Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

certaines affections sont faites pour durer plus longtemps que nous

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Je suis bien certain que certaines affections sont faites pour durer plus longtemps que nous et que lorsqu'elles atteignent une certaine ampleur, une certaine fidélité, un certain secret, elles vont s'épanouir pour toujours en frondaisons et ramures auxquelles nous ne pouvons donner que le départ.

 

Nicolas Bouvier, lettre à Thierry Vernet du 20/9/1955

Publié dans citations

Partager cet article

Repost 0

NICHOLAS HARMER

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 






























 

Publié dans photographe

Partager cet article

Repost 0

L' appel du 17 juin d'André Costa

Publié le par lesdiagonalesdutemps

appeldu17juin.jpg

 

L'appel du 17 juin d'André Costa est une uchronie comme son titre le laisse envisager et encore plus la couverture représente la une (imaginaire) du journal "L'écho d'Alger" du 22 juin 1940 titrant la France continue la guerre, avec en dessous l'appel du maréchal Pétain et de Gaulle  passant les troupes en revue!. Le roman explore une autre réalité historique durant la bataille de France contre l'Allemagne en juin 1940 si la république française n' avait pas accepté les closes de l'armistice drastiques imposées par les nazis. Qui dit uchronie dit point de divergence; ici, il se situe le 16 juin lorsque le général de Gaulle parvient à convaincre le maréchal Pétain de continuer les hostilités à partir d'Alger en s'adossant à l'empire. Le maréchal lance, le 17 juin, un appel à la résistance sur le territoire français de la métropole occupé. Ce qui change le cours de l'histoire. Une partie importante de l'armée française, hommes et matériel parviennent à s'embarquer dans les ports du sud de pays et rejoignent l'Afrique du nord dans la perspective de continuer le combat.

Les uchronies ne sont jamais neutres politiquement. Avec l'Appel du 17 juin, on a, à faire curieusement à une uchronie à la fois gaulliste et pétainiste puisque André Costa imagine que les deux militaires s'unissent pour diriger le gouvernement en exile de la république. Les deux figures historiques sont magnifiées en particulier celle de Pétain qui apparaît dans le livre de Costa déterminé et habile. "L'appel du 17 juin" qui est surtout une uchronie militaire, est une réhabilitation  de l'armée française de l'an 40 allant à l'encontre de l'idée largement partagée que militairement en 1940 la France était complètement dépassée. 

Si « L'appel du 17 juin » n'est pas exempt de défaut, ce n'est pas l'incompétence historique de son auteur qui semble tout savoir de l'époque dans laquelle il a ancré son roman. Il fait notamment preuve d'une grande érudition en ce qui concerne la stratégie militaire et les coulisses de la politique. Sur ce dernier point sa description des affres des membres d'une cellule parisienne du Parti Communiste après le pacte germano-soviétique le prouve. Costa fait reparaitre l'humanité sous la botte allemande. Dans la réalité si les démarches furent entreprises pour la reparution du journal, elles n'aboutirent pas.

Les descriptions des batailles navales sont remarquables; on croirait lire du Paul Chack, ce qui n'est pas un mince compliment dans le domaine. L'acmée de l'ouvrage est la bataille navale qui oppose la flotte franco-anglaise sous les ordres de l'amiral Darlan et la flotte italienne.  

La réussite d'une uchronie dépend en grande partie de la crédibilité de son point de divergence. Dans le cas présent ce point de divergence découle de la décision d'un homme, le maréchal Pétain. Celui d'André Costa est assez éloigné de ce que l'on connait du Pétain de 1940. Il était d'une part considérablement amorti, particulièrement influençable comme dans le livre de Costa, certes mais si dans notre Histoire il s'est fait influencé par Pierre Laval et non par le général de Gaulle c'est que Pétain avait un indéniable tropisme fasciste, où plus présent salazariste qu'il avait contracté lors de son ambassade auprès du général Franco, sans oublier sa détestation du Front Populaire. Costa idéalise Pétain et sous estime le talent de Pierre Laval avec lequel Pétain avait en outre le point commun d'avoir été traumatisés par la Grande Guerre ce qui les conduisit à un pacifisme allant jusqu'à l' aveuglement.

