Sem (1863-1934), le jockey club

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Sem (1863-1934), le jockey club

Georges Goursat dit Sem (1863-1934) est un illustrateur, caricaturiste né à Périgueux qui acdépeint la bonne société parisienne de la belle époque. Il faisait partie du Salon de l’Araignée.

Il réalise en 1906 un diaporama  terme et concept fort à la mode à cette époque représentant le Jockey Club intitulé Sem au bois C'est un peu le monde de Marcel qui s'aére...

Essayons d'identifier les protagonistes de cette élégante escapade... 

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Sem (1863-1934), le jockey club
Sem (1863-1934), le jockey club

Dans ce diaporama Sem fait défiler les membres du Jockey Club de Paris, une société sportive privée qui a ouvert en 1834 comme «La Société d'Encouragement POUR L'AMELIORATION des Chevaux Courses". Il se est rapidement imposé comme un aimant pour l'élite sociale de la Belle Époque. Charles Swann en était membre... De 1863 à 1913, le Jockey Club a son siège au-dessus du Grand Café de l' Hôtel Scribe , où le 28 Décembre 1895, les frère Lumière  présente leur invention, le cinématographe. Le panorama de Sem était-il un clin d'oeil aux célèbres novateurs?

 

Sur l'éléphant est juché Jagatjit Singh Bahadur (1872-1949), le Maharadjah de Kapurthala, État sous la domination coloniale britannique. Il a fait son premier voyage à l'Occident en 1893, en visitant le Royaume-Uni pour assister au mariage du duc d'York. Il a voyagé également à Paris, Madrid, Barcelone, et aux États-Unis, pour voir l'Exposition universelle de Chicago. Il s'est marié plusieurs fois et finit par se installer à Paris avec sa cinquième femme (une espagnole nommé Anita Delgado). En 1908 il avait déjà  eu plusieurs enfants comme la caricature de Sem le montre.

Ce genre d'image, montrant des portraits des groupes de personnalités les plus en vue de l'époque était un trope populaire à cette époque. En fait, «Sem au Bois 'est similaire à bien des égards à des œuvres de Michel' Mich 'Liebeaux, de O'Galop' Marius Rossillon,« Moloch »Bernard Collomb et d'autres Caricaturistes populaires pour des magazines satiriques de la fin du 19ème et du début 20e siècles. Parfois Ils ont même inséré des caricatures de personnes bien connues y compris des présidents et des rois de pays étrangers dans des illustrations publicitaires.

Sem (1863-1934), le jockey club
Sem (1863-1934), le jockey club
Sem (1863-1934), le jockey club

Ce morceau du panorama  montre un autoportrait de l'artiste, Georges Goursat, alias" Sem. Il était bien connu des lecteurs des différentes publications qui accueillaient ses dessins comme le Journal, Le Rire, Le Gaulois, Les Modes, Le Figaro, L'Illustration, La Vie au Grand Air et bien d'autres magazines de l'époque. Avec lui dans la voiture sont Henri Letellier, directeur des journaux Le Journal et Les Sports et Marthe FOURTON, l'épouse de M. Letellier. En référence, immédiatement ci-dessus on peut voir les images d'accompagnement, publiés dans Femina 15 Octobre, 1904 et Le Journal Amusant, le 18 Août 1923. 

Sem (1863-1934), le jockey club
Sem (1863-1934), le jockey club

La femme à gauche est Mademoiselle Madeleine Carlier (1885-1972), bien connu dans son temps comme une faiseuse de mode, sorte d'arbitre des élégance au féminin. C'était une belle femme qui fut représentée dans de nombreux dessins, peintures et photographies de l'époque. Quant à la femme à sa droite, il s'agit de Mlle. Neri.

