La nostalgie de la règle à calcul

Publié le par lesdiagonalesdutemps

La nostalgie de la règle à calcul

Les jeunes visiteurs, mais je ne suis pas sur qu'il y en ait, j'ai l'impression que ces pages drainent surtout les barbons, qui ce seraient perdus ici, se demanderont bien quel est le mystérieux engin que ces messieurs sérieux tripotent. Et bien vous voyez là ce qui fut supplanté tout au début des années 70 par les calculatrices de poche. Cette curieuses règle pour laquelle il fallait suivre quelques cours pour savoir la manier avec dextérité permettait d'extraire une racine énième par exemple sans avoir besoin d'une table de logarithmes, autre accessoire tombé aux oubliettes (c'était de petits livrets. Il y en avait un à couverture cartonnée rouge qui possédait en fin un formulaire, celui là était interdit aux examens et un autre avec une couverture jaune sans formulaire lui autorisé lors des concours). Grâce à la règle à calcul on pouvait aussi donner presque instantanément le sinus ou le cosinus d'un angle plus besoin de la célèbre table des sinus (bistre en trois volets si ma mémoire est bonne), encore une fourniture scolaire désormais caduque... A son pouvoir calculateur s'ajoutait celui d'instrument de musique en inversant la réglette et en soufflant à une extrémité l'engin devenait (au son) trompette bouchée, idéal pour le jazz new-orleans...

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Jean-Yves 31/07/2015 17:49

Qui n'a pas connu Graphoplex, la seule règle qui transformait les aditions en multiplications, ni les tables Bouvard et Ratinet (Pécuchet pour les litéraires...), n'a rien connu. Je me suis toujours demandé qui pouvaient être ces messieurs Bouvard (rien à voir avec la Télé) et Pécuchet qui devaient toucher tous ans de fabuleux droits d'auteurs, pour avoir calculé (au mieux sans doute à l'aide d'un crayon et d'une feuille de papier) des logarithmes avec six decimals, pour en constituer un petit ouvrage dont la lecture ne m'a pas laissé des souvenirs impérissables.

Toute une époque! Enfin, tout ça c'est devenu des pieces de musée: voir http://www.linealis.org/sommaire/catalogue-graphoplex/

lesdiagonalesdutemps 31/07/2015 17:58

Et oui, mon bon, comme le temps passe. Au musée aussi les tables à dessin avec contre poids, parfois ces tables étaient équipées d'un tabouret dont l'assise était en forme de selle (de charrue), à la casse les équerres à 30° et 45° et les tés, en poirier et les pistolets pour les courbes, la boite de compas, les rotrings et les critériums équipés de mine 2H fini, tout par bouton... Je n'avais pas pensé aux droits d'auteur qui devaient en effet être confortables mais les bougres de Bouvard et Ratinet ne les avaient pas volé.

xristophe 24/07/2015 00:20

D'abord on n'est pas des barbons - et même il y a des personnes du sexe parmi nous (au moins une); je me souviens de mon indignation de littéraire sans bosse (des maths) (ou des zébus - voir ci-dessus) quand on m'apprit qu'on était obligé d'acheter une pareille règle. Je ne le fis certainement pas. J'ignorais qu'on pût faire du jazz à la Woody Allen avec ça.

lesdiagonalesdutemps 26/07/2015 19:58

La fréquentation des Arts et Métiers peut même conduire à la musique. La règle à calcul était un bien bel instrument...

Damian 14/07/2015 15:06

Détrompez-vous, la génération calculette suit également votre blogue.

lesdiagonalesdutemps 14/07/2015 17:51

j'en suis fort aise

Bruno 12/07/2015 19:54

Quelques anti-sèches sous la réglette, aussi...;)
Merci pour cet amusant billet

Tak 12/07/2015 19:49

Il n'y a pas que des vieux ronflants nostalgiques qui trainent sur vos pages, mais aussi des plus verts qui aspirent à une culture retrouvée. Merci pour nous :)

Damien 12/07/2015 10:25

Bonjour, je ne sais si à 34 ans je suis encore jeune, mais pour moi cette règle et ses calculs me sont inconnus ... . Bien à vous, Damien.

lesdiagonalesdutemps 12/07/2015 12:30

Il faut avoir fait ses humanités avant le début des années 70 pour connaitre ce bel instrument.