Lalaland un film de Damien Chazelle

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Lalaland un film de Damien Chazelle

Il est fort à parier que Lalaland est une contrée dans laquelle les jeunes mocassins gambilleront plus que les vieux souliers qui auraient beaucoup voyagé au pays de la comédie musicale, tant chaque scène est prévisible et est un pastiche, très réussi, d'un fleuron du genre. Les habitués de la chose reconnaitront sans peine des décalques transposés, parfois supérieur à l'original, d'"Un américain à Paris", de "Chantons sous la pluie", "Tous en scène" des "Demoiselles de Rochefort" et même de "Dancer in the dark" sans parler des réminiscences d'une "Etoile est née" ou par le décor du planétarium de l'observatoire Griffith de "La fureur de vivre" que Lalaland ne manquera pas de faire affleurer à la mémoire des cinéphiles.

Il est fort à parier que Lalaland est une contrée dans laquelle les jeunes mocassins gambilleront plus que les vieux souliers qui auraient beaucoup voyagé au pays de la comédie musicale, tant chaque scène est prévisible et est un pastiche, très réussi, d'un fleuron du genre. Les habitués de la chose reconnaitront sans peine des décalques transposés, parfois supérieur à l'original, d'"Un américain à Paris", de "Chantons sous la pluie", "Tous en scène" des "Demoiselles de Rochefort" et même de "Dancer in the dark" sans parler des réminiscences d'une "Etoile est née" ou par le décor du planétarium de l'observatoire Griffith de "La fureur de vivre" que Lalaland ne manquera pas de faire affleurer à la mémoire des cinéphiles.

Le film raconte une histoire extrêmement banale en Californie mais aussi en cela très réaliste. Un jeune homme (Ryan Gosling) et une jeune femme (Emma Stone) ont quitté leur état d'origine pour tenter de réussir à Los Angeles dans le monde du spectacle. Elle comme comédienne, lui comme pianiste de jazz.

Lalaland me semble parfaitement correspondre au type de films dont parlait récemment l'excellent Ludovic Maubreuil* dans son interview à la non moins excellente revue "Elément": << Les qualités technique d'un certain cinéma contemporain sont indéniables. Pas de faute de raccords ni de jeu d'acteur hésitant, des figures de style élégantes, un mixage équilibré entre le son et l'image, tout semble calibrer pour susciter le confort visuel. Cette esthétique qui réunit tous les outils de sidération, sans souci d'organisation harmonique ou d'expression d'un point de vue, n'a d'autre objectif que d'amadouer le spectateur pour mieux le tenir en joue.>>.

Soyons juste "Lalaland" n'est pas toujours aussi lisse du moins dans son début et à sa fin. Damien Chazelle a suivi mes conseils (je suis sûr qu'il lit le blog, comment pourrait-il en être autrement?). Il a soigné l'incipit de "Lalaland" un extraordinaire plan séquence où une myriade de comédiens  sortent de leur voiture pris dans un des embouteillages si fréquent sur les freeway de la cité des anges, pour entonner une chanson qui vous donne l'envie de bondir de votre siège. Cinématographiquement je n'avais pas vu un plan-séquence aussi virtuose depuis celui des "Herbes folles" d'Alain Resnais...

Les dernières dix minutes, brillante relecture d'une des scènes emblématiques d'"Un américain à Paris" sont la seule surprise scénaristique du film, malheureusement dans leur esprit et leur contexte elles ressemble beaucoup à celles de "Society" de woody Allen.

Les acteurs sont parfait en particulier les deux principaux qui ont du puiser dans les souvenirs de leur début, c'est sans doute pour cela qu'ils sont si émouvant, avec un petit plus pour Emma Stone déjà impeccable dans Magic in the moonlight de Woody Allen. C'est toujours un plaisir de retrouver l'extraordinaire méchant qu'est J.K Simmons qui jouait le rôle principale dans "Whiplash" le précédent film de Damien Chazelle. A noter qu'il partageait déjà l'affiche de Society de Woody Allen avec Emma Stone... Mais la révélation du film est John Legend qui se révèle aussi bon acteur qu'il est bon chanteur.

Et puis il y a la B.O qui tourne en boucle en ce moment même pendant que je rédige ce billet. Elle ne déparera pas votre discothèque aux cotés de celles d'Un américain à Paris et de Chantons sous la pluie.

 

Nota

* Allez donc visiter le blog Cinématique de Ludovic Maubreuil    

Lalaland un film de Damien Chazelle
J'ai cru reconnaitre le pear de mon cher Hermosa Beach que j'ai jadis beaucoup photographié. Dans les plan suivant on aperçoit Hermosa Beach et Palos Verdes, si un visiteur pouvait me confirmer la réalité de ces impressions je lui en serais reconnaissant.

J'ai cru reconnaitre le pear de mon cher Hermosa Beach que j'ai jadis beaucoup photographié. Dans les plan suivant on aperçoit Hermosa Beach et Palos Verdes, si un visiteur pouvait me confirmer la réalité de ces impressions je lui en serais reconnaissant.

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