Si elle est souvent alerte, dans les prémices des descriptions de batailles, l'écriture de Costa, encombrée de considérations techniques et numériques, sent parfois son rapport militaire. Si l'auteur est incontestablement doué pour faire parler et vivre les grandes figures historiques que sont de Gaulle, Pétain ou Churchill, il est beaucoup moins à l'aise en ce qui concerne des personnages de pure invention. Son mariage de l'uchronie et le roman historique feuilletonnesque n'est pas une réussite. Pour plusieurs raison, tout d'abord les créatures inventées par l'auteur ont une présence, surtout au début de son récit, trop sporadique. Ils sont aussi trop caricaturaux, on ne parvient pas à discerner si le romanciers les a voulu emblématiques ou au contraire exceptionnels. Ce qui empêche le lecteur de rentrer en empathie avec eux. Les dialogues entre certains protagoniste donnent parfois des choses assez curieuses comme cette profession de foi d'un lieutenant de la SS à de ses homologues français qu'il vient de vaincre, on se croirait dans certains Signe de Piste de la grande époque: << Notre force sera notre droit. Notre droit a ressuscité l'empire européen de Charlemagne où ni les juifs, ni les slaves, ni les arabes, ni les noirs n'auront droit de cité, non pas en raison d'une infériorité congénitale mais beaucoup plus simplement parce que notre culture et nos traditions ne sont pas les leurs!>>. A moins que l'on soit projeté dans le rêve de certains électeurs du Front National. André Costa en réécrivant le passé ne manquait pas de prémonitions... Je rappelle que l'appel du 17 juin a été écrit en 1980. Plus loin le romancier fait dire à de Gaulle: << Pour que les français retrouvent le goût de la lutte et donc de la vie, l'ombre de la mort doit planer sur eux.>>. Je ne suis pas assez expert en gaullisme pour savoir si cette phrase a été réellement prononcée par le général mais elle me paraît à la fois bien vue et parfaitement gaullienne. A ce propos, si la narration de Costa est parfois un peu sèche, il parvient dès que le général de Gaulle dont il a réussi à faire un formidable personnage de roman, entre en scène à lui donner toutes les couleurs d'une savoureuse épopée. On s'aperçoit vite à la lecture que l'on ne prendra pas l'auteur en défaut en ce qui concerne ses connaissances historiques. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir un regard bien particulier sur l'histoire, par exemple il héroïse les figures militaires comme le de Lattre, Leclerc et ce qui est plus surprenant l'amiral Darlan! Plus étonnant encore il transforme Darnand en héros sans reproche et en un tueur de nazis qui paraît sortir tout droit de l'Inglorious basterds de Tarentino! Bien des figures historiques de premier plan ou non apparaissent dans le livre. Passe George Mandel, Jean Fontenoy récemment tiré de l'oubli par deux romans, « Fontenoy ne reviendra plus » et « Trois coupes de champagne » d'Yves Pourcher.

Je ne sais qui est cet André Costa dont c'est le premier livre que je lis. Est-ce le même dont je lisais jadis les papiers dans l'Auto journal; des signes vont dans le sens de cette hypothèse entre autres un certain appesantissement sur la mécanique des engins militaires. En 1980, lorsque Costa écrit son livre, il ne devait déjà pas être un poulet de l'année, espérons qu'il soit toujours parmi nous; bien des pages sentent le vécu en particulier celles, trop rares, qui se rapportent au quotidien durant la guerre. On peut penser que le jeune clampin nommé Bernard Vallon pourrait être André Costa ou tout du moins sa projection idéalisée dans cette histoire alternative.

A la lecture on sent bien quelle jubilation a eu André Costa à dézinguer du nazi et à gagner la guerre tout seul à sa table de travail. Parfois devant la presque invincibilité des alliés je me suis souvenu de certains de petits formats de bande-dessinée qui faisaient les délices de mes dix ans tel « Battler Britton » dans lequel on aplatissait du nazi avec allégresse.

