Le clan, un film de Gaël Morel (réédition complétée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Le clan, un film de Gaël Morel (réédition complétée)

 

France, 2004, 90 mn

réalisation: Gaël Morel, production: Philippe Jacquier, scénario: Christophe Honoré & Gaël Morel, image: Max Jean-Bernard, son: Camille Rocailleuxe

avec:Nicolas Cazale (Marc), Stéphane Rideau (Christophe), Thomas Dumerchez (Olivier), Salim Kechiouche (Hicham), Bruno Lochet (Père), Vincent Martinez (professeur), Jackie Berroyer (Robert), Aure Atika (Emilie), Nicolas Paix (Montana), Mathias Olivier (Ryan), Gary Marie (Luc), Geordie Piseri-Diaz (Jeremy), Clément Dettli (Henry), Pierre Vallin (Sly), Janine Ribollet (Mère de Sly)

Résumé
Trois frères doivent faire face à leur douleur  après la mort de leur mère. Il y a Marc qui est obsédé par la drogue. Il est à la fois en colère et confus. Son échapatoire est l'exercice et la capoeira, une discipline qui mélange danse  et arts martiaux. Marc pense que son seul ami est son chien, qui est tué par la vengeance du fait d'un trafiquant de drogue que Marc n'avait pas payé. Christophe, le frère aîné vient de terminer une peine de prison. Il tente de se réinserrer par le travail. Il essaye de remettre Marc du bon coté de la loi.Toutefois, il lui est impossible d'obtenir le pardon de son père pour avoir été en prison quand sa mère est morte.
Enfin, il y a Olivier, le plus jeune des trois frères, qui se sent perdu après la mort de sa mère, et qui commence une relation avec un ami de Marc, Hicham. Hicham va tenter de ne pas seulement enseigner l'art de la capoeira ( une discipline qui mélange la danse et les arts martiaux, cette pratique est originaire du Brésil. Elle était traditionnellement pratiqué par les esclaves, les trois frère ne sont-ils pas esclaves de la perte de leur mère?) à Olivier mais aussi essayer de lui apprendre à accepter sa nature homosexuelle.
 

L'avis critique
Le titre «Le Clan», se réfère à celui que forme les trois frères et leur père après la mort de la mère. Alors que le titre international est «Le Clan, Trois esclaves danseurs (3 Dancing Slaves). Ce titre a été choisi parce que la pratique des trois frères de la capoeira, une discipline qui mêle danse et arts martiaux originaire du Brésil,  était traditionnellement pratiqué par les esclaves. Il est utilisé comme une métaphore, les trois frères sont esclaves de la perte de sa mère. Mais aussi, il met l'accent sur ce qui est le plus réussit dans le film la peinture de ce lumpen prolétariat auquel semblent condamné cette fratrie. 
Si film a été réalisé par Gaël Morel, son scénario est du à Gael Morel maisaussi à Christophe Honoré. La symbiose ne s'est pas bien fait entre les deux inspirations. Le thème principal du film les déchirements dans une fratrie est celui qui obsède Honoré depuis toujours et que l'on retrouve dés son premier film, "Tout contre Léo" et aussi dans ces livre comme "L'infamille", Morel y a greffé son monde ouvrier, pour ne pas dire ouvriériste alors que le milieu où évolue les personnages de Christophe Honoré est la bourgeoisie petite ou moyenne. Cet hétérogénéité du scénario est un des problèmes principaux du filme qui alterne le meilleur,  toute la partie où l'on voit Marc (Stéphane Rideau, parfait) dans l'entreprise où il se réinsère. Morel, parce qu'il en vient est un des rares cinéastes français a pouvoir filmer le prolétariat d'une façon convaincante. Autre point intéressant le questionnement sur ce monde d'hommes qui vient de perdre son unique élément féminin. Le pire est tout ce qui touche le gangstérisme autour de la cité où habite les trois frères. Il y a de nombreuses parties du scénario qui souffrent d'une utilisation de l'ellipse d'une manière excessive, et bizarrement d'autres sont sacrifiées au profit de scènes qui sont complètement inutiles par rapport à l'histoire. Le scénario passe d'une histoire ayant rapport à l'un des trois frère sans transition d'où l'impression de décousu.Il montre les caractéristiques de la vie de chacun des garçons. On s'aperçoit vite que la seule chose qu'ils partagent, c'est l'absence de leur mère. La narration n'est pas linéaire. Il y a de nombreux retours en arrière qui ignore toutefois des périodes de la vie des protagonistes. Le spectateur doit déduire ce qui s'est passé pendant celles-ci en étant particulièrement attentif aux dialogues. Le plus gênant est que si on arrive à peu près à reconstituer la trajectoire de chacun en revanche on ne comprend pas les raisons de leur évolution psychologique. Néanmoins on ne connait pas l'origine de la relation entre Hicham et Olivier. 
D'autre part Gael Morel s'est laisser aller au plaisir de filmer les corps de ces trois jeunes acteurs. Si on le comprend cela aboutit à des scènes de sexe improbable comme le rasage du cul du plus jeune frère par Hicham. Parfois d'une façon incompréhensible Maurel est saisi d'un accès de pudeur comme dans la scène dans laquelle Olivier et Hicham font l'amour où soudain il quitte le couple pour faire un long plan fixe sur le ciel...
Encore une fois Gael maurel montre combien il est un bon directeur d'acteurs. Les acteurs sont tous bon, les jeunes bien sûr avec un coup de chapeau particulier à Nicolas Cazale que le scénario n'épargne pas maisaussi les ainés, Bruno Lochet dans le rôle du père et surtout Jackie Berroyer impressionnant en contremaitre.
Le film se termine sans que les problèmes qui assaillent la fratrie soit résolu, laissant le spectateur sur sa faim, il s'est tout de même repait de la plastique de quatre beaux jeunes hommes pendant presque deux heures.
 
 

Pour retrouver les films de Gael Morel sur le blog:  Notre paradis, un film de Gael Morel,  NEW WAVE de Gaël Morel,  Le clan, un film de Gaël Morel



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Stéphane Rideau (Christophe)

 

Nicolas Cazalé (Mark)

 

Thomas Dumerchez (Olivier)

 

Le clan 1

 

Le clan, 2
 

 

Bande annonce en version originale

 

 

Le film

 

 

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Publié dans cinéma gay

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