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Jack Cowan

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Jack Cowan Fine Art Oil Painting

 

 

Il me semble qu'il est difficile, de voir les toiles de Jack Cowan au premier degré, mais peut être suis-je victime en matière d'art pictural d'un européano-centrisme coupable. Néanmoins il est indéniable que Jack Cowan est représentatif de tout un courant de la peinture américaine, très largement ignoré des européens et même des amateurs d'art américains. Ce courant a détourné l'hyperréalisme américain vers une peinture homo-érotique qui est à la fois assez croquignolesque et au deuxième degré envoutante par son extrême mauvais gout. Peut-on encore parler de kitsch à son sujet? Jack Cowan, je ne sais s'il est encore en vie, car son site ne donne plus de nouvelles depuis 2007, semble avoir été un précurseur de ce courant qui semble maintenant commencer à avoir des émules en Europe. Ses premières expositions remontent au début des années 70. Il a en commun avec de nombreux peintres américains, presque tous plus jeunes que lui, de s'inscrire dans un courant dont on peut créditer Leyendecker d'être l'ancêtre, mais contrairement à ses lointains suiveurs, il n'y avait chez Leyendecker aucune vulgarité et dont les pères putatifs de ce courant ne manquent pas, il est indéniable que Cowan est du nombre. Tous les artistes de cette cohorte étonnamment importante ont pour points communs une indéniable dextérité, et Cowan dans ce domaine n'est pas le plus maladroit et celui de nourrir une curieuse fascination pour l'antiquité, plus inspirée par les péplums hollywoodiens que par les lectures de Sénèque ou de Suétone... On peut aussi remarquer que par les poses des modèles et leur constante inexpression  que ces images s'inscrive dans la droite ligne des fascicules culturistes des années cinquante. La qualité des tableaux de Cowan vient de leurs riches arrière plan, celui du pianiste (l'avant dernier en partant du haut) est un modèle du genre. Par charité chrétienne, et un peu par fainéantise je n'ai pas fait suivre les tableaux de leur titre, sachez tout de même que celui où l'on voit en plan américain quatre hommes nus sur un un fond de mosaique bleuâtre se nome Pompéi. On peu espérer que le titre est un énième degré sinon je rappellerais au peintre que la circoncision n'était pas une pratique romaine, pas plus que le string n'avait de place dans l'élégance du patricien...   

 

Pour voir plus d'oeuvre de Cowan allez à l'adresse suivante: http://www.jackcowanstudios.com/

Publié dans peinture

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Les jardins du Généralife à Grenade

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Le plus grand plaisir que peut offrir l'Andalousie est à mon sens celui de se perdre dans ses jardins. Ci-dessous vous trouverez quelques images, j'espère évocatrices, de ceux du Généralife qui se trouvent dans l'ensemble de l'Alhambra ( la rouge en arabe) de Grenade.

 

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Grenade, Espagne, avril 2011

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Martin Gruca

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Otto Greiner (1869-1916)

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Otto Greiner est né à Leipzig le 16 décembre 1869; peintre et graveur allemand, Il a commencé un apprentissage de lithographe à Leipzig en 1884 où il prend également des leçons de dessin. Entre 1888 et 1891, il a étudié à l'Akademie der Bildenden  à Munich. À l'automne de 1891, il fait son premier voyage en Italie. Il visite Florence et Rome, où il rencontre et se lie d'amitié avec Max Klinger. Cette rencontre et ce voyage seront décisif pour la suite de sa pratique artistique. De 1892 à 1898 il vit à Munich et à Leipzig. En 1898, il s'installe à Rome, où il utilise l'ancien atelier de Klinger. Il resta jusqu'en 1915, il est alors contraint de quitter l'Italie en raison de sa nationalité. 

