du coté de chez Cormon

Publié le par lesdiagonalesdutemps

du coté de chez Cormon

Il y a des fois, en pensant au pauvre égaré sur ce blog, environ 2600 par jour, j'éprouve le besoin, un peu impudique, de m'expliquer. Certains, enfin ceux qui sont un peu lucide et ont quelques lettres (plutôt quelques touches) doivent se demander mais qu'est-ce qui lui prend le père, de faire un billet sur Cormon (1845-1924) dont on a jamais entendu parler... Pourtant si un jour vous avez visité le musée d'Orsay, il est difficile d'échapper à sa horde préhistorique. Rassurez vous, si tant est que vous vous inquiétez sur ma santé mentale, je ne pense pas au sieur Cormon tous les jours; mais lisant une excellente bande-dessinée sur les jeunes années parisiennes de Picasso, "Pablo" dont je devrais vous reparler un jour prochain, voila que ce Cormon est cité. Ma mémoire étant un peu fatiguée je vais voir ce que j'ai en magasin et là lapuche, ou pas grand chose sinon dans "Orsay, le gout d'une époque" la reproduction de "Cain" que je continue dans ma petite tête à appeler "la horde" dont j'avais bien en mémoire l'image tout en étant pas complètement sûr que Cormon en soit le peintre. Ce tableau a une histoire. Il fut perdu en 1925 puis retrouvé dans les réserves du Palais de Tokyo à Paris en 1980. Il est à présent au musée d'Orsay. Dans le même livre, je découvre une autre toile intitulée "La forge", représentation intéressante et assez rare dans la peinture française du travail industriel. Ce sont des images qui ne correspondent pas à ce que je viens de lire puisque Fernande, dans "Pablo" les débuts parisiens de Picasso sont vus par sa première muse, pose pour des tableaux de Sultanes (sic) que peint le dit Cormon! Je vais donc voir sur la toile et merveille des merveilles du net, voilà que m'arrive plusieurs tableaux de harems. Le harem travaillait sérieusement notre peintre barbichu qui devait avoir une libido plus torride que son physique de troisième clerc de notaire le laisse penser... Souvent je me demande ce qui passait par la tête de ces esthète du pinceau pour s'attaquer à une vaste toile sur la mort de Ravanna, roi de Ceylan, un sujet dont doit tout de même pas penser d'une façon évidente en mettant le matin les pieds dans ses pantoufles. Outre les harems, ce brave Cormon faisait une fixette sur les gaulois ou du moins tels qu'on se les imaginait à la belle époque.

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Publié dans peinture

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ismau 08/04/2015 19:31

« Jamais entendu parler de Cormon... » ? mais si au contraire, mon père l'adorait, et m'en parlait souvent, en particulier ce Caïn d'Orsay que je croyais d'ailleurs avoir vu avant les années 80, et que j'imaginais illustrant « La guerre du feu » de Rosny Ainé – livre qu'il adorait également - .
Voici l'article que je trouve dans mon encyclopédie de 1904, je le recopie entièrement, le trouvant amusant ( titres, qualificatifs et honneurs divers )

Cormon ( Fernand-Anne Piestre, dit ), peintre français, né à Paris en 1845 . Elève de Cabanel, Fromentin et Portaëls, il débuta au Salon de 1870 avec « les Noces des Nibelungen » . En 1873, il exposa une étude orientale pleine d'originalité  « Sitâ » .En 1875, il remporta le prix du Salon, pour son tableau : « La mort de Ravana »,roi de Lanka, dont le cadavre fut trouvé par la favorite et les autres épouses du monarque, oeuvre fort remarquable . L'auteur y donne la mesure d'un coloriste puissant et d'une caractère très personnel . Au Salon de 1877, Fernand Cormon a exposé un sujet religieux : « Jésus ressuscite le fille de Jaïre » . Citons parmi les peintures les plus remarquées de l'artiste : Caïn (1880), tableau placé au musée du Luxembourg ; « Le retour d'une chasse à l'ours, âge de pierre » (1884), qui appartient au musée de St Germain ; « Les vainqueurs de Salamine », grand tableau qui valut à son auteur la grande médaille d'honneur (1887) . Cormon est professeur à l'Ecole des beaux-arts et membre de l'Institut .

lesdiagonalesdutemps 08/04/2015 20:49

Avouez que vous êtes tout de même membre d'une toute petite secte: les adorateurs de Cormon. Vous avez compris que je ne suis pas insensible aux charmes du pompièrisme (surtout quand ça bouffé de la chrétienne pâmée) mais ces courageux peintre me font toujours rigoler par les thèmes de leurs tableaux. Vous n'allez tout de même pas me dire que vous pensez tous les jours à l'infortuné roi Ravana et ses soucis de harem bien qu'avec votre érudition, cela ne soit pas impossible... Surtout avec un père qui vous parlait "souvent" du Cain de Cormon. On ne s'ennuyait à votre table familiale.