Les bas-fond du baroque au Petit Palais (1)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Les bas-fond du baroque au Petit Palais (1)
Les bas-fond du baroque au Petit Palais (1)
Les bas-fond du baroque au Petit Palais (1)
Les bas-fond du baroque au Petit Palais (1)

Belle exposition au Petit Palais sous un titre encore une fois racoleur et un sous-titre qui l'est encore plus: La Rome du vice et de la misère. A quand, les gros seins chez Rubens, l'homosexualité illustrée par David Hockney, la peinture vaginale de De Kooning, les perversions sexuelles chez Picasso ou la représentation de la fesse chez Boucher, messieurs les curateurs si vous retenez une de ces idées, ce qui ne saurait tarder, ne m'oubliez pas. En fait que voit on dans cette exposition fort bien scénographiée, le versant profane des émules du Caravage soit une série d'artistes assez méconnus et pourtant de grande qualité représentés par des tableaux peu vus. La première surprise cueille le visiteur dès l'entrée où il se retrouve dans une lage rue décorée de chaque coté par de grandes reproductions de gravures représentant des vues de la Rome du XVII ème siècle. Cette rue est peuplée de platre de cette même époque qui sont des reproductions de statues romaines. Les tableaux se trouvent dans des salles latérales s'ouvrant sur le coté gauche de la rue. Il est cependant dommage que cette remarquable exposition soit abimée par un éclairage presque toujours mal placé d'où de nombreux reflets sur les tableaux gênant l'admiration qu'ils méritent. Malheureusement mes photos (autorisées) en témoignent. 

Les bas-fond du baroque au Petit Palais (1)
Les bas-fond du baroque au Petit Palais (1)
Les bas-fond du baroque au Petit Palais (1)
Les bas-fond du baroque au Petit Palais (1)
Les bas-fond du baroque au Petit Palais (1)
Les bas-fond du baroque au Petit Palais (1)
Les bas-fond du baroque au Petit Palais (1)
Les bas-fond du baroque au Petit Palais (1)
Paris, mars 2015

Paris, mars 2015

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ismau 09/03/2015 19:18

Amusant de découvrir ce tableau, cette « Vénus masculine », et d'apprendre surtout qu'il appartenait d'abord à Christine de Suède... Quelle chance avait cette reine-roi !

Le titre de l'exposition, « encore une fois racoleur » ? Oui sans doute, mais en même temps il a le mérite de correspondre parfaitement à un choix d'œuvres rarement exposées, et « de grande qualité » ( c'est vous qui le dites ! Et c'est ce que je vois sur vos photos ... ) Cet envers du décor qui était jusque là hypocritement ou pudiquement caché - tant pis s'il est parfois exagérément recherché - tant mieux s'il est maintenant découvert et explicité, avec des cartels aussi pertinents qu'impertinents ! Et tant mieux si le bon goût  attaché à une certaine l'histoire traditionnelle de la peinture, s'en retrouve aujourd'hui bousculé .
La scénographie est due – je viens de le lire - à Pier Luigi Pizzi, un vétéran des mises en scène d'opéras baroques, pas étonnant donc qu'elle soit si réussie … sauf pour l'éclairage en effet, mais n'est-ce pas mission impossible pour un tableau en clair obscur ?

lesdiagonalesdutemps 09/03/2015 19:49

Merci d'avoir rappelé que la très belle scénographie était de Pier Luigi Pizzi. Vous avez raison l'important est de voir de beaux tableaux qui plus est rares, mais c'est tout de même horripilant ce coté graveleux des titres. J'ai vu il y a quelques année à Rome (au chateau saint Ange) une exposition intitulée plus sobrement l'école de Caravage, j'aurais préféré cela. Il y avait beaucoup de monde pour voir cette manifestation lorsque j'en suis sorti (j'y vais vers midi, ainsi je suis presque tranquille). Je vous la conseille vraiment, il est facile de prendre des coupe-file à la FNAC.