Sem (1863-1934), le jockey club
Sem (1863-1934), le jockey club

Dans le cabriolet rouge à gauche, Nous avons Louis Philippe (1869-1926), le duc d'Orléans, prétendant au trône de France comme" Philippe VIII . Il est  en compagnie de M. Charlet qui était directeur de la société des voitures Mercedes en France et qui avait  déjà une grande salle d'exposition de luxe sur les Champs-Elysées.

Sem (1863-1934), le jockey club
Sem (1863-1934), le jockey club

La vieille dame avec l'appareil, appelé" Miss Kodak " était peut être uneun photographe connue  pour les magazines d'alors? Mais toute évidence Sem a peint son costume en hommage aux «Kodak Girl, 'qui apparaissaient largement dans les publicités de la marque depuis le début des années 1900 jusqu'aux années 1950 ... Comme on peut le voir dans les images d'accompagnement, la caractéristique la plus remarquable de la jeune fille est qu'elle était toujours vêtue d'une robe à rayures bleu sur blanc.

Sem (1863-1934), le jockey club
Sem (1863-1934), le jockey club

Anatole Marie Joseph Robert, comte de Montesquiou-Fezensac (1855-1921), poète aristocrate surtout connu aujourd'hui pour avoir été l'ami de proust et avoir donné certains de ses traits à Charlus. Il était une des tête de turc favorie de Sem, qui l'a portraituré souvent.

Sem (1863-1934), le jockey club
Sem (1863-1934), le jockey club

Mademoiselle Lantelme, Ginette Lantelme dite Claire Geneviève (née Mathilde Fossey; 1887-1911), était une célèbre actrice de vaudeville et mannequin. Elle est morte tragiquement deux ans seulement après son mariage avec M. Alfred Edwards, l'éditeur du journal Le Matin. D’une grande beauté, possédant un fort ascendant sur les hommes, de moeurs sans doute quelques peu légères, elle mourut mystérieusement noyée lors d’une croisière sur le Rhin, le 25 juillet 1911. Ici, elle est représenté assise dans une "Galliette, qui était une version spéciale à deux places du modèle électrique de la voiture Gallia standard  produit par la Société Française l'Electrique. Cette voiture était extrêmement populaire en France entre 1905-1908.

Sem (1863-1934), le jockey club
Sem (1863-1934), le jockey club

Enfin, nous avons 'Polaire,' de son véritable nom Émilie Marie Bouchaud (1874-1939), une chanteuse alors très célèbre actrice. A côté d'elle se trouve  Colette  (1873-1954), elle publiait dans ces années là les histoires de Claudine, sous le nom de son mari, Henry Gauthier-Villars dit "Willy" avec qui elle a partagé un triangle érotique avec Polaire. Le couple a divorcé en 1906.

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Commenter cet article

kuki 16/10/2015 20:34

Le cocher du comte de Montesquiou est Anna de Noailles, il me semble.

lesdiagonalesdutemps 16/10/2015 22:20

C'est probable.

Vanwelkenhuyzen 08/02/2015 14:42

Une petite correction : le roi barbu dans la voiture est le roi des Belges Léopold II, reconnaissable à sa barbe rectangulaire et son monocle.
Excellent article sur Sem.

lesdiagonalesdutemps 08/02/2015 16:06

Merci pour cette précision. Il y a encore bien des personnages qui n'ont pas été reconnus...

xristophe 27/01/2015 13:55

Très intéressant... ! Sem, bien sûr, né à Périgueux : quand j'y arrive il n'est mort que depuis qq années ce qui me permet de le rencontrer - au Jockey Club, bien sûr : j'étais petit, je me souviens de quelles dames très parfumées, et du Maharadja, avec ses éléphants emperlousés - plus tard j'ai connu Swann bien sûr, Montesquiou et Charlus, qui souvent se marchaient sur les pieds ; et Marcel Proust - c'était l'année du bac 1966

lesdiagonalesdutemps 29/01/2015 21:00

Les jardin du consulat est le Rinaldi que je place juste derrière "Les dames de France". Clara va sur ses seize ans... Ce qui est bien vieux pour un chat plus vieux que moi mais tout de même un peu moins en ruine.

