David Bowie à la Philharmonie (réédition augmentée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

David Bowie à la Philharmonie
costume créé par Yamamoto

costume créé par Yamamoto

David Bowie à la Philharmonie
Les très jeunes années

Les très jeunes années

des débuts difficiles

des débuts difficiles

La philharmonie vous invite, invitation à honorer expressément, à une immersion dans le monde de David Bowie. L'exposition nous vient de Victoria & Albert Museum après escales à Berlin, Sao Paulo, Melbourne. Victoria Broackes le commissaire de l'exposition a réussi à rendre vivant et beau ce qui pourrait être qu'un fatras d'objets. Dans un ordre qui mêle harmonieusement thèmes et chronologie on découvre des babioles ayant appartenues à David Bowie, des vêtement qu'il a porté à la ville et surtout à la scène, certains créés par lui même, d'autres par de célèbres couturier (Yamamoto, Alexander McQueen), des maquettes pour la scénographie des différents spectacles de la star, des manuscrits des chansons qu'il a écrites... Broackes a été bien aidé par Bowie lui même qui garde tout, il a un achiviste personnel, depuis ses débuts. Voilà un joli garçon qui croyait en lui, ce qui ne l'empêcha pas de travailler d'arrache pies pour se hisser au sommet.  On vous munie à l'entrée gracieusement d'un"audio guide" qui lorsque vous vous approcherez d'un pole d'intérêt vous diffusera, musique ou interview, c'est selon. L'exposition se compose d'ébouriffantes installations sur lesquelles sont projetées des images se rapportant aux costumes ou aux objets qui y sont montrés. Mais c'est une des formes de présentation parmi beaucoup d'autres. La scénographie faisant preuve d'une constante invention jusqu'à la dernière salle. Un espace est réservé à l'activité de Bowie comédien, aussi bien au théâtre qu'au cinéma. Dans cette pièce ne manquez pas la projection d'une extraordinaire prestation de Bowie en mime, rien à envier à Marceau qu'il admirait. Le film est en noir et blanc et dure une dizaine de minutes et date du début des années 70.  Je vous conseille de réviser votre Bowie avant de vous plonger dans cette mer de musique.

thunderstruck9: Andy Warhol (American, 1928-1987), David Bowie, 1971. Unique polaroid impression montée à bord, 10,8 x 8,5 cm.

Andy Warhol (American, 1928-1987), David Bowie, 1971. Unique polaroid impression montée à bord, 10,8 x 8,5 cm.

 

P.S. Les photos sont interdites mais comme vous pouvez le constater, avec un peu de discrétion... 

David Bowie à la Philharmonie
Le costume de Freddie Burretti pour Ziggy Stardust, 1972

Le costume de Freddie Burretti pour Ziggy Stardust, 1972

David Bowie à la Philharmonie
David Bowie à la Philharmonie
A droite de Bowie Mick Ronson

A droite de Bowie Mick Ronson

très jolie nuisette...

très jolie nuisette...

casque porté par Bowie dans le film Basquiat

casque porté par Bowie dans le film Basquiat

A droite Bowie en Warhol (j'ai consacré un billet à ce film: http://www.lesdiagonalesdutemps.com/article-basquiat-68848407.html)

A droite Bowie en Warhol (j'ai consacré un billet à ce film:http://www.lesdiagonalesdutemps.com/article-basquiat-68848407.html)

Bowie dans Furyo

Bowie dans Furyo

David Bowie à la Philharmonie
David Bowie à la Philharmonie
David Bowie à la Philharmonie
David Bowie à la Philharmonie
David Bowie à la Philharmonie
tableau de Pellaert pour Diamond Dogs, 1974

tableau de Pellaert pour Diamond Dogs, 1974

pochette de Diamond Dogs

pochette de Diamond Dogs

costume d'Alexander Mc Queen pour Earthling 1997

costume d'Alexander Mc Queen pour Earthling 1997

Iggy Pop vu par Bowie

Iggy Pop vu par Bowie

David Bowie à la Philharmonie
Ci dessus 3 peintures de Bowie peintes à Berlin (immédiatement ci-dessus Mishima)

Ci dessus 3 peintures de Bowie peintes à Berlin (immédiatement ci-dessus Mishima)

immeuble à Berlin dans le quartier de Schoenberg où se trouvait le nid d'amour de Bowie et d'Iggy Pop (Berlin, avril 2015)

immeuble à Berlin dans le quartier de Schoenberg où se trouvait le nid d'amour de Bowie et d'Iggy Pop (Berlin, avril 2015)

David Bowie à la Philharmonie
à droite, costume créé par Natasha Korniloff en 1980 pour le clip d'Ashes to Ashes

