Taniguchi, L'homme qui rêve à l'espace Richaud, Versailles

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Taniguchi, L'homme qui rêve à l'espace Richaud, Versailles
Taniguchi, L'homme qui rêve à l'espace Richaud, Versailles

L’exposition « Jirô Taniguchi, l’homme qui rêve », dans le cadre magnifique de l'espace Richaud (un ancien hôpital royal du XVIIIe siècle situé dans le centre-ville de Versailles, récemment réhabilité), encore une fois lors d'une exposition n'oubliez pas de lever la tête et de regarder par les fenêtres, est la même, adaptée à son nouveau cadre, que celle que l'on pouvait voir au Festival de bandes dessinées d’Angoulême en 2015. C'est une large rétrospective faite d'originaux et de reproductions qui devrait surprendre même ceux qui connaissent bien l'oeuvre du mangaka car de nombreuses oeuvres sont inédites en France soit que le manga n'ait pas encore été traduit, soit que ces planches ait été réservées à l'édition japonaise. On découvre aussi sont travail d'illustrateur, à peu près inconnu ici. Néanmoins les familiers du dessinateur auront un grand plaisir à voir des originaux de leurs albums préférés comme ceux de L'homme qui marche, Au temps de Botchan, Quartiers lointains, Les années douce... Cette belle exposition est surtout l’occasion d’apprécier la régularité de la production de l’auteur depuis 40 ans, son goût pour la bande dessinée européenne, et son talent pour se glisser dans différents genres de mangas, thriller, aventure, introspection, historique, animalier... Si le lieu est somptueux, la plupart des oeuvres sont exposées dans l'ancienne chapelle de l'hôpital, qui reprend le plan du panthéon de Rome, il n'est pas toujours bien adapté à la présentation d'oeuvre sous verre d'où les nombreux reflets dans mes photos. 

Taniguchi, L'homme qui rêve à l'espace Richaud, Versailles
Taniguchi, L'homme qui rêve à l'espace Richaud, Versailles
quartier-lointain

« Quartier lointain » © 1998 Jirô Taniguchi, édition française Casterman 2002-2003

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« Le journal de mon père » © 1994 Jirô Taniguchi, édition française Casterman 2000-2007

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« Kami no inu/Blanco 3 et 4 » © Jiro Taniguchi 1996-2009, édition française Casterman 2010

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« Furari » © Jiro Taniguchi 2011, édition française Casterman 2012

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« Chichi no koyomi – Le journal de mon père » © Jiro Taniguchi 1994, édition française Casterman 1999, 2000, 2004

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« La Montagne Magique » © 2005 Jirô Taniguchi, édition française Casterman 2007

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« Sky Hawk » © Jiro Taniguchi 2002, édition française Casterman 2009

Taniguchi, L'homme qui rêve à l'espace Richaud, Versailles
Taniguchi, L'homme qui rêve à l'espace Richaud, Versailles
Taniguchi, L'homme qui rêve à l'espace Richaud, Versailles
Taniguchi, L'homme qui rêve à l'espace Richaud, Versailles
Taniguchi, L'homme qui rêve à l'espace Richaud, Versailles
Taniguchi, L'homme qui rêve à l'espace Richaud, Versailles
Taniguchi, L'homme qui rêve à l'espace Richaud, Versailles
Taniguchi, L'homme qui rêve à l'espace Richaud, Versailles
Taniguchi, L'homme qui rêve à l'espace Richaud, Versailles
Taniguchi, L'homme qui rêve à l'espace Richaud, Versailles
Taniguchi, L'homme qui rêve à l'espace Richaud, Versailles
Taniguchi, L'homme qui rêve à l'espace Richaud, Versailles
Taniguchi, L'homme qui rêve à l'espace Richaud, Versailles
Versailles, mars 2016

Versailles, mars 2016

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Bruno 20/03/2016 19:08

Merci pour le partage de cette belle visite. On notera que l'ancien hôpital a été transformé en luxueuse résidence où le prix du m² rivalise avec celui pratiqué avenue Montaigne

lesdiagonalesdutemps 20/03/2016 21:28

Cela me parait être une réalisation municipale exemplaire. Je m'explique la municipalité a vendu à un prix sans doute assez bas cet énorme espace à un promoteur à charge pour lui (ou le consortium) de réhabiliter cet espace avec probablement d'énormes contrainte de la part des beaux arts tout en lui imposant de réhabiliter un vaste espace, la chapelle (difficilement exploitable) pour en faire un espace public d'exposition idem pour les jardin qui reste à la disposition de chacun qui eux reste à la charge de la ville et non des propriétaires privés. Cela me parait être un très bon arrangement et le résultat est superbe. Reste à savoir si les lieux sont agréables à habiter mais ils semble qu'ils servent surtout à des professions libérales, avocats, médecin de haut vol... Je pense que beaucoup de municipalités pourraient tirer un enseignement de cette opération qui a été sans doute néanmoins très difficile à monter. Et qu'on ne vienne pas me parler de pots de vin, il n'y a pas d'opérations municipales d'envergures sans "arrangements" qui sont souvent beaucoup plus compliqués que de simples dessous de table...