xristophe 29/01/2015 20:07

Ironie ou humour vous m'avez fait sourire... Et l'on s'instruit toujours avec vous (normal, vous savez tout...) Je suis si nul en chats que je n'avais même pas fait le lien entre chat persan et poils longs. Si Rinaldi l'apprend, c'en est fini de mes espoirs de lui inspirer épistolairement un peu d'estime ou sympathie pour ma personne... Je comprends grâce à vous le pourquoi concret et technique de cette histoire ("Rinaldi a raison") Et l'histoire de votre Clara, dont vous savez que je suis un admirateur, me rappelle aussi la fin des Jardins du Consulat : cette Florina qui, elle, ne va pas échapper à une euthanasie (ah que le Ciel des chats protège Clara), au matin d'une dernière nuit où - disons : Angelo... car c'est lui - l'ayant prise dans son lit lui fait de la lecture en se maintenant éveillé à coup de cafés noirs (Le sommeil est du temps volé à l'amour) (j'omets les guillemets pour tromper les esperluettes) : le plus beau final que j'aie lu, de Rinaldi lui-même (mais je suis loin d'avoir tout lu) et de toute la littérature... (sanglots nocturnes inavouables)

lesdiagonalesdutemps 29/01/2015 16:02

Je vais faire mon Rinaldi (toute modestie mise à part...) l'année dernière chaque semaine pendant deux mois j'ai apporté Clara chez le vétérinaire de 50 à 100 € chaque fois puis tous les soirs je lui pommadais l'arrière train ce qu'elle appréciait très modérément (cout une chemise fendue et quelques égratignures) pour accélérer une cicatrisation et éviter une opération, deux mois cette affaire. Les chat à poils longs ou avec sous poil supporte mal la chaleur donc Rinaldi à raison. Ceci dit ma remarque était tout de même un peu ironique.

xristophe 29/01/2015 15:18

Ah quel plaisir, une bonne nouvelle ! Mille merci. Je vais finir par l'acheter, ce journal de Cluny. Rinaldi parle toujours d'argent, il n'est pas remis de son enfance pauvre, et ses parents si pauvres, humiliations et compagnie - c'est un thème de ses livres bien sûr - et même dans ses critiques, il évoque ses difficultés présentes, là plus gaiement... Mais dans les livres : ce seul motif entendu trois ou quatre fois : J'avais encore taché mon blazer : rien que ça, si discret m'émeut bcp (Les dames de France) Les chats coûtent cher: selon Jérôme Garcin : il exige une voiture de maître climatisée pour accompagner, en plein été et derrière des vitres teintées, un persan malade chez le vétérinaire. Voilà de l'amour.

lesdiagonalesdutemps 29/01/2015 12:48

Ce n'est pas moi qui me plaindrait de la phrase de Rinaldi et de ses délicieuse sinuosité mais sa traduction ne doit pas être facile pas plus que celle de Modiano pour tout autre raison en revanche pour wuelbek cela ne doit pas être trop compliqué pour Pancol aucune idée pas lue. je suis bien triste des problèmes de sous d'Angelo mais surtout assez surpris après 40 de journaliste (et pas comme pigiste mais longtemps comme chef de rubrique dans des grands journaux). Cluny dans son journal écrit que Rinaldi qui un ami est très bien payé à l'Express, et il s'agace d'entendre Rinaldi se plaindre sans cesse mais il est vrai, j'en sais quelque chose que les chats coutent chers...