Espérons que ce livre dont le suspense est haletant malgré les scories dénoncées auparavant, jusqu'à la dernière page sera bientôt réédité (en gardant la couverture de la première édition, voir le début de l'article). Pour ma part je l'ai déniché sur un site de vente de livres d'occasion par correspondance sur la toile pour quelques kopecks...

On peut penser que Costa a écrit l'Histoire telle qu'il aurait aimé qu'elle fut. Ce qui explique que cette geste un peu trop belle qui se termine sur un coup de théâtre, soit écrite avec autant d'allégresse.      

Publié dans livre

Partager cet article

Repost 0

Josh Stanley

Publié le par lesdiagonalesdutemps

[Josh Stanley-034[2].png]

 

[Josh Stanley-030[2].png]

 

[Josh Stanley-037[2].png]

 

[Josh Stanley-039[2].png]

 

[Josh Stanley-033[2].png]

 

[Josh Stanley-031[2].png]

 

[Josh Stanley-035[2].png]

 

[Josh Stanley-038[2].png]

 

[Josh Stanley-032[2].png]

Publié dans modèles et mannequins

Partager cet article

Repost 0

Bruce Weber

Publié le par lesdiagonalesdutemps


Bruce Weber est né à Greensburg en Pennsylvanie aux Etats-unis. Après avoir étudié la photographie à l'université de Princeton, Bruce Weber s'installe à New York et poursuit ses études à la New School for Social Research puis à l'université de New York.

A la fin des années 1970, ses premières photos de mode sont publiées dans le magazine CQ, dont il fait plusieurs fois la couverture. Il est alors considéré comme le pionnier de la photographie de mode masculine et attire l'attention du grand public, notamment avec la campagne qu'il crée pour Calvin Klein.

Les photos de Bruce Weber, en noir et blanc, ont à plusieurs reprises été rassemblées dans des ouvrages, comme 'A House is Not a Home' ou 'The Real World'.

Vers la fin des années 1980, il se tourne vers le cinéma : 'Broken Nose' est un film expérimental dans lequel il filme de jeunes garçons dont les parents sont en prison. 'Let' s Get Lost', quant à lui, est un documentaire sur Chet Baker, l'un des derniers grands du jazz. Le documentaire est nominé pour l'oscar du Meilleur documentaire en 1988.

Passionné par le documentaire et les personnalités fortes, Bruce Weber a par la suite réalisé 'Chop Suey' en 2001, sur le lutteur Peter Johnson qu'il a photographié pendant quatre ans puis en 2008 'Nice Girl' s don' t Stay for Breakfast', sur Robert Mitchum.





Bruce Weber in bed




Stephan Bolz pour le Vogue allemand









Sasha Mitchell, 1985




Ric Arango, 1990




Paul Wadina




Nick, Adirondack Park, New York 2001




Karch "Special K" Kirally




Justin Sampson, pour le vogue allemand




How to read (2010)









Bear Pond




Bear Pond




Bear Pond




Bear Pond




Bear Pond




Bear Pond




Publié dans photographe

Partager cet article

Repost 0

Mon humeur, souvent nostalgique

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Mon humeur, souvent nostalgique, le fut plus encore lorsque je lus cette phrase dans le merveilleux L’Art de la fugue de Stephen McCauley dont je vous incite à dévorer tous les livres (éditions 10/18) : « Je compris que personne ne verrait jamais le jeune homme que j’avais été et que si je me séparais d’Arthur je perdrais irrémédiablement cette partie de moi. » Une phrase que l’on devrait méditer avant toute rupture...

Ma première colère est plutôt un ébahissement devant la manière dont la docte critique a expédié le film 300 – qui draine les foules  en quelques lignes méprisantes. Il faut dire qu'elle est fort occupée à gloser sur le dernier film de Jacques Rivette que personne n'ira voir ! Il s'agit tout de même d'un film clairement fasciste (ne pas voir sous mes doigts une injure mais seulement un qualificatif, comme marxiste par exemple) qui fait l'apologie de l'eugénisme. Les spartiates ne sont-ils pas trahis par le seul être contrefait qui n'ait pas été éliminé à la naissance ? Sous-entendu : massacrons tous les mal foutus et il ne restera que les cœurs purs.

