L’Éducation morale

Publié le par lesdiagonalesdutemps

L’Éducation morale
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L’Éducation morale
L’Éducation morale

1) "L’Éducation morale" d’Auguste Maurice Verdier, lors de son exposition au salon annuel organisé par la Société des artistes français, en 1900, place de Breteuil à Paris. Sur la photo d'époque, elle est intitulée "Éducation civique", et sur le catalogue : "Éducation morale ; grand'père et son petit-fils".

2) Elle est ensuite installée sur cette place de Millau – sa ville natale - de 1903 à 1909 .

3) Puis elle est déplacée mais toujours à Millau, dans un parc près de gare où elle se trouve encore .

4) La voici telle que je l’ai photographiée l’hiver dernier . 

Ismau

 

Merci à Ismau d'avoir fait au blog ce pertinent envoi. Les photos prises l'année dernière illustrent bien dans quel mépris et dans quelle déshérence les municipalités laissent se dégrader notre patrimoine artistique au profit de fariboles évènementielles qui permettent aux élus municipaux de parader alors que la conservation de biens artistique n'en donne pas l'occasion. (c'est l'ancien maire adjoint à la culture d'une commune de l'Ile de France qui parle.)

Publié dans sculpture

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xristophe 08/12/2016 01:29

"Personnellement" et si j'ose dire d'une façon dont la banalité me navre - je trouve cette histoire de bataille de polochons bien faible et bonne à n'exalter que quelque inévitable mandaté surréaliste genre Breton - juste pour ne pas le nommer. Je suis content d'être avec Gide un des grands esprits de ce temps à avoir trouvé ce film emmerdant et nul. Il se fit remarquer dès la première de ce laborieux navet futur de cinémathèque mais je ne sais plus s'il en fait mention dans son Journal. (Ismau la gidienne saura certainement nous le dire.)

Bruno 11/12/2016 17:08

On rapporte que l'Oncle André, invité à la séance de presse du 7 avril 33, quitta la salle avant la fin de la projection. Le journal n'en porte pas traces : l'entrée de ce jour là évoque Einstein et Malraux...C'est dire l'étendue des préoccupations du Contemporain Capital.

lesdiagonalesdutemps 08/12/2016 07:29

Lorsque je l'ai vu, j'ai trouvé que c'était un bien joli film d'une sensuelle énergie. Je vais aller voir du coté de Gide qui était un grand cinéphage plus que cinéphile, les salles obscures de son temps offraient peut être de riches occasion de manuelisation.

ismau 07/12/2016 19:58

Ce sculpteur est comme moi natif de la bonne ville de Millau où il a, lui , vécu et travaillé toute sa vie . Mais ce qui est curieux c’est que je ne connaissais ni son nom ni ses oeuvres, jusqu’à la semaine dernière où j’ai découvert cette statue sur votre blog …telle qu’elle était à l’origine . J’hésitais à reconnaître celle que j’avais regardée pour la 1ère fois l’an dernier, photographiée pour vous l’envoyer, et finalement trouvée peu présentable ( Il n’y a qu’une toute petite partie inattendue du corps de l’enfant qui soit propre ... Mystère ! Et puis sur les visages, la pierre s’est désagrégée et l’expression a disparu ) . Mais mes recherches m’ont prouvé qu’il s’agissait bien de la même statue, et que ce sculpteur avait eu brièvement son heure de gloire en fournissant à sa ville un imposant monument aux morts, et le buste d’un poète local . Le pauvre Auguste Verdier est depuis longtemps totalement ignoré des millavois et du monde . On aurait pu donner son nom par exemple au lycée, au lieu de l’appeler " Lycée Jean Vigo" sous prétexte que Vigo y fut pensionnaire, et y eut l’idée de "Zéro de Conduite" avant d’être renvoyé … singulière version moderne de "l’Éducation morale" que ce choix pour un lycée !

lesdiagonalesdutemps 07/12/2016 20:30

C'est vrai que pour un lycée donner le nom à l'auteur de zéro de conduite (qui est un bien beau film) cela tient de la blague. Il me semble un peu particulier les édiles de la bonne ville de Millau. Le nom d'une grande rue aurait été un meilleur moyen d'honorer le cinéaste.