xristophe 29/01/2015 10:35

Un professeur d'anglais très pauvre. A ce propos, un de mes textes s'est perdu auquel je tiens : le revoici (pardon) : une suite à Rinaldi VS Modiano, Houellebeck et les autres : Et pour la difficulté de sa phrase comment s'en plaindre - regrette-t-on celle de Proust ! et les bons traducteurs en font d'autres. (Rinaldi critique rend toujours pour les livres étrangers hommage aux bons traducteurs, justement.) Et quitte à donner des raisons sinon oiseuses du moins pas intrinsèquement littéraires je citerai de son ami Garcin l'incise : Rinaldi, qui vit en perpétuel état de précarité. Le bon Modiano, qui s'enrichit régulièrement avec ses petits livres, presque autant que la fraîche Pancol ou que Welbec l'affreux n'avait pas besoin du Nobel...

lesdiagonalesdutemps 29/01/2015 07:24

Cagna était en effet un peu péjoratif un professeur d'anglais. Il s'agit de Paul Léautaud. Comme ce dernier Mallarmé et... Rinaldi aimaient les chats.

xristophe 29/01/2015 00:24

Il existe un très beau livre, Augiéras le peintre, où l'on voit très bien sa peinture. (Editions de la Différence). Les trois auteurs de textes sont très bien, Claude-Michel Cluny se charge justement du "descriptif" de l'oeuvre picturale - il y est très brillant. Je ne vois pas de quelle cagna de Mallarmé avec ses chats vous parlez ! Vous devez confondre avec l'auteur du Petit ami (son nom m'échappe), très crasseux.

lesdiagonalesdutemps 28/01/2015 17:53

certes certes, moi aussi j'avais un souvenir assez fort d'Augiéras découvert vers 25 ans, découverte que je dois à Dominique Mauries qui le plaçait très haut et qui je crois l'avait rencontré. Mais voila que je le relis aujourd'hui et je n'éprouve aucune admiration pour le personnage au vu de sa biographie certes pas bonne d'un dénommé Sanchez (je vais essayer d'en lire une autre) et assez peu pour son oeuvre tout de même très mince (je précise que je n'ai relu qu'une adolescence au temps du Maréchal et le vieillard, j'avais l'apprenti sorcier chez Fata Morgana je crois mais une de mes bibliothèques à du encore bouffer ce petit volume). J'ai beaucoup de mal avec les génies, je crois que c'est comme dieu quelque chose qui n'existe pas. Je sais bien que Cluny, Rinaldi et Bonnefoy en ont pensé grand bien. Trois écrivains que je place très très au dessus d'Augiéras. Il y a peut être dans mon jugement aussi pour être franc quelque chose de tout à fait extra littéraire, ces auteur crasseux me dégoute un peu. Je préfère les chateaux d'Evelyn Waugh, les villas de Maugham et même la cagna de mallarmé avec ses chats. Quant à sa peinture j'aimerais en voir mais où? C'est le problème avec beaucoup de peintre du XX ème siècle qui n'ont pas eu les honneurs des musées ou seulement des réserves.

xristophe 28/01/2015 15:20

Pour Rinaldi la question du changer d'éditeur n'a rien à voir avec le sujet principal de la qualité de l'auteur bien sûr ; c'est une affaire de politique, ou de cuisine éditoriale, un corrélat sans doute de la pureté de Rinaldi; je ne dis pas que Modiano soit un habile calculateur ni ne le méprise comme auteur.

xristophe 28/01/2015 15:05

L'apprenti sorcier et Le vieillard... furent, pour moi, des œuvres magiques, contenant un son pur unique ; pour Rimbaud on n'est pas obligé d'être inconditionnel pour être électrisé par son génie incontestable ; quand aux légendes (relire Le mythe Rimbaud de l'excellent Etiemble) je suis de ceux qui le connaissent vraiment - j'entends, son œuvre ! - et peu cet épiphénomène de gloire qui est un nimbe autour du rien que ceux qui adorent les idoles ont dans la tête à leur sujet; (aussi agaçante, aussi creuse, que cette image journalistique d'Einstein tirant la langue). On peut être orgueilleux et même ce que vous appelez songe-creux et être un génie littéraire en même temps. La peinture d'Augiéras est sublime, rend le même "son" unique que sa (il faut