Eugénisme qu’il serait inconscient de diaboliser. Je rappelle que la loi Veil, en son temps (1975), fut traitée par certains de loi eugéniste et que l’échographie prénatale obligatoire n’est pas autre chose qu’une mesure eugéniste qui évite bien des souffrances, même si elle peut déboucher sur une terrible interrogation comme le soulignait récemment toute une page du Monde titrée : « Le faire naître ou pas ? »

Le parallèle entre les spartiates, ultime rempart de l'Occident contre les barbares dirigés par les Perses (les Iraniens d'alors, mais je trouve cette grande follasse de Xéres beaucoup plus sympathique que les mollahs barbus) et les Américains se battant en Iraq est transparent…

 

    

 

Il se trouve que le film de Jacques Rivette et 300 sont deux films historiques… Ou plutôt Ne touchez pas la hache est un film en costumes – ce qui n’est pas la même chose ; alors que 300accepte néanmoins de se coltiner avec l’histoire, certes mythique, Ne touchez pas la hache l’évite consciencieusement. Par exemple, dans le roman de Balzac dont il est tiré, il y a en filigrane de la relation amoureuse la place des demi-soldes dans la France de la Restauration, en fait l’éternelle question du soldat au retour de guerre et sa place dans la société. Le cinéma a très bien traité ce sujet dans Né un 4 juillet, La Mémoire de nos père ou encore Maria’s Lover... Cet évitement fait de Ne touchez pas la hache un film dénué de tout intérêt : l’intrigue sentimentale, sortie de son contexte, perdant quasiment toute pertinence. Ce qui n’est pas le cas de 300 qui assume l’idéologie spartiate mais quand je lis dans MadMovies que « 300 est une ode à la liberté », je constate encore une fois l’aberration de considérer le cinéma comme une sorte de bulle étanche au monde, à la politique et paradoxalement à l’Histoire. Il me parait indispensable d’injecter un peu d’épaisseur historique dans la critique cinématographique qui ne devrait jamais être en apesanteur sociétale. Je rappelle que Sparte a été une des grandes références de l’extrême droite au XXe siècle, et ceci particulièrement en France. Pour preuve un des livres fondateurs de cette tendance après la dernière guerre : Sparte et les sudistes de Maurice Bardèche (Les sept couleurs ed., un bouquin facilement trouvable en flânant le long des quais parisiens où vous remarquerez que moult bouquinistes, ceux qui n’ont pas été remplacé par des marchands illettrés de bimbeloteries, ne semblent pas particulièrement gauchistes) par ailleurs beau-frère de Robert Brasillach et excellent spécialiste de Balzac et de Flaubert mais surtout directeur de la publication Défense de l’Occident. Un titre qui est tout le message délivré par le film. Une posture prise par l’Amérique bien avant celle de Bush junior, posture prise aussi par bien des pays avant elle, de la France de la troisième république à l’Allemagne nazie en passant par le Saint Empire Germanique, et déjà par l’Amérique elle-même, dans les débuts de la guerre du Vietnam. Je n’ignore pas que la BD de Frank Miller, à l’origine du film, fut éditée en 1998 donc largement antérieure à la deuxième guerre d’Irak, mais son adaptation cinématographique d’aujourd’hui ne peut pas être dénuée d’arrière-pensées. Et heureusement, cela démontre que le cinéma est un art vivant en prise avec les interrogations et les angoisses de notre époque. Par ailleurs, je suis certain que ce film à fort relent d’eugénisme ne doit pas plaire beaucoup au principal soutien de Bush fils : la droite religieuse évangéliste qui a kidnappé la révolution conservatrice américaine et qui veut interdire l’avortement.

Ce que je reproche au film, ce n’est pas tant l’idéologie qu’il véhicule mais la lourdeur de son exposé. Certains films qui ont défendu et illustré les politiques de régimes totalitaires sont de grands films. Il n’est besoin que de citer pour le communisme soviétique l’Enfance d’IvanLe Cuirassé PotemkineLa Jeune garde ; pour le nazisme Le Jeune hitlérien Quex et les film de Leni Riefenstahl ; pour l’Italie mussolinienne Scipion l’Africain... Mais ce n’est pas le cas de 300,même s’il y a un souci plastique indéniable qui doit beaucoup à la peinture de l’Histoire du début du XXIe siècle, ce qui n’est pas surprenant vue son origine. Il faut tout de même ajouter que propagande et art font rarement bon ménage au cinéma, comme ailleurs.

