Rachmaninoff à la Philarmonie de Paris par Alexandre Tharaud et l'orchestre du Royal Liverpool Philarmonic Orchestra dirigé par Vasaly Petrenko

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Paris, novembre 2016

Paris, novembre 2016

Un petit billet pour se souvenir de la soirée Rachmaninoff à la Philarmonie proposé par Alexandre Tharaud qui a produit une très belle interprétation du concerto n° 2 de Rachmaninoff*. La prestation d'Alexandre Tharaud a été justement ovationnée par toute la salle. Le pianiste n'est pas tombé dans le travers de trop d'interprètes de Rachmaninoff qui ont tendance à jouer trop vite les concertos. Il reste qu'à la place, où je me trouvais, presque tout en haut et en face de l'orchestre, ce dernier prenait trop de place par rapport au piano. Est-ce à dire que cette superbe salle est plus faite pour la musique symphonique que pour un autre type du musique? J'aimerais que d'autres habitués de la Philarmonie me donnent leur avis sur ce point. Pour ma part je devrais compléter mon impression auditive de l'endroit dans quelques semaines devant retourner dans ce beau lieu (tout du moins pour l'intérieur car je suis beaucoup moins enthousiaste sur l'extérieur du bâtiment) pour le concert Lang Lang.

J'ajouterais que l'écoute de la deuxième partie du concert, les danses symphoniques interprété par l'orchestre du Royal Liverpool Philarmonic Orchestra dirigé par Vasaly Petrenko, était parfaite. En ce qui me concerne l'ouverture du concert, "Le rocher" a été une révélation.

* On peut prolonger le plaisir du concert puisque Alexandre Tharaud a enregistré le concerto n° 2 de Rachmaninoff, avec le même orchestre et le même chef.    

Alexandre Tharaud saluant après son interprétation

Alexandre Tharaud saluant après son interprétation

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xristophe 28/11/2016 19:05

Pour le piano, je ne puis guère vous répondre : mon dernier concert dans cette belle salle fut pour le "Répons" de Boulez, oeuvre où quatre pianos sont disposés tout autour de l'orchestre en position centrale, le public autour de l'orchestre et même un peu dedans. L'oeuvre se modifie (un peu) selon la position (la perspective) de l'auditeur. Un soir elle fut jouée deux fois, le public étant convié à changer de place pour chaque exécution. Mais en musique je suis tellement "abstrait" que ces gadgets modernes ne m'intéressent pas trop, c'est à peine si je les perçois...

lesdiagonalesdutemps 28/11/2016 21:01

Merci pour votre réponse, en musique je suis beaucoup moins "moderniste" que vous. Mais cette impression acoustique m'étonne mais peut être aussi que , comme tout le monde, je suis trop habitué au C.D où les ingénieurs du don ne sont pas sans importance.

xristophe 28/11/2016 17:30

Ah, le coeur me point de penser que c'est "la salle de Boulez", comme disaient les journaux, pour laquelle il s'est tant battu qu'il en est mort - et sans en avoir connu seulement l'inauguration ; (quoiqu'il fût encore de ce monde)... Aussi je ne m'y rends que lorsqu'on y joue du Boulez...

lesdiagonalesdutemps 28/11/2016 17:39

Cette fidélité vous honore bien que je la trouve un peu restrictive et fétichiste, mais que pensez vous sur ma remarque sur l'acoustique concernant le piano par rapport à l'orchestre lorsque l'on est en haut de la salle. Je trouve par ailleurs le son très bon pour une musique, disons symphonique, bien meilleure qu'à Pleyel. Je ne suis pas encore allé au nouvel auditorium de la Maison de la radio, ce qui ne devrait pas tarder. La salle semble également très belle. J'ajouterais que dans le salle Boulez on est bien assis, ce qui me parait indispensable pour une bonne écoute, encore plus pour la musique que pour le théâtre.