Flesh de Paul Morissey

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 
 
Flesh est le premier volet d'une trilogie américaine, lil date (1969) les deux autres parties sont les films Trash (1970), et Heat (1971) , bien qu'il soit signé par Paul Morrisset, un autre artiste en revendique au moins la co-paternité c'est Andy Warhol.
Flesh a été filmé en 1967. Le film raconte une journée dans la vie de Joe (Joe Dallesandro), qui doit plus ou moins vendre son corps pour que lui et sa famille survivre. Le lit est le leu d'action principal de cette journée: Joe après le réveil prend son petit déjeuner joue avec son enfant, bavarder avec sa femme qui lui demande de l'argent pour aider une amie à avorter. Puis il part pour le travail, soit faire trottoir. Il rencontre divers clients, il va en voir d'autres chez eux. Il converse avec d'autres tapins, il retrouve encore un vieil ami qui a fait la Corée... IL retourne enfin chez lui où l'attendent son épouse et un ami. Épuisé de fatigue et bientôt il s'endort.
Essentiellement, cela fut le premier film sexuel et en même temps quand on en résume le scénario il parait  d'un antisexuel exemplaire. Car toute la sensualité du film se résume au corp de Dallensandro.
Lorsque j'ai découvert ce film, dans une petite salle du quartier latin, il m'avait fort émoustillé. Et je dois dire que le coté cinéma pop m'avait largement passé au dessus de la tête. Comme son message méta politique qui pose La famille bourgeoise comme unité de consommation économique de base .
On ne peut plus traditionnelle cette famille qui est composée du père, de la mère et de l'enfant. Image parfaite de l'aliénation qui perpétue la misère. Ca mon mauvais esprit l'avait immédiatement saisi. Aujourd'hui le visionnage de Flesh en ce qui me concerne génère un parfait ennui. Il reste un archétype de mâle magnifiquement filmé Morrisset. Il y a tout de même si le spectateur fait preuve de bonne volonté quelques petite choses sur lesquelles le cinéaste met le doigt comme la démonstration que la différence entre la prostitution masculine et féminine n'est que purement mécanique. 
Bien que Morisset refuse de traiter la prostitution masculine, la famille et son aliénation, avec un regard politique, éthique, social, psychologique. C'est une caméra froide, non impliqués, neutres qui filme la suite des événements. il semble qu'il n'y a aucun scénario écrit préalablement tout dans ce filmsemble improvisé. L'influence de Casavetes?
Si quelque chose intéresse considérablement le réalisateur, c'est la beauté du corps nu de son acteur principal. Flesh est un film littéralement sur ​​la chair. Un hymne au corps masculin nu; même dans la scène où le père joue avec bébé nu également, il est nu! La projection d'un bonheur familial «utopique», un bonheur totalement dénudé....
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  
 

 

 

 
 

 

 

 

 

Publié dans cinéma gay

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xristophe 07/11/2015 16:49

Ah ce Dalleçantro, c'est vraiment pas mon genre... (Enfin, je dis ça en passant)