Je trouve en plus que le film est assez faux-cul. Comme cette réplique glissée dans le dialogue qui fustige les Athéniens amateurs de garçons alors que tout le film est clairement homo-érotique, là encore il me parait un peu naïf de n’y voir qu’une inadvertance... Mais il est indéniable que 300 procure une sorte de catharsis : mais là encore est-ce un hasard ? C’est aussi une explication de la fascination que provoquaient les discours d’Hitler sur le peuple allemand, même s’il est ridicule de qualifier ce film de nazi.

Au risque de passer pour un béotien, pour le peu que j’en connaisse, l’œuvre de Frank Miller me parait bien surévaluée. J'avais déjà trouvé Sin City particulièrement bête et répétitif mais 300 me confirme que Miller n'a pas inventé le pinceau. La scène où le méchant se fait poignarder et que les pièces d'or à l'effigie de l'ennemi, salaire de sa trahison, tombent à terre vaut son pesant de finesse scénaristique...

Quant aux dialogues, je préfère ceux du Jules César de Mankiewicz qu’on pourrait sans scandale traiter de césariste. À ce propos, il me semble que la télévision traite mieux l’antiquité que le cinéma, voir le Rome de HBO et la prochaine réédition de ce chef-d’œuvre de la BBC qu’est Moi Claude empereur d’après le merveilleux roman de Robert Graves (3 tomes chez Gallimard).

Pour en revenir à un aspect graphique, je n’ai jamais vu un effet numérique aussi moche que ce pauvre loup que j’ai tout d’abord pris pour une hyène totalement ratée.

Il faut bien avouer que l’on ne va pas toujours au cinéma que par passion cinéphilique. On peut y trouver parfois un plaisir des sens plus trivial, et pas toujours dans les chefs-d’œuvre. Si comme vous l’avez compris je suis quelque peu réservé sur la valeur de 300 (pour avoir un avis bien différent je vous conseille un petit tour chez l’ami Mérovingien, grand amateur de cinéma et... de muscles mâles), en revanche pour le matage c’est parfait, pectoraux et tablettes de chocolat de rêve… et les petits slips en cuir ne sont pas mal non plus. Je retiens particulièrement le fils du capitaine. En plus, le film ne semble attirer que des mecs. Dans le cinéma des Champs où je l’ai vu, j'étais cerné par les choupinets !!! Un peu de vocabulaire : « Choupinet » est un terme largement utilisé dans la pédéblogosphère qui définit un garçon consommable dont il est prudent et élégant de ne pas énoncer les âges limites définissant l’espèce, d’une part pour ne pas avoir d’ennuis avec les autorités pour la limite basse et d’autre part, en ce qui concerne la limite haute, pour ne pas vexer de nombreuses créatures qui s’imaginent encore désirables alors qu’elles ont largement atteint la date de péremption dans leur catégorie.

Or donc, pour changer des musculeux spartiates, je suis allez découvrir L'Éveil de Maximo Oliveros dont vous pouvez lire sur le site tout le bien que j’en pense. Une fois la lumière revenue dans la salle, l’éternelle minuscule salle du MK2 Beaubourg où sont relégués le peu de films gays qui sortent sur nos écrans parisiens, je me suis aperçu que la poignée de spectateurs qui se dirigeaient avec célérité vers la sortie semblait composée de vétérans des trottoirs de Manille qui réussissaient à avoir la mine à la fois butée et chafouine... Puis ensuite, j’ai jeté mon dévolu surHellphone, dans un cinéma presque vide, au départ donc surtout pour me repaître de beautés adolescentes, déjà sur ce plan-là je n'ai pas été déçu : Vladimir Consigny, ouuuuiiiiii, avec son immanquable strip-tease intégral, vu que de dos malheureusement.

