nous surprendra. »veut également donner une leçon de vie: << S'apitoyer sur soi-même, c'est ce que font les imbéciles.>>.

Avec beaucoup d'acuité psychologique Murakami décrit des jeunes gens romantiquesen proie aux doutes, au spleen et aux rêves qui s'interrogent sur leur place dans la société et tentent de trouver une raison de continuer à vivre malgré des blessures profondes, des disparitions d’êtres chers, des amours impossibles. La ballade de l'impossible est le tableau saisissant des doutes de l'adolescence et parfois de sa vacuité. Encore une fois les personnages parlent et se racontent beaucoup; autre constance dans les romans de Murakami l'absence de jugement sur les faits et gestes des personnages que l'on retrouve ici.

Si ce roman est très agréable à lire, son écriture est particulièrement fluide, et émouvant, néanmoins lisant les passages dans lesquels Midori s'exprime, je me suis encore trouvé face à une interrogation qui me taraude de plus en plus, l'âge avançant, à propos des livres mais aussi des films, pourquoi passer autant de temps avec des êtres virtuels tels Midori, qui, s'ils étaient fait de chair et d'os je fuirais à toutes jambes? Car la dénommée Midori est une pouffe-conne-chaudasse de compétition ce qui rend assez incompréhensible la passivité bienveillante de wanatabe devant l'entreprise de vampirisation dont il est l'objet par la jeune donzelle d'autant qu'il se refuse à consommer la gourgandine qui pourtant ne demande que cela. On attend avec impatience le moment où Wanatabe, par une paire de giffle bien sentie se libérera, et libèrera le lecteur par la même occasion d'une telle emmerderesse; mais Wanatabe, sans conteste un des héros murakamiens les plus gentils, est trop bonne pâte pour cela.

Comme toujours chez Murakami la « bande son » du roman est importante. On y trouve Mile Davis, les Beatles, Les Doors, Bill Evans, Sarah Vaughan mais aussi Mozart et Bach...

Très différent d'autres romans du même auteur, c'est son premier gros succès de vente au Japon, ici le fantastique n'intervient presque pas (ce qui le rend plus facile à lire que d'autres opus de l'auteur), « La ballade de l'impossible » est un roman d'apprentissage et aussi une longue méditation nostalgique. C'est la minutieuse description du parcours initiatique qui entraîne Watanabe à la découverte de l'amour, de la mort et de la folie. Il est difficile en lisant ce livre, surtout si l'on est comme moi un presque exact contemporain de Wanatabe de ne pas penser à sa propre jeunesse. Par exemple lorsqu' il est question d'une date de l'année 1969, on essaye de se souvenir de ce que l'on faisait, où on était, avec qui... C'est d'autant plus facile de faire la comparaison avec ce que vit Wanatabe qu'il se présente comme un garçon sans qualité, ce qui nous aide à nous identifier à lui.

« La ballade impossible » délivre un message universel contenu dans cette extrait: << Je voudrais que tu te souviennes de moi. Je voudrais que tu n'oublies jamais que j'ai existé et que je me suis trouvée ainsi à tes côtés.>>. Voilà un beau et émouvant roman sur l'entrée dans l'age adulte, malgré une fin obscure qui ne finit rien.

 

Nota: La ballade de l'impossible (Norwegian Wood) a été adapté au cinéma par Trần Anh Hùng.

 

Pour retrouver Haruki Murakami sur le blog: Kafka sur le rivage d'Haruki Murakami,  La course au Mouton sauvage de Murakami,  Danse, danse, danse d'Haruki MurakamiLa ballade de l'impossible d'Haruki Murakami

 

Publié dans livre

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Que la jeunesse était belle en noir et blanc (27)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


Those sandals. And the light in the blond hairs.

Kinda dumb looking, but nice cuffed shorts



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Gerhard Richter, Panorama, au Centre Pompidou

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

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Malgré les critiques d'art qui parviennent à trouver de la cohérence dans n'importe quelle oeuvre, cette recherche me paraît pour Richter vaine. L'artiste allemand a constamment cherché sa voie, ce qui l'a amené parfois à mon avis dans des impasses, mais cette quête est tout à son honneur, c'est la démarche naguère de Picasso et aujourd'hui de David Hockney. Il n'en reste pas moins qu'il a été fortement marqué par le contexte historique dans lequel il est né et ensuite a travaillé. Il est difficile qu'il en soit autrement lorsque l'on est né à Dresde en 1932, un an avant l'arrivée au pouvoir des nazis et que son oncle est mort au front durant la guerre et que sa tante souffrant de troubles mentaux a été éliminée par le Troisième Reich; à treize ans il voit sa ville natale détruite par les bombardement anglo-américain. Il a vécu toute sa jeunesse en Allemagne de l'Est sous le joug soviétique qu'il parvient à fuir en 1961, date à laquelle il s'installe à Dusseldorf.

