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Pause

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Pause de quelques jours en raison d'une escapade romaine.

A bientôt

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Troca 85 (2)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Les souvenirs sont au comptoir d'Angelo Rinaldi

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 


Le héros du roman, Conti se souvient, en passant devant un restaurant chic du Palais-Royal, du diner qui y fut donné, il y a vingt ou vingt quatre ans, pour les quarante ans de son ami et collègue Delozier. De la mémoire de Conti, banquier célibataire, fils de peu, arrivé à une situation enviable par son intelligence, une certaine abnégation et une grande force de travail, vont surgir tout un monde et demi monde, parisiens et provinciaux. Toute une vie défile. Souvenirs de la jeunesse corse de Conti, bien que, comme à son habitude dans ses romans, Rinaldi ne nomme pas son ile natale. Tout le récit s'inscrit dans les alentours immédiats du Palais-Royal, tout du moins pour son présent, mais l'ouvrage n'est qu'une suite de réminiscences qui font voyager le lecteur dans l'espace et surtout dans le temps.

A propos du temps, il me semble que Rinaldi s'emberlificote les pieds dans le tapis. Comme vous avez du le remarquer, si vous êtes un fidèle lecteur de mes billets sur mes lectures, une de mes marottes est de situer précisément dans le temps des romans que leur auteur s'ingénie à ne pas vouloir millésimer, sans quand on en sache bien la raison, comme c'est le cas pour ces souvenirs qui sont au comptoir (un assez mauvais titre, contrairement à ceux des autres romans de Rinaldi). Une hypothèse, j'en conviens un peu facile est de donner au narrateur, la date de naissance de l'auteur, soit pour Angelo Rinaldi 1940 et donc pour son héros Conti. Date qui collerait assez bien avec ce que l'on sait de la biographie de ce personnage de papier qui n'a que peu de souvenirs de son père, un résistant tué par l'occupant aux alentours de 1944 (le père dAngelo Rinaldi serait fils d'un militant communiste mort des suites de la déportation?). Mais des confidences faites à Conti, alors adolescent, par un compagnon de résistance de son géniteur inciterait plutôt à pencher pour le début 1943, ce qui rendrait les souvenirs du fils sur le père apocryphe... Conti a été élevé par une mère veuve de guerre. Une enfance semblable à celle de plusieurs narrateurs des romans précédents de l'auteur. Reste a déterminer qu'elle est le présent du livre, certainement pas aujourd'hui, Conti serait âgé de près de soixante dix ans et serait donc à la retraite, ce qui n'est pas le cas. A la page 83, on apprend que Delozier est l'ainé de deux ans de Conti. Il serait donc né en 1941. Ce qui situe le fameux diner en 1981 et les réminiscences de conti entre 2001 et 2005.

Mais un événement clé, ayant lieu lors du diner, dont la révélation ruinerait l'effet voulu par l'auteur et le plaisir du lecteur, ne peut que se passer au plus tôt qu'en 1984 et plus probablement en 85 ou 86, ce qui fait un « trou » chronologique d'au moins quatre ans...

Ces imperfections chronologiques n'aident pas à s'intéresser aux péripéties du livre et aux biographies des deux personnages principaux, Conti, celui par lequel nous découvrons cette histoire, et son ami Delozier. Leurs motivations existentielles sont aussi floues que la chronologie. Pourquoi ces deux hommes quittent leur travail à la banque pour devenir journaliste dans un hebdomadaire, quelles sont leurs véritables relations... Autant de questions qui restent sans véritables réponses.

Si Rinaldi connait bien cette grande presse hebdomadaire, il a tenu la rubrique littéraire de l'Express durant plus de vingt ans, il ne parvient pas à nous intéresser aux grenouillages qui entourent la vente du journal dans lequel les deux compères travaillent sans doute pour avoir voulu trop masquer ce petit monde qui se révèle assez interlope... Dans ces passages il aurait été bon que les clés soient plus évidentes car par ailleurs, sans affirmer que « Les souvenirs sont au comptoir » soit un roman à clés, il m'a semblé reconnaître sous des noms d'emprunt, Pierre Clémenti, qui aurait fusionné avec Marc Porel, Gaston d'Angelis, le comte de Ricaumont, élevé pour l'occasion au titre de marquis, Claude Mauriac et quelques autres... Mais l'auteur sait comme personnetranscrire les conversations de couloir ou celles que l'on tient avec des amis.

