Paul Delvaux

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Il me semble que Delvaux soit tombé dans un injuste purgatoire. Pourtant son surréalisme me parait bien plus riche que son compatriote Magritte. Lorsque j'étais adolescent ont parlait pourtant beaucoup de ce peintre et je n'étais pas alors insensible à l'érotisme qui se dégage de ses toiles
 
 

Publié dans peinture

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xristophe 03/04/2015 15:16

Pour les Surréalistes vous avez raison, j'obéis plus à une "pulsion" phobique et rancunière qu'à l'esprit d'analyse quand je "les" mets (surtout les peintres) tous dans le même sac... (C'est que je revois la tête solennelle et, elle, si peu sympathique du patron)

lesdiagonalesdutemps 03/04/2015 15:22

Beaucoup de peintres que l'on met dans le fourre tout surréaliste ne connaissaient même pas Breton. Je pense qu'il n'y a pas beaucoup de rapport entre les écrivain surréaliste et les peintres surréalistes par exemple quoi de moins automatique que la peinture de Dali.

xristophe 02/04/2015 20:40

Je réponds à Ismau qui reprend qq mots de mon petit message - dont je voudrais ici souligner mieux l'ambiguïté ; par exemple la perfection peut ne pas être aimable, et on peut même la détester. "Parfaits, cauchemars, terribles, pétrifiants" (résumé des mots-clés de mon impression sur Delvaux...) ça ne va pas vraiment avec "aimer". Et, d'ailleurs, je n'aime pas les rêves - si ça n'était que moi, je me tairais, mais je ne suis pas seul, et mon ami Paul Valéry, par exemple, les détestait - et je crois qu'on ne fait jamais, quasiment, "de beaux rêves"... sauf éveillé (Bachelard). "Imagerie d'onirisme facile", je suis plutôt d'accord, mais c'est cela l'onirisme et surtout, l'onirisme surréaliste. Et vu ma répugnance pour le surréalisme en général (nulle importance, sauf qu'encore, ici, Valéry...), "plus surréaliste tu meurs" cette formule n'est pas tout à fait pour Delvaux un compliment sorti du coeur . ... Mais Magritte est bien plus charmant, et sa facture "naïve" est constitutive de son charme. Et je ne dirai jamais qu'une manière de peindre "ancienne" (si c'est, Ismau, ce que vous voulez dire ?) "n'apporte rien"... C'est ainsi que les dodécaphonistes à la traîne parlaient de Poulenc, par exemple. Poulenc "reste" (en tout cas reste aimé de moi), les post-dodéca sont passés, et Boulez (seul génie de l'ex-bande) a renié depuis fort longtemps (et en quels termes ! - comme d'habitude) le "simplisme stupide" du sérialisme...

xristophe 02/04/2015 20:38

Je voulais dire la première fois que le Delvaux que je préfère, dans la série généreuse de BA, c'est le premier : bien moins académique et "conventionnellement surréaliste", et d'une facture, aussi, plus libérale, moins léchée, donc bien moins glaciale... (mais pê est-ce là la facture tremblotante de la fin ! ?)

lesdiagonalesdutemps 02/04/2015 22:01

J'aime les peintures léchées car elles existent de moins en moins pour la simple raison que opersonne ne sait plus dessiner et qu'il y a une répugnance au travail. Velasquez dont on parle beaucoup en ce moment pour cause de rétrospective à Paris c'est bien de la peinture léchée.

xristophe 02/04/2015 20:29

Je réponds à Ismau qui reprend qq mots de mon petit message - dont je voudrais ici souligner mieux l'ambiguïté ; par exemple la perfection peut ne pas être aimable, et on peut même la détester. "Parfaits, cauchemars, terribles, pétrifiants" (résumé des mots-clés de mon impression sur Delvaux...) ça ne va pas vraiment avec "aimer". Et, d'ailleurs, je n'aime pas les rêves - si ça n'était que moi, je me tairais, mais je ne suis pas seul, et mon ami Paul Valéry, par exemple, les détestait - et je crois qu'on ne fait jamais, quasiment, "de beaux rêves"... sauf éveillé (Bachelard). "Imagerie d'onirisme facile", je suis plutôt d'accord, mais c'est cela l'onirisme et surtout, l'onirisme surréaliste. Et vu ma répugnance pour le surréalisme en général (nulle importance, sauf qu'encore, ici, Valéry...), "plus surréaliste tu meurs" cette formule n'est pas tout à fait pour Delvaux un compliment sorti du coeur . ... Mais Magritte est bien plus charmant, et sa facture "naïve" est constitutive de son charme. Et je ne dirai jamais qu'une manière de peindre "ancienne" (si c'est, Ismau, ce que vous voulez dire ?) "n'apporte rien"... C'est ainsi que les dodécaphonistes à la traîne parlaient de Poulenc, par exemple. Poulenc "reste" (en tout cas reste aimé de moi), les post-dodéca sont passés, et Boulez (seul génie de l'ex-bande) a renié depuis fort longtemps (et en quels termes ! - comme d'habitude) le "simplisme stupide" du sérialisme...