 

Mais surtout je suis tombé sur une petite merveille de cinéma barge, un Atomik Circus sexy, bien filmé et superbement cadré : la scène des catacombes, le bureau du directeur... avec plein de petites trouvailles à chaque scène dans les coins du cadre (encore un DVD à acheter pour faire des arrêts sur image), des répliques qui ne sont pas loin de celles d'Audiard sénior. Le seul reproche que l’on peut faire à ce film c'est que cela va trop vite, que les gags n'ont pas le temps de s'installer et qu'un bon mot chasse le précédent trop rapidement. Un comble pour le cinéma français : un film qui a trop d'invention ! Si on aime les belles voitures et les clins d'œil au cinéma, on n'est pas malheureux non plus en sortant. Le film français le plus réjouissant depuis longtemps.

On peut penser que James Huth, qui nous avait déjà réjoui avec Sérial Lover, n’est pas insensible à la beauté adolescente pas plus qu’à celle des femmes mûres, ce n’est pas moi qui lui jetterait la pierre devant l’éclectisme de ses goûts sachant comme je le dis souvent que même à voile et à vapeur on tombe en panne souvent et qu’il faut toujours ramer.

En ces temps d’élections, il est bien difficile d’échapper à la chose, même pour quelqu’un comme moi qui ne se passionne pas pour cette compétition provinciale qui tient tout de même plus de la désignation de l’édile de Saint-Gondulphe-sur-Divette que du choix d’un futur maître du monde. Néanmoins mon ami, peut-être avec l’intention de réveiller une vieille passion politique, m’a incité à aller voir un site où il est possible de mesurer sa proximité culturelle avec le futur impétrant, à l’heure où je pianote, encore putatif, de la République. Je conseillerais toutefois ce divertissement, seulement les élections passées, sous peine, chers lecteurs, d’être soupçonné de vous inciter à l’abstention et même à l’émigration devant l’inanité du choix proposé découlant des discours, communiqués, déclarations et autres interviews des prétendants sur leurs livres, films et revues préférées lorsque vous considérerez le piteux viatique culturel de notre futur prince qui, malheureusement, ne peut sortir que de cette peu reluisante brochette. Ce triste constat me fait revenir à ma première hargne. Comment en vouloir à nos piteux critiques de cinéma devant la minceur de leur bagage alors que ceux qui aspirent à nous gouverner ont de si pauvres références ? Conseillons à tous la devise de Kant : « Oser le savoir. »

Demain sera un autre jour et les ornithorynques seront toujours aussi facétieux...


Partager cet article

Repost 0

beautés asiatiques

Publié le par lesdiagonalesdutemps


MODEL: HENG
MODEL: HENG




Publié dans adolescent

Partager cet article

Repost 0

La question dont on ne veut pas connaitre la réponse

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Sur multiple gazettes on voit fleurir cette question, suite aux catastrophes japonaises: Où les japonais puisent-ils leur force? sans jamais voir la réponse qui est pourtant évidente pour tous ceux qui mettent le pied sur l'archipel en ouvrant les yeux: l'homogénéité ethnique de la population du Japon.

Publié dans métapolitique

Partager cet article

Repost 0

Lee Chi Hoon

Publié le par lesdiagonalesdutemps





Lee Chi Hoon, Séoul, Corée, 18 ans, 1.80 m, 57 kilos...

Publié dans modèles et mannequins

Partager cet article

Repost 0

Josh Dagnall

Publié le par lesdiagonalesdutemps

[Josh+Dagnall-001.jpg]

 

[Josh+Dagnall-008.JPG]

 

[Josh+Dagnall-009.JPG]

 

[Josh+Dagnall-010.JPG]

 

[Josh+Dagnall-002.jpg]

 

[Josh+Dagnall-003.JPG]

 

[Josh+Dagnall-005.jpg]

 

Josh-Dagnall-038-2-.jpg

 

Josh-Dagnall-040-2-.jpg

 

Josh-Dagnall-041-2-.jpg

 

Josh-Dagnall-042-2-.jpg

 

Josh-Dagnall-043-2-.jpg

 

Josh-Dagnall-044-2-.jpg

Publié dans modèles et mannequins

Partager cet article

Repost 0

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 > >>