 

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Ce qui est surprenant chez Richter c'est qu'il peut produire dans le même temps une toile abstraite et une toile figurative.

Je diviserais sa production en quatre grands groupes dont les chronologies interfèrent tout d'abord une peinture plus ou moins objective où je rassemblerais les toiles peintes d'après photos, comme l'escadrille de Mustang datant de 1964, elles sont alors le plus souvent en noir et blanc, et des peinture plus récente en couleur comme Betty, proche de l'hyper réalisme, cette fois en couleur. Ces images sont parfois directement autobiographiques. Ensuite viennent les toiles pour lesquelles il est sans doute le plus célèbre. Elles consistent, le plus souvent en des portraits, parfois en pied, peints toujours d'après photo d'une manière hyper réaliste mais avant que la peinture soit sèche le peintre parcourt toute la surface de la toile avec une brosse sèche donnant un effet de flou. Cette technique, peu utilisée, mais Richter n'est néanmoins pas le seul à utiliser ce procédé, donne des oeuvre souvent plaisantes au regard (comme Ema, nu sur un escalier) mais leur multiplicité fait que le procédé devient plus présent que l'image elle même ou que le discourt qu'elle est censée véhiculer. Autre direction des recherches de Richter, une sorte de réactualisation de Duchamp, ce qui me paraît parfaitement sans intérêt, tant Duchamp a rendu inopérant toutes tentatives pour ressusciter le ready made. Mais il ne faut pas oublier à la décharge de Richter que lorsqu'en 1961 à son arrivée à l'ouest toutes la production moderne et contemporaine « capitaliste » fut pour Richter un grand choc esthétique.

 

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en référence avec le nu descendant l'escalier de Duchamp

 

J'en vient maintenant à ce qui a retenu mon attention et pour lequel je me suis déplacé au Centre Pompidou, l'oeuvre abstraite de Richter pour lequel, une fois que les anecdotes de ses autres tableaux auront fané, restera dans l'histoire de l'art un grand peintre. Devant ces toiles on se dit en admirant la subtilité des couches de peintures, les première réapparaissant par endroit grâce aux grattage méticuleux de l'artiste, la plupart de ces toiles demandent une élaboration de plusieurs mois, que Richter est l'égal de Pollock. Quelques autres toiles abstraites également très réussies appartiennent au courant de l'abstraction lyrique.

 

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Parmi ses autres investigations plastiques, je retiens la série nages qui par des moyens différents de ceux de Rothko conduit le spectateur au même vertige que lorsqu'il est devant une panneau de l'américain.

 

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Gerhard Richter, Seascape-Cloudy, 1969 

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Le Centre Pompidou fait des progrès en ce qui concerne l'accrochage de ses expositions, celui ci est clair et esthétique et mérite parfaitement sont titre de panorama, citons donc le (ou la) commissaire qui se nomme Camille Morineau. Petit plus pour une fois les photos sont autorisées sauf pour les oeuvres provenant de la National Gallery d'Ottawa!       

 

 

 

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Paris, juillet 2012

 

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Les 2 tableaux immédiatement ci-dessus n'étaient pas dans l'exposition      

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Gabriele Parente

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 



Publié dans sculpture

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académie d'homme de Melina Eudoxie Daviau (1874-1961)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 

 

 

 

 

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Deux jeunes inconnus nus peint par un peintre inconnu

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Pause

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Une pause d'une grosse semaine pour se mouiller dans l'Atlantique...

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quelques nouvelles de Brian Kenny et de ses amis

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

Zombie Party, 2009 
SUPERM (Slava Mogutin and Brian Kenny) + Gio Black Peter, Bruce LaBruce, Richie Rennt, and Ryan Pfluger)
Ink and paint on paperboard, 33” x 45.5”

 

Heer Dear Run (2008)
ink on vintage American shooting target paper

 

 

Pour retrouver Brian Kenny sur le blog:  quelques nouvelles de Brian Kenny et de ses amisBrian KennySECRET HEROES par BRIAN KENNYSUPERM, Slava Mogutin, Brian Kenny

 


Publié dans peinture

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Luke Worrall 3

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Pour retrouver Luke Worrall sur le blog:  Luke WorrallLuke Worrall, Luke Worrall  

Publié dans modèles et mannequins

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