lesdiagonalesdutemps 02/04/2015 21:58

Vous devez détester Leiris.
En y réfléchissant un peu j'ai du mal à savoir ce que c'est que le surréalisme cette étiquette recouvre des choses si différente que cela n'a guère de sens pour moi. Lorsque une peinture est un peu étrange on la taxe immédiatement de surréalisme mais je vois pas vraiment de rapport entre Matta, Max Ernst, Clovis Trouille et Delvaux par exemple

ismau 02/04/2015 15:42

Pour moi ni érotisme, ni beauté, ni perfection d'aucune sorte . Je m'agace ou m'ennuie de cette imagerie d'onirisme facile, et de cette manière de peindre qui n'apporte rien . Les Delvaux que j'ai vus exposés à Anvers et Bruxelles étaient aussi décevants que des Magritte : facture maladroite bien pauvre ( peintures inférieures à leurs reproductions, c'est dire ...) Mais les sujets de Magritte sont au moins plus variés, et offrent des perspectives de réflexion autrement plus riches .

lesdiagonalesdutemps 02/04/2015 16:39

Pas du tout d'accord mais je conviens que la comparaison entre Magritte et Delvaux n'est pas heureuse d'ailleurs je pense que s'ils n'étaient pas tous les deux belges on ne songerait pas à les mettre en parallèle. Magritte est beaucoup plus symboliste il donne un sens à ces toiles alors que Delvaux on est en dans l'onirisme de rêves récurrent peuplée de jeunes gens nus et de locomotives. Delvaux peint beaucoup mieux que Magritte sauf dans sa dernière période où son trait se fait très hésitant. Pour voir les Delvaux il faut aller dans le musée qui lui est consacré. Pour ma part je les ai vu lors de la rétrospective qui avait lieu il y a une vingtaine d'année curieusement au sein du Salon des indépendant qui se tenait alors sous la nef du Grand Palais. Un beau catalogue a été édité pour cette manifestation et se trouve dans ma bibliothèque.

xristophe 01/04/2015 23:08

Quels parfaits cauchemars, en effet, ces Delvaux : plus "surréalistes" tu meurs (ne te réveilles pas). Ceux à grouillement humain sont les plus terribles mais pas les plus beaux. Les autres sont terribles et beaux, dans une pétrifiante et calme perfection.

lesdiagonalesdutemps 03/04/2015 15:19

Les message en effet semblent être positionnés dans un certain désordre mais en cela je ne peux rien.

lesdiagonalesdutemps 03/04/2015 15:18

Son journal très copieux volume dans la collection blanche de Gallimard est essentiellement consacré à la narration de ses rêves et vaguement à leur interprétation d'où le parallèle assez fumeux (les locomotive) avec Delvaux. Pour ma part je suis venu à Leiris par Bacon et autant le personnage de Bacon (on revient à la peinture) me plait beaucoup autant celui de Leiris me semble assez détestable.

xristophe 03/04/2015 15:12

Je réponds ici à B.A évoquant Leiris ( précision - parce que j'ai l'impression que les messages de nos échanges sont bizarrement positionnés, peu souvent dans l'ordre chronologique ! ). Non j'aime plutôt son style sophistiqué et minutieux, de Leiris - un peu bcp certes pê mais, ça n'est pas une tendance, l'infinie minutie du texte scrupuleux, qui me rebute en général - au contraire. Quant à sa thématique, de Leiris, qui est ce que vous évoquez de propre à ma déplaire, pê (son profil thématique dominant), je ne vois même plus ce que c'est ! (tant, plus je vais, plus je me perds dans la forêt des phrases, dans la substance enchanteresse du "signifiant", tant plus me captivent davantage, bref, les styles que les comme on dit "contenus", pê...) Il faut que je révise. Je connais mal notamment la trilogie de "Fourbis, Fibrilles et Farfelus" (je rate le sachant mais sans faire exprès, et désolé, les deux derniers !) Dites-moi, cela m'intéresse vivement, BA, ce qui vous fait penser que je "déteste" cet auteur (dont je revois le visage si ridé et tourmenté - sympathique et touchant)

lesdiagonalesdutemps 02/04/2015 07:09

Perfection pas toujours car dans sa vieillesse, il a lâché les pinceaux fort vieux la main n'était plus très sure.