Knossos

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Knossos
Knossos

Depuis sa découverte, en 1900 par Sir Arthur Evans, archéologue de son état, le palais de Knossos (le plus grand des 4 palais minoens) est sujet à toutes les controverses. En effet, il était persuadé d'avoir découvert les vestiges du palais du roi Minos, idée souvent réfutée par les historiens. 

Sir Arthur Evans, envouté par sa découverte se lança dans des fouilles, mais également dans une restauration partielle, qui fut elle aussi contestée... Il n'en reste pas moins que l'archéologue effectua un travail considérable qui nous permet aujourd'hui de découvrir le palais...

La chronologie précise de l'histoire minoenne demeure un peu incertaine ; toutefois, de grandes tendances se distinguent. Arthur Evans a divisé l'âge du bronze en Crète en trois périodes : le Minoen ancien (MA) ou Pré-palatial (v. 3000-2200). Ensuite, le Minoen moyen (MM) ou Proto-palatial (v. 2200-1500) et enfin, Minoen récent (MR) ou Néo-palatial (v. 1500-1000). Avec les découvertes successives, chacune de ces périodes a elle-même été divisée en trois périodes, au moyen de chiffres romains (I, II et III), elles-mêmes divisées en deux sous-périodes (A et B).


Ce Vieux ou Premier Palais s'étendait autour d'une cour centrale. L'organisation de bâtiments autour d'une cour centrale est une constante du système palatial minoen, excepté à Phaistos, où il semble que la place manquait. La construction d'un palais semble résulter de la nécessité d'organiser la cité, après son expansion au cours des siècles précédents3. Les constructions se répartissent autour de la cour centrale en aile ouest, nord et est. Le Vieux Palais est détruit vers 1800-1700 (MM II B) par plusieurs séismes, fréquents en Crète.Le site de Cnossos est peuplé depuis leVIIIe millénaire av. J.-C., peu après l'arrivée des premiers colons sur l'île de Crète. Au cours du IIIe millénaire, correspondant au MA, les constructions en pierre se multiplient. On retrouve les traces d'un grand bâtiment construit au MA III (v. 2200), sans doute précurseur du Vieux Palais, construit à partir de 1900 (MM IA). C'est ce qu'on appelle la phase archéopalatiale (MA III à MM I, 2100 à 2000).

Les reconstructions au cours du xviie siècle marquent le début de la construction du Nouveau Palais (MM III A). Cette construction se poursuit graduellement jusqu'à sa destruction vers 1350. Le palais de Cnossos semble avoir été le centre politico-culturel de l'influence minoenne sur la Crète et les îles de la mer Égée, influence perceptible jusqu'en Égypte ou en Syrie. L'éruption minoenne vers 1628 (MR I A), si elle ne signifie pas la disparition de la civilisation minoenne comme l'a suggéré Spyridon Marinatos, semble toutefois marquer le début du déclin de la puissance minoenne3. Le raz-de-marée provoqué par l'éruption (trois vagues au moins d'une vingtaine de mètres de haut) a en effet détruit plusieurs ports de la côte nord de la Crète, comme Amnisos, considéré comme le port de Cnossos, une flotte minoenne et a dû probablement saliniser durablement les terres touchées. Cependant, le palais de Cnossos ainsi qu'une grande partie de l'île ne sont pas touchés par le raz-de-marée, ce qui a permis à la Crète de retrouver un certain éclat jusqu'aux destructions de tous les palais, excepté Cnossos, vers 1500-1450. Peu après, l'île semble avoir été conquise par les Mycéniens (v. 1420, MR II). Le palais de Cnossos est ensuite détruit dans la seconde moitié du XIVe siècle. Le site est réoccupé dans les siècles suivants, mais sans que jamais Cnossos retrouve son influence.

Knossos
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ci-dessus, Knossos dans les voyages d'Alix en Grèce, vu par Jacques Martin et Pierre DE Broche

ci-dessus, Knossos dans les voyages d'Alix en Grèce, vu par Jacques Martin et Pierre DE Broche

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Cnossos, Crète, mai 2016

Cnossos, Crète, mai 2016

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xristophe 12/06/2016 17:42

Spengler n'est qu'un vieux pessimiste dont je voudrais vous détourner B A avec déjà au moins cette anecdote... de cent petits lapins aux oreilles roses à l'intérieur (le soleil s'y couchant) qui animaient de leur vitalité les frais gazons jouxtant le Champ de Mars tout en chantant les louanges de Napoléon : c'est bien ça le plus étonnant, du reste - qui scientifiquement s'inscrit en faux avec les thèses si stérilement cycliques de Spengler...

lesdiagonalesdutemps 12/06/2016 18:24

Encore une fois je dois manquer de références. Certes les petits lapins sont charmants surtout lorsque leurs oreilles sont rosies par le couchant mais je doute que d'aussi adorables créatures puissent chanter les louanges de l'assassin du duc d'Enghien mais surtout je ne vois pas le rapport avec Spengler.

ismau 11/06/2016 17:29

Vos belles photos me rappellent mon étrange déception - il y a longtemps quand j'ai découvert ce superbe site – à la vue de ces colonnes ''fraîchement'' repeintes et de ce décor de carton pâte ... Mais depuis que je connais un peu mieux leur histoire, et celle d'Evans, ces restaurations me déplaisent de moins en moins .

lesdiagonalesdutemps 11/06/2016 18:19

C'est l'éternel dispute entre l'école d'archéologie française et l'école d'archéologie allemande et un peu anglaise, la première étant opposée à toutes reconstitutions et les deux autres favorables. Les dessins de Jacques Martin ne sont pas là par hasard. Martin était un grand supporter des reconstitutionistes d'ailleurs toute son oeuvre en témoigne, petite anecdote lorsque la Sorbonne lui a consacré une exposition (dans la chapelle de la Sorbonne où pendouille le galurin de Richelieu) il n'est pas venu au vernissage pour montrer son opposition à l'université française mais le lendemain...

Bruno 10/06/2016 22:05

Ah.....s'asseoir au milieu des ruines et rêver sur la chute des civilisations...
Merci pour le beau reportage

lesdiagonalesdutemps 11/06/2016 11:18

plus besoin d'aller en Grèce bientôt vous pourrez vous assoir sur le Champ de Mars ou sur ce qui restera des Champs Elysées et vérifier les dires de Spengler.