Charles Gleyre (1806-1874)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 Charles Gleyre (1806-1874)
Sappho, 1867, huile sur toile, 108 x 72 cm
Sappho, 1867, huile sur toile, 108 x 72 cm
Le retour de l'Enfant prodigue, 1873
Le retour de l'Enfant prodigue, 1873,
Trois fellahs, 1835, crayon et aquarelle sur papier, 24,4 x 32,9 cm
Daphnis et Chloe revenant de la montagne

Daphnis et Chloe revenant de la montagne

Après avoir étudié à Paris chez Louis Hersent, puis à Rome, il part en 1834, en compagnie de John Lowell Jr., industriel et amateur d'art fortuné vers la Sicile, la Grèce, l'Égypte, puis au Proche-Orient, et rentre à Paris en1837, avec un problème de santé, sa vue s'étant altérée.

En 1840, Le duc de Luynes lui commande une peinture murale pour son château de Dampierre, qui sera remplacée quelque temps après par une peinture de Dominique Ingres.

Il expose Le Soir, plus tard appelé Les Illusions perdues, au Salon de 1843. Peintre au dessin irréprochable, Charles Gleyre annonce les artistes symbolistes par la poésie de cette œuvre aux teintes irréelles.

Il est nommé professeur à l'École des beaux-arts de Paris en 1843, en remplacement de Paul Delaroche. Son atelier exerça une grande influence, formant plus de 500 élèves dont de futurs grands peintres parmi lesquels Jean-Léon Gérôme, et quelques impressionnistes dont Claude Monet, Auguste Renoir, Alfred Sisley et Fréderic Bazille.

Plusieurs de ses tableaux orientalistes sont détruits lors d'un incendie au Caire en 1837.

Son art prône le retour à l'antique. Il dit à Claude Monet : « Rappelez-vous donc, jeune homme, que, quand on exécute une figure, on doit toujours penser à l'antique. »

Le 5 mai 1874, Charles Gleyre meurt à Paris d'une atteinte d'apoplexie. Il est enterré au cimetière du Montparnasse. Une semaine plus tard, son corps est réclamé par le Conseil d'état Vaudois pour l'inhumer dans le cimetière de Chevilly, son village natal en Suisse. La famille du peintre regrette rapidement cette inhumation presque anonyme dans un petit cimetière de village et décide, vingt ans plus tard, de faire construire un tombeau digne de la réputation de l'artiste. Dans ce dessein, elle obtient en 1896 du gouvernement vaudois de faire transférer les cendres de Charles Gleyre au cimetière de la Sallaz à Lausanne. En 1947 ce cimetière étant désaffecté, le corps de Charles Gleyre est réinhumé dans sa tombe de Chevilly.

Penthée poursuivi par les Ménades, 1864

Penthée poursuivi par les Ménades, 1864

Hercule aux pieds d'Omphale, 1862

Hercule aux pieds d'Omphale, 1862

Intérieur du Temple d'Amon, Carnac, 1835

Intérieur du Temple d'Amon, Carnac, 1835

 Charles Gleyre (1806-1874)
 Charles Gleyre (1806-1874)

jeune italien

 
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La Danse des bacchantes, 1849

Charles Gleyre (1806-1874). Le romantique repenti, du 10 mai au 11 septembre 2016 au musée d’Orsay
En savoir plus sur http://www.evous.fr/Exposition-Charles-Gleyre-1190312.html#RtRRxeiT3vZ5yO6U.99

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ismau 24/06/2016 15:57

Cette exposition que je viens de voir, m'a beaucoup plu . Mais j'ai regretté de n'y retrouver ni le jeune joueur d'aulos, ni le portrait du ''joli'' du jeune italien … peut-être y étaient-ils quand même car j'étais malheureusement trop pressée par le temps . Dans le petit catalogue lu depuis, j'ai relevé une anecdote ''amusante'' à propos d'Ingres, et qui complète votre texte . Pour la décoration du château de Dampierre, en 1840, Ingres aurait d'une simple remarque négative, fait détruire un an du travail de son prédécesseur Gleyre  ... Et plus grave encore, le 5 mai 1874, c'est devant un tableau d'Ingres que Gleyre serait mort d'une attaque d'apoplexie !

lesdiagonalesdutemps 25/06/2016 20:56

Une expo à voir et à revoir ha les peintres entre eux que d'amour!!! j'ai vécu cela de près...

xristophe 11/12/2015 13:55

Quelle vie posthume ! Moi j'aime autant ne pas mourir si c'est pour être dérangé comme ça tout l'temps... Et être poursuivi tout nu par des ménades à qui on n'a rien fait... ("ça va pas, non ?") Sympathiques blocs instables et costauds du temple d'Amont. Et son jeune garçon en couleurs est bien joli...

Jean-Claude Féray 11/12/2015 09:25

Avez-vous confirmation (au Musée d’Orsay par exemple) que le tableau du jeune joueur d’aulos que j’ai publié dans mon Bulletin mensuel de décembre est bien de Charles Gleyre ?

http://www.quintes-feuilles.com/wp-content/uploads/De%CC%81cembre-2015.pdf

Je n’ai pas trouvé d’autre reproduction de ce tableau sur la Toile, aussi, n’ayant pas de certitude, je me suis contenté de préciser : « attribué à Charles Gleyre. »

lesdiagonalesdutemps 11/12/2015 10:33

Non je n'ai aucune confirmation. Il y aura peut être une information sur le catalogue qui devrait accompagner l'exposition.