J Fuente

Publié le par lesdiagonalesdutemps

J Fuente
J Fuente
J Fuente
J Fuente
J Fuente
J Fuente
J Fuente
J Fuente
J Fuente
J Fuente
J Fuente
J Fuente
J Fuente
J Fuente
J Fuente
J Fuente
J Fuente

Publié dans photographe

Commenter cet article

PatricK 27/11/2016 11:06

Rencontré lors de répétitions. Un homme fatigué, d'une vivacité de regard qui en exprimait beaucoup, que je pressentais, mais ne savais déchiffrer alors. J'ai bien plus connu, et mieux, Thierry Maulnier, le mari de Marcelle Tassencourt, lequel avait derrière ses épaisses lunettes de myope un humour caustique et cinglant. Beaucoup d'allusions à la sexualité de Brasillach, qui d'après Maulnier n'était pas ce qu'on croyait.

lesdiagonalesdutemps 27/11/2016 15:48

En ce qui concerne H de M j'ai également eu le sentiment d'un homme au bout du chemin, je l'ai rencontré 5 mois avant son suicide assez muré dans ses certitude et étranger au monde de son temps. Je dois dire que j'ai été un peu déçu de son par son aspect, assez stupidement d'ailleurs, car j'avais dans l'idée un personnage un peu dandy dans la manière de Costal et j'ai été face ou plutôt de biais car son interlocuteur était Michel Mourlet, une sorte de colonel en retraite désargenté...
Je n'ai pas malheureusement, et assez curieusement, rencontré Thierry Maulnier, alors que je connaissais plusieurs personnes qui étaient ou avaient été proches de lui. En revanche je me souviens très bien, au début des années 70 avoir vu une pièce de lui sur Guillaume le conquérant au théâtre Montansier à Versailles. J'avais bien aimé. C'était dans le droit fil du théâtre de Montherlant cela devait être au début des années 70.
Vous m'intriguez sur ce que vous dites des confidences de Maulnier à propos de la sexualité de Brasillach qu'en suggérait-il. J'ai toujours pensé qu'il était gay (je subodorais que Maulnier itou). J'ai bien connu Bardèche, j'ai épisodiquement collaboré à sa revue "Défense de l'occident". Je reste persuadé que l'engagement de Bardèche, grand essayiste littéraire, dans le fascisme, et cela seulement après guerre, n'avait comme ressort que son amour pour Brasillach. Cet engagement politique lui a couté la brillante carrière universitaire qui lui était promise.

PatricK 27/11/2016 00:55

Merci à vous, Bruno. Je m'en occupe dès demain.

PatricK 27/11/2016 00:46

Bonsoir,

Hélas, non! je n'ai pas joué au Théâtre Michel, à mon grand dam. La ceinture de Souplier eût été gisante au sol comme un serpent. Trop vieux pour incarner Serge... et trop jeune pour l'Abbé de Pradts -dont en 1970 je me sentais déjà étrangement proche.
Mon éthique a souvent ressemblé à celle de HM, même bien avant que je ne connaisse de façon approfondie son oeuvre. Exaltation des sens; immense respect pour l'être par qui notre plaisir arrive ("Presser la vie comme on presse une orange, sans lui faire de mal"); désintérêt total pour les dignités et la gloi-gloire; absolu mépris pour les Mouah-mouah!; respect de la parole donnée ("même si c'est à un chien que tu l'as donnée") et sens de l'abnégation.

Comme lui, j'ai connu que "de tous les plaisirs le voyage est le plus triste", ayant -sans le savoir alors- parcouru les mêmes chemins de baguenaude, souvent étrangement poétiques et emplis de fidélités touchantes et troublantes, chemins parfois coupés de traverses imprévues, cocasses car le tragique était frôlé mais évité.
Naguère, à 52 ans (il y a à peine deux lustres) je me suis senti et retrouvé comme Auligny face à Ram...
Depuis mes 10 ans, un vif demi-siècle passé, je vis entouré d'une jeunesse qui maintient mon alacrité: quelle chance! À défaut de tout en obtenir, j'en extrais toujours la grâce. Et je sais lire encore des regards ("Que vous croirez muets") qui dévoilent et appellent. Désormais, vu mon âge et mon poste, l'understatement règne en souverain. Toutefois, les mêmes yeux me troublent (que je sais troubler aussi); les mêmes courbes me fascinent (Ah! le fascinus!...); les mêmes "mômeries".
Non que j'eusse encore les facilités que j'avais jadis, bien sûr, les années pesant; toutefois...
Mais trêve!
Finissons par une citation de HM ("Va jouer avec cette poussière"): "Un proverbe arabe dit que le lion efface avec sa queue les traces de ses pas. Avec quoi efface-t-on les traces de sa queue?"

lesdiagonalesdutemps 27/11/2016 08:37

Merci beaucoup pour ce témoignage.
Auriez vous rencontré H de M lors d'un casting pour la ville... Quel impression avez vous eu lorsque vous avez rencontré le grand homme?

Bruno 26/11/2016 18:56

"Moustique" se trouve, en EO, à un prix...soutenu :
https://www.abebooks.fr/servlet/BookDetailsPL?bi=1006715910&searchurl=sortby%3D1%26tn%3DMoustique%26an%3DMontherlant

PatricK 26/11/2016 10:18

Désolé, je n'ai pas le temps de chercher précisément, mais je me souviens qu'elle figure dans l'antépénultièmé carnet ("Va jouer avec cette poussière") ou le pénultième ("La Marée du soir").Gallimard, collection blanche.
Je vous communiquerai les références précises dès que j'aurai un peu de loisir...

J'ai connu HM -pas bibliquement- quand je faisais le conservatoire d'art dramatique de Versailles... J'ai lu intégralement Montherlant plusieurs fois (et annoté), mais il me manque 2 ouvrages (prêtés, qu'on ne m'a jamais rendus...): La correspondance de Montherlant avec Peyrefitte et surtout: "Moustique". Si quelqu'un avait un exemplaire de Moustique à vendre?... Merci d'avance.

lesdiagonalesdutemps 26/11/2016 10:59

Pourriez vous nous en dire un peu plus sur cette rencontre. Avez vous joué des pièces d'Henry de Montherlant?

lesdiagonalesdutemps 26/11/2016 10:52

Cela doit se trouver facilement sur la toile via Amazone et autres. Figurez vous que mon exemplaire de Moustique a disparu de ma bibliothèque. Je vais me mettre moi aussi en quête d'un nouvel exemplaire. Nous avons un point commun, j'ai moi même rencontré Henry de Montherlant en avril 1972.

PatricK 24/11/2016 20:36

"La royauté est dans les longues cuisses." Henry de Montherlant

lesdiagonalesdutemps 25/11/2016 21:51

Merci de restituer à cette citation son contexte. Je vois que vous connaissez votre Montherlant par coeur.

Bruno 25/11/2016 19:46

"En ce moment, les danseuses étaient vêtues de l'ordinaire tutu, et je
voyais sa taille très haute, et ses longues jambes, –longues par les cuisses; et
pour les femmes comme pour les garçons, la royauté est dans les longues cuisses; c'est pourquoi les couturiers placent la ceinture des femmes à mi-fesses. Elle
était très svelte, une grande petite fille "
La Petite Infante de Castille

lesdiagonalesdutemps 24/11/2016 20:57

Pourriez vous me dire d'où vous tirez cette citation, Les garçons?
Merci d'avance.

pappylou 24/11/2016 16:17

C'est bien mignon tout ça ...!
Un certain angle de prise de vues est assez pertinent.