à droite, costume créé par Natasha Korniloff en 1980 pour le clip d'Ashes to Ashes

David Bowie à la Philharmonie
David Bowie à la Philharmonie
David Bowie à la Philharmonie
David Bowie à la Philharmonie
Paris, avril 2015

Paris, avril 2015

France-Culture a bien rendu hommage à David Bowie

voir ci-dessous

David Bowie : disparition d'un ovni pop 3

David Bowie, plus grande pop star du siècle, est mort des suites d'un cancer dimanche 10 janvier. Il avait 69 ans. L'artiste britannique s'était par ailleurs illustré comme acteur dans des pièces et films à succès (La Dernière Tentation du ChristTwin Peaks, Le Prestige…)

 

David Bowie à Hilversum, en Hollande, dans les studios TV de TOP POP © BARRY SCHULTZ SUNSHINE /SU

 

Expérimentateur, il renouvelait sans cesse les codes de la musique et, en parallèle, réinventait perpétuellement son personnage, le déclinant en une multitude de looks plus insolites les unes que les autres. Car pour lui, la musique devait "ressembler visuellement à la manière dont elle sonne".

Beaucoup l'auront assimilé à un caméléon, avec son étrange regard vairon hérité d'une bagarre pour une fille (suite à un coup de poing donné par son ami George Underwood, l'une des pupilles de Bowie est restée perpétuellement dilatée).

David Bowie est né à Londres dans un milieu modeste en janvier 1947. A l'origine de sa vocation musicale, son demi-frère, Terry Burns, dont il est très proche et qui lui donne le goût du modern-jazz en l'amenant à des concerts dans des clubs. Une passion qui le pousse à apprendre le saxophone lorsqu'il a 13 ans. C'est seulement trois ou quatre ans plus tard, vers 1964, qu'il débute sa carrière musicale en jouant dans plusieurs groupes. Il commence par du folk et de la variété, puis dérive vers le rythm and blues et le rock. David Robert Jones, soucieux de ne pas être confondu avec le chanteur Davy Jones, se fait désormais appeler "David Bowie", nom qu'il emprunte à James Bowie, un pionnier de la conquête de l'Ouest.

En 1969, un premier album de Bowie fait son apparition dans le top des meilleures ventes aux Etats-Unis : "Space Oddity" (littéralement, "Bizarreries de l'espace"). Sa parution dans les bacs correspond à la date d'alunissage d'Apollo 11, et la BBC choisit de diffuser la chanson phare de l'album en retransmettant les images de la mission spatiale - qui voit l'homme se poser sur la lune pour la première fois.

En 1971, sort ensuite The Man Who Sold the World. Un an plus tard, Bowie apparaît sur le petit écran en Grande-Bretagne, dans l'émission hebdomadaire musicale "Top of the Pops", sous les traits de son premier personnage fictif, Ziggy Stardust. Son allure insolite et angrogyne séduit l'audimat. Bowie, plus que jamais, devient une icône du glam rock.
Il se sera intéressé à la soul, au funk, à la disco, à l'électro… il aura contribué à lancer Lou Reed et Iggy Pop… Alors qu'il est au firmament, il passe par la pop, puis fonde le groupe de rock Tin Machine avec Reeves Gabrels, Tony Sales et Hunt. Ils sortent un album éponyme en 1989.

 

Alors qu'il a fait une pause de près de 10 ans à partir de 2004 suite à un malaise cardiaque, il était quand même apparu brièvement sur scène en 2006 aux côtés de David Gilmour, au Royal Albert Hall de Londres, puis à un concert de charité à New York. Ses dernières performances en public.

Son 25e et dernier album,Blackstar, vient tout juste de sortir, le 8 janvier, à l'occasion de son 69e anniversaire. Un album testament dans lequel Bowie fait référence à la mort et à la religion. Dans le clip d'un des morceaux de l'album, "Lazarus", Bowie apparaît alité. Les paroles sont également évocatrices puisque la chanson commence ainsi : "Look up here, I'm in heaven".

 

Je crois que nous avons perdu toute conception de vie spirituelle, nous avons perdu contactavec le sens de la vie. Nous ne sommes même pas certains qu'il y ait d'objectif, nous ne croyons même plus en l'immortalité. Ce qui est une très bonne chose d'ailleurs.
David Bowie en 2002, dans l'Hypershow, sur Canal +

 

En 50 ans de carrière musicale, Bowie aura sorti une trentaine d'albums studio : Aladdin Sane (1973),Diamond Dogs (1974), Young Americans (1975), Station to station (1976), Scary Monsters (1980), Let's dance (1983), Never Let me down (1987)… 140 millions d'exemplaires de ces albums ont été vendus à travers le monde.