Angelo Rinaldi de livre en livre, à la fois, dilate de plus en plus le temps, et si c'est avec raison qu'à propos de son style on cite Proust, je m'étonne qu'on accole pas à son nom celui de Raymond Roussel autre grand dilateur de temps, et restreint de plus en plus le périmètre dans lequel évoluent ses personnages... Le plaisir de se heurter à des phrases qui prennent leur temps, comme celle-ci: << Victime de l’encaustiquage de l’escalier, non moins périlleux par là que le parquet de l’appartement, d’un danger surmonté jusque là au pas prussien de ses bottes, l’un des brancardiers, dans un vacillement, faillit lâcher l’un des bras du dispositif, le cadavre du coup projeté dans le vide, tel celui du marin décédé à mi-chemin de la traversée et qu’enveloppé d’un linceul on balance par-dessus bord- mais puisque chacun, à terme, replonge dans l’anonymat quelle différence avec l’immensité de la mer ? >>. 

Je ne sais pas si "Les souvenirs sont au comptoir", sera le dernier roman d'Angelo Rinaldi, ce que je ne souhaite pas, tant c'est à chaque fois un bonheur renouvelé de retrouver sa prose méandreuse, mais il flotte sur tout le livre un parfum funèbre, comme celui qui s'échappe de l'encensoir lorsqu'une dernière fois on salut avec cet incongru ustensile un défunt, un parfum si entêtant et débilitant qu'il est difficile d'en lire de nombreuses pages d'affilé. D'autant que cette fois la magie de la réminiscence que sait si bien installer habituellement l'auteur prend que difficilement. Et cela pour plusieurs raison, en premier lieu parce que tous ces personnages sont de tristes sires poussez que par de bas intérêts ou l'argent et le sexe semblent indissociables et qu'il en espèce assez difficile d'entrer en empathie avec ces gens là... Le seul personnage positif est un vieux chroniqueur érudit mais trop caricatural dans la générosité pour que l'on y croit vraiment.

Il reste que Rinaldi est un maitre dans la caricature mais à condition qu'elle soit féroce qu'on se souvienne de son portrait dans La dernière fête de l'empire d'un sénateur de province: <<...vêtu, l'été, d'un pantalon de toile et d'une chemise Lacoste où le liseré de la Légion d'honneur était cousu à mi-distance entre le second bouton et le fameux crocodile. >>.

Comme toujours dans les roman d'Angelo Rinaldi, l'homosexualité y est au centre même si elle paraît n'être que périphérique. Elle est toujours marqué par la mélancolie et souvent par l'impossibilité: << … dans le cadre de l'amour au masculin il y a, en outre, le poids de la société qui donne à une chose, déjà pesante en soi, encore plus d'accablement. Il y a encore plus de difficulté à vivre cet amour singulier du fait de la société mais pas du fait de l'amour.>>. Dans cette déclaration Rinaldi est également fidèle à Proust quiparlait d'une "race sur qui pèse une malédiction et qui doit vivre dans le mensonge ".

La mort rode dans « Les souvenirs sont au comptoir », comme toujours dans les chapitres de Rinaldi; il en parle si bien: << J'ai le souvenir du sourire d'une jeune fille de seize ans rencontrée dans un train de l'adolescence, une fille aux cheveux roux dont le visage se découpait sur une vitre derrière laquelle il y avait un champ de neige. Cette fille disparaîtra avec moi. Le pathétique de la fin d'un homme c'est la disparition avec lui de tant de choses qui le valaient beaucoup plus.

Et puis et puis il y a les cinquante dernières pages, bien sûr j'avais senti dès la fin du premier tiers du livre vers quelle « révélation » voulait nous amener Rinaldi et c'est d'autant plus fort que bien que m'attendant au dénouement j'ai été ému aux larmes par ces dernières pages, à l'écriture beaucoup plus sèche, débarrassée de ses afféteries lors desquelles les deux amis abandonnent les masques du rôle qu'ils s'obligent à tenir à la ville. Angelo Rinaldi, grand critique, donne une mauvaises leçon aux futurs romanciers, celle qu'un dernier chapitre réussi peut sauver un livre raté.

 

Nota: En complément de ce billet, on peut écouter avec profit, en cliquant sur la flèche ci-dessous, cette émission diffusée sur France-inter de la série Chantons sous la nuit d'Arthur Dreyfus

 

 

Angelo Rinaldi 

 

 

 

Pour retrouver Angelo Rinaldi sur le blog: Les souvenirs sont au comptoir d'Angelo RinaldiRésidence des étoiles d'Angelo Rinaldi    

Publié dans livre

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Les chats du cimetière de Yanaka, à Tokyo

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Le cimetière Yanaka Reien est le plus grand cimetière de Tokyo. C'est aussi le premier cimetière a y avoir été organisé. En 1868, suite à la politique de séparation des cultes, les funérailles shinto deviennent plus nombreuses, mais tous les cimetières de la ville appartiennent à des temples boudhistes. Pour inhumer les morts shinti, les autorités confisque une partie du terrain du Tenno-ji (littéralement le temple de l'empereur) et proclame cette zone cimetière public de Tokyo. Cette zone est très bucolique et il n'est pas rare le week-end d'y voir des familles y pique-niquer. En semaine c'est le royaume des chats...

 

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Tokyo, Japon, avril 2010

 

Pour retrouver Tokyo sur le blog: Tokyo, la nuit   Asakusa, Tokyo, Japon   sanctuaire de Yasukuni-jinja,  Le jardin national Shinjuku-Gyoen, Tokyo, Japon,  mon florilège du musée d'art moderne de Tokyo, Japon,  un soir à Shibuya, Tokyo, Japon,  Le bureau de Goebbels à Okaihabara, Tokyo, Japon,  Un joli photographe sur Ginza, Tokyo, Japon,  Contrastes japonais du parc Hama Rikyu à Tokyo,  la jeunesse tokyoite fait les magasins...,  Mandarake à Tokyo,  Takeshita dori, la rue la plus animée de Tokyo,  Tokyo, Shibuya,  street art et garçons à Tokyo,  hommage à Rotella ? à ... Tokyo,  Asakusa, Tokyo, Japon,  Takeshita street, Tokyo, un dimanche après midi d'automne,  Ginza, jour, Tokyo, Japon,  Les fresques de Mark Beard dans le magasin Abercrombie & Fitch à Tokyo,  Minets et minous dans le parc Hibiya de Tokyo,  Les corbeaux du parc Ueno à Tokyo,  Deux amis dans le métro de Tokyo,  Tentative d'épuisement photographique de la Tokyo Tower depuis ma chambre d'hôtel ,  Devenez incollable sur le réseau de transport à Tokyo,  Voyage au Japon,Tokyo de Rémi Maynègre et Sandrine GarciaTokyo, quartier Yanaka, le royaume des chats,  Préservatifs nippons,  Quelques menues suggestions pour un séjour à TokyoLes chats du cimetière de Yanaka, à Tokyo

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MARC SCHULZE

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Marc Schulze from D1

 Marc Schulze from D1

 Marc Schulze from D1

New at @D1Models, Marc Schulze

 

strangeforeignbeauty: 02 Marc Schulze

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié dans modèles et mannequins

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EGERMEIER photos de scouts (3)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Publié dans photographe

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une visite à Beauval

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Beauval, avril 2012

Publié dans animalia

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MA VIE EN ROSE, un film d'Alain Berliner

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 

 


Belgique, 89 mn, 1997

 

Réalisation: Alain Berliner, scénariste: Alain Berliner et Chris Vander Stappen, image: Yves Cape, musique: Zazie

 

avec: Michèle Laroque, Georges du Fresne, Daniel Hanssens, Hélène Vincent, Jean-Philippe Ecoffey, Laurence Bibot, Jean-François Gallotte, Caroline Baehr, Julien Rivière, Marie Bunel, Gregory Diallo, Erik Cazals De Fabel, Cristina Barget, Delphine Cadet, Morgane Bruna

 

Résumé

 

Ma vie en rose” est un film sur la différence. Un garçon, Ludovic, pense être une petite fille. Ce qui est normal pour lui ne l’est pas forcément pour les autres, il y a des choses que l’on fait et d’autres que l’on ne fait pas, même si elles nous semblent naturelles. Ses parents ne savent pas quoi faire, face à sa conviction. Ils réagissent comme ils peuvent, blessés quand le regard de leurs voisins se charge de reproches...

 

 

L'avis critique

 

Ce film parle d’un quartier petit bourgeois qui découvre la différence, la peur de l’autre, l’incompréhension et le rejet, mais il parle aussi de rêve et d’espoir malheureusement sur un sujet aussi original dans le paysage cinématographique il aurait fallu plus de légèreté, tous les personnages adultes sont caricaturaux et lourdement interprétés et ne pas biaiser la réalité par des images oniriques de pacotille sur le même thème Didier Blasco dans son court-métrage, ”Un Sacrifice” a montré beaucoup plus de tact, et que dire de la scène finale, happy end téléphoné qui relativise grandement le courage d’entreprendre un tel film. Georges du Fresne dans le rôle de Ludovic est parfait; on l’a revu en Proust enfant dans le merveilleux ”Temps retrouvé” de Ruiz. On peut penser qu’un garçon légèrement plus âgé aurait donné plus de force au film.

 

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Les réactions auraient été certainement différentes s’il s’ était agi d’une petite fille qui voulait devenir un garçon. Les garçons manqués, c’est beaucoup mieux accepté dans la société. D'ailleurs, on le voit vers la fin avec une fille qui est dans ce cas: sa famille n’est pas du tout affectée. L'emballage moral unanimiste, comme chez Van Dormael auquel on pense beaucoup,  évacue soigneusement toute interrogation concrète sur le devenir réel de Ludovic. Sera-t-il homo planqué, hétéro-folle, gay dans le vent, travesti transsexuel ou ”guéri” ?! Néanmoins La vie en rose est un film qui nous parle, Parce que les regards en coin, les sous-entendus, les moqueries, les incompréhensions, les pleurs, les grimaces, l’incertitude, l’évasion par le rêve, les danses échevelées en chambre close... tout cela beaucoup l’on vécu à un moment donné de leur vie. La réussite du film est de le mettre sans ambages ni caricatures sous le regard du grand public. Et en plus de mettre son jeune héros dans une relation quasiment de couple (en tout cas amoureuse) avec un autre garçon de son age de manière très évidente et très pudique.

 

Georges Du Fresne dans Ma vie en rose


Techniquement pour son premier film, Berliner réussit grâce à une caméra proche des personnages, comme pour ne pas perdre une miette de ce qu’ils vivent à nous faire entrer en empathie avec le jeune garçon.

 

Ma vie en rose, soutenu par une jolie mélodie de Zazie.

Serge Kaganski pose dans les ”Inrockuptibles” une question fondamentale ou dérisoire que l’on pose trop rarement à propos du cinéma en général et du cinéma gay en particulier: << Quelle est la finalité de ce genre de film humaniste bonasse? les gens vraiment cons et homophobe n’iront sans doute jamais voir ce genre de film et le public éclairé qui se présentera au guichet repartira confortablement rassuré dans sa juste vision du droit à la différence.>>.

 

 

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Publié dans cinéma gay

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Genevieve Van der Wielen, St Sebastien 1991

Publié le par lesdiagonalesdutemps

amfortas: Genevieve Van der Wielen; St Sebastien 1991 This is pretty neat on several levels

Publié dans peinture

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Justin Violini

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

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Publié dans photographe

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