 

Klinger Max - Portait de Otto Greiner

  Portait de Otto Greiner par Max Klinger

           
Otto Greiner, Skizzenbuch


Le nu a toujours été au centre de son travail. Comme Klinger il considérait que l'incarnation de la beauté dans la nature devrait servir de base pour toute formation artistique. Il a aussi abordé le portrait, des sujets antiques et fantastique, qui sont représentés dans la majorité de ses 112 peintures. On le rattache, ce qui me parait un peu arbitraire, à l'école symboliste.

 

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Publié dans peinture

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Pelayo, éphèbe, martyr et saint

Publié le par lesdiagonalesdutemps




Pelayo est né dans en 911 à Alveos, un petit village d'Espagne proche de Pontevedra, appartenant à l' époque Royaume de León. Il aurait été le neveu de Saint Hermogius. Il est capturé par les musulmans en 920 après la bataille de Valdejunquera. Il est capturé  et amené avec beaucoup d'autres prisonniers chrétiens dans la capitale du califat. Cinq ans plus tard, en 925, on trouve le jeune Pelayo en prison, comme pour d'autres sa rançon, n'a jamais été payée. Dans la version d'une des sources, celle d' Hrotswitha, Pelayo aurait été un prisonnier volontaire et se serait offert en échange de son père, ce qui s'ajouterait des vertus  filiales et à ses actes de bravoure.
 
Deux sources ont inspiré l'histoire de Pelayo (également connu sous le nom Pélage ou Paio). Les deux sont contemporaines de la vie du martyr. La plus ancienne, fondée un témoignage visuel, a été écrit par un moine nommé Reuel, très proche de ces événements. Reuel a écrit un libelle véritable martyrologue qui culmine l'appel pour faire de Pelayo le patron local. Le texte contient une charge indéniable et une condamnation explicite du manque de moralité et  de scrupules des musulmans.
Le second texte essentiel pour connaître le martyre de Pelayo est le poème écrit en 960 par Hrotswitha de Gandersheim, que cette nonne saxonne écrit après avoir visité la capitale du califat de Cordoue.

 Les différences entre les deux textes ne sont pas très importantes. Reuel semble insister sur une attaque généralisée à tous les musulmans, tandis qu' Hrotswitha focalise ses reproches sur la figure du calife, Abderrahmán III, qui est dépeint comme l'homme dépravé, lubrique et un ardent amoureux de beaux jeunes gens. 
La beauté de Pelayo était tellement évidente qu'elle est arrivée aux oreilles du calife de l'Andalousie, Abderrahmán III. Il demande à le voir mais le calife désire qu'auparavant on lui donne les plus beaux vêtements et qu'on l' ornée d'un collier de pierres précieuses.
Dés que le calife voit Pelayo, il succombe à ses charmes et prie Pelayo d'abandonner le Christ et d' accepter de devenir son échanson, un de ses courtisans. Quelle chance a-t-il pense la plupart des membres de l'assistance.  En retour de son reniement de sa génération le calife déclare à Pelayo qu'il obtiendra une vie de luxe et de plaisir, et que ses parents chrétiens en captivité seront libéré. Le calife s'approche du garçon, entoure de son bras  l'épaule de Pelayo, et tente de l'embrasser. Pelayo se dégage. Le calife tente à nouveau de s'approcher de lui et cette fois Pelayo le frappe et lui fait le nez. Le garçon crie au calife: << Comment pouvez vous penser que je suis un des vôtres, un efféminés! >>. Pelayo déchire ses vêtements et se met nu face au calife. Ce dernier devient furieux et ordonne d'ôter le garçon de sa vue. Il condamne le garçon à mort, mais désire que cette mort soit particulièrement atroce et demande à des tortionnaires qu'il démembre Pelayo avec de grandes pinces de fer. Il aurait été torturé six heures.  Les morceaux de son corps sont jetés dans la rivière, tandis que sa tête est brulé sur un bûcher.
L'échanson, est un personnage récurrent dans la littérature érotique andalouse. C'est traditionnellement un jeune homme imberbe qui verse le vin à son maitre, le vin est souvent une métaphore du sang qui irrigue le coeur des amants. Dans cette tradition littéraire, il y a beaucoup d'histoires de personnages importants qui se servent de jeunes esclaves pour leur demander des faveurs sexuelles. Un cas célèbre est raconté par Ibn hazm de la cour de Cordoue dans son livre "Le collier de la Paloma", sur l'amour que le vizir Ibn al - Asfar a ressenti la première fois qu'il voit le jeunes  Ayib et comment il fréquente régulièrement la mosquée où le garçon vient prier. Excédé par le harcèlement constant du ministre, le garçon donne un coup de poing au ministre. Au lieu de se mettre en colère, Ibn al - Asfar a été heureux de recevoir ce coup de son humiliation il en fut conforté dans l'idée de persévérer dans sa tentative d'obtenir  l'objet de son désir ; Ce qui aujourd'hui serait défini comme un amour masochistes...


L'attitude du calife rappelle celle d'Ibn al - Asfar. Tout comme lui, Initialement il veut ignorer le rejet de Pelayo, le souverain tente de le toucher encore une fois. Le garçon lui crie  << Comment pouvez vous penser que je suis un des vôtres, un efféminés! >>.  Dans le contexte de l'époque, le terme effeminatus désigne l'homme qui est avec des hommes comme si il était une femme. La réplique du garçon met l'accent sur les intentions du calife. Son geste de déchirer ses atours, exposant ainsi son corps nu "comme un athlète dans l'arène", selon les termes d'un chroniqueur arabe, est une façon de faire comprendre au calife qu'il ne le possédera jamais.

On peut voir aussi que dans le fait que Pelayo déchire ses vêtements chers et qui ont été décorée, son désir de répudier l' « efféminement ». Dans un autre contexte, son geste aurait une toute autre signification, celle d' un amant enthousiaste qui veut s'offrir le plus vite possible à celui qui le désire, alors que là c'est une  mascarade contre le calife.Pelayo déchirer leurs vêtements, , pour montrer ce que ne pourra au contraire jamais avoir le calife. 

Pour le calife, Pelayo rejette un amour réel pour une relation avec un être imaginaire, le dieu des chrétiens. Pour Pelayo en revanche, c'est renoncer à un amour imparfait, celui qu'offre le souverain, pour trouver un amour éternel. Pelayo ne rejette pas l'amour entre les hommes en soi, mais qui le  choix de son amour du Christ sera toujours supérieur à celui d'un amant réel.
Dans sa chronique Reuel met l'accent  sur la voix  de Pelayo agonisant ce qui n'est pas commun dans la martyrologie chrétienne, ainsi que sur sa beauté qui est pour Reuel le signe visible que le garçon a été choisi pour servir le Christ. Il écrit que lui, qui a refusé la Couronne d'un tyran, obtient la Couronne éternelle des mains de Jésus. Et son esprit s'envole dans le ciel, comme transporté par les ailes d'aigle (Pelayo nouveau Ganymède?), tandis que son corps est jeté dans les eaux de la rivière. 

 

Vers 967 les reliques de Pelayo atteignent León grâce à l'intervention du roi Sancho, qui a signé la paix avec Cordoue. Elles sont enterrées dans un monastère de León. En 985, à cause des incursions vers le nord des maures commandés par Al-Mansur, les reliques de Pelayo sont transférées à Oviedo, afin de les protéger avec les corps des rois Chrétiens.Le texte  dédié au martyr de Cordoue était déjà rédigé avant ce déménagement. L'introduction d'un saint dans le calendrier est essentielle pour sa notoriété.  L'Église catholique célèbre son martyrologe le 26 juin. Habituellement, les saints sont populaires parce qu'ils répondent à des besoins institutionnels d'un moment. C'est le cas de Pelayo dont l'introduction du culte coincide avec le désir de reconquête par les chrétiens des terres détenues par les mahomètants. Durant cette période le culte a Pelayo était une marque de patriotisme dans la péninsule ibérique, les rois chrétiens au nord de celle-ci ont rapidement eu consciences de cela.
En souvenir de lui, saint Bernard écrivit dans son traité sur les mœurs et le ministère des évêques: «La chasteté, aussi belle qu'elle soit, n'a pas de valeur ni de mérite sans la charité. La pureté sans l'amour est comme une lampe sans huile; mais la sagesse dit: Qu'elle est belle la sagesse unie à l'amour! A cet amour dont nous parle l'Apôtre, qui provient d'un cœur pur, d'une conscience droite et d'une foi sincère». 

Bien entendu, la fonction politique n'est pas la seule raison pour la survie de ce culte. La virginité et la pureté dont les biographes créditent Pelayo peut-être une invitation claire à ce qu'elles deviennent rapidement des modèles à suivre au cours du XIe siècle dans le Royaume de León et en Galice. Ainsi il  a été adopté comme saint patron par des communautés religieuses de  femmes. Une vieille chanson populaire léonais fait allusion à Pelayo avec l'image d'une fleur de rosée.

San Pelayo, mártir

Avec son martyre Pelayo est passé d'éphèbe nu à Saint militant pour les chrétiens. Pelayo sera bientôt dépeint dans ce haut moyen âge comme modèle dans le combat, comme un guerrier. Dans le même temps, on peut voir cette transformation de l'éphèbe en capitaine victorieux comme une curieuse sublimation du désir homo-érotiques. Bientôt si Pelayo continue d'être honoré c'est bientôt comme un militaire modèle. Un capitaine fort a remplacé le corps du garçon impuissant.



Les images les plus intéressantes du culte  de Pelayo sont celles du début de sa reconnaissance avec  un moment fort de la fin XI ème siècle à la première moitié du XII ème. Elles se trouvent principalement gardées dans le Musée de León et dans la collégiale de San Isidoro. Pelayo y est représenté comme un beau jeune homme, aux longs cheveux soyeux, sa tête entourée d'un Halo. Tous ces stéréotypes ne désigneraient pas Pelayo si pour  preuve de son identité on ne voyait pas un collier de pierres précieuses qui pare son cou, curieusement celui que lui a offert le calife Abderrahman dans la narration de Reuel. De cette façon, le collier, qui en réalité fait partie de la tentation Pelayo, est présenté ici même comme emblème du martyre dans l'iconographie chrétienne locale.

Par ailleurs la figure de Pelayo a été instrumentalisée dans la chrétienté pour fustiger l'homosexualité. A ce propos il est amusant de noter qu'il y a une rue Pelayo (mais ce n'est peut être pas le même) à Chueca quartier gay de Madrid!

Toujours dans les curiosités le nom de Pelayo était le nom donné à l'organisation de la jeunesse des requêtes, les carlistes (favorable à Franco durant la guerre d'Espagne). 

Publié dans adolescent

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Youssef Nabil

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Rosy de Palma

John Walters

Autorretrato
Omar Sharif.
Salim Kechiouche

 

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JOSEF MICHEL.

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Garret Pall, 
Kyle Lebedoer, 
Eli Floyd, 

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One, une revue homosexuelle américaine des années 50

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C'est en 1953 qu'apparait aux Etats-Unis une revue explicitement pour les homosexuels, "ONEThe homosexual viewpoint", publication pionnière pour son contenu gay et lesbien. Elle n'était distribuée que par la poste sous pli fermé et discret. On peut un peu la comparer à la revue française Arcadie contemporaine de One pour son contenu, des articles à teneur historique, culturelle ainsi que des poèmes. Il y avait également des articles qui dénonçaient les thérapie qui prétendaient guérir de l'homosexualité.

 






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Les rêveurs

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EGOR CHERNOV

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