 

 

David Bowie demeure une énigme. Après cinq décades consacrées à renouveler les codes de la pop, malaxant de multiples influences puisées à tous les domaines et toutes les époques artistiques, David Bowie a construit une œuvre d’une richesse remarquable. Expérimentateur toujours aux aguets, maître dans l’art des masques, artiste total, Bowie a incarné la figure del’alien, du Surhomme-mutant brouillant les logiques du genre, de l’identité, de l’auteur. Ce documentaire pour "L'Atelier de la création", Bowie Alien Machine, signé Alexandre Breton et Julie Beressi et diffusé en mars 2015, en explore le mythe, les avatars & les héritages…

 

A l'occasion de l'ouverture de l'exposition "David Bowie is" le 3 mars à la Philharmonie de Paris, "La Grande table" revenait sur son parcours à travers les objets symbolisant sa géographie musicale :

 

Comme le dit l'une de ses fans sur Twitter : " Seul un génie est capable de nous offrir son dernier chef d'oeuvre juste avant de partir..." Le 8 janvier dernier, jour de son 69ème anniversaire, David Bowie sortait son 25ème et ultime album. Matthieu Conquet revenait dans sa chronique sur cette sortie événement qui marquait une nouvelle évolution du chanteur :

 

David Bowie fut pionnier dans le numérique et le jeu vidéo, ainsi que l'un des premiers grands artistes à proposer un téléchargement payant d'un de ses albums. Reportage d'Hélène Chevallier :

 

Les Matins
Emission Les Matins

du lundi au vendredi de 6h30 à 9h Durée moyenne : 149 minutes

 
Ecoutez l'émission91 minutes

Notre Bowie

12.01.2016 - 06:29

 

Le journal des idées de Jacques Munier

Les Enjeux internationaux par Thierry Garcin

La revue de presse internationale de Thomas Cluzel

Le billet politique de Stéphane Robert

Le Monde selon Caroline FourestPhilippe ManièreXavier de la PorteCaroline Eliacheff et Hubert Védrine

Les idées claires, par Brice Couturier

 

Les invités des Matins

Notre Bowie


Guillaume Erner reçoit :

 

En première partie :

Matthieu Conquet

Producteur de Culture Musique et chroniqueur de la Revue musicale dans les Matins

Nicolas Martin

Chroniqueur de la Revue de presse dans les Matins

Adèle Van Reeth

Productrice des Nouveaux chemins de la connaissance

 

En deuxième partie :

Emmanuel Laurentin

Producteur de La Fabrique de l’histoire

Mathilde Serell

Productrice de Ping Pong

Tewfik Hakem

Producteur d’Un autre jour est possible

Manou Farine

Productrice de Poésie et ainsi de suite

Commenter cet article

ismau 14/01/2016 15:29

Merci pour ce bel hommage au grand Bowie ...ou l'inverse car il était très beau je trouve , et même ( ou surtout ) en vieillissant . Je l'avais vu/écouté  en concert en 2003, dans '' A Reality Tour'' : un moment exceptionnel, qui réunissait plusieurs générations enthousiastes .
Au sujet de son amitié et complicité artistique avec Iggy Pop je sais pas mal de choses, mais suis étonnée que vous alliez jusqu'à parler de ''nid d'amour'' pour leur immeuble berlinois … pourriez-vous en dire plus ? Oui ''Furyo sublime film'', où il est un acteur merveilleux ...

Enfin, en citant ''Le juge et l'assassin'' je suppose que vous rappelez la mémoire de Galabru . Je l'avais vu au théâtre dans les Rustres de Goldoni en 2004, il y était remarquable .

lesdiagonalesdutemps 14/01/2016 15:49

Iggy pop et Bowie à l'époque vivaient ensemble une histoire d'amour-passion dont ils ne se sont jamais caché. Le film Velvet Golmine (excellent) reprend en partie cette histoire.
Autre acteur merveilleux de Furyo est Tom Conti que l'on a malheureusement peu vu ensuite.
C'était en effet bien sûr de Galabru dont je voulais parler.

xristophe 14/01/2016 00:15

BOULEZ aussi est mort (heureusement, plus âgé)

xristophe 14/01/2016 14:23

Ces six lignes me font plaisir et je suis très flatté que vous ayez pensé à moi m'associant à Boulez

lesdiagonalesdutemps 14/01/2016 07:14

J'ai pensé à vous en apprenant sa mort... J'évite que ce blog ne soit qu'une suite de nécros comme sont hélas les journaux depuis quelques semaines et au risque de vous surprendre il y a dans ma discothèque Bowie, Boulez et Delpech... Comme dans ma vidéothèque se trouve Furyo sublime film du grand Oshima avec le non moins grand Kitano et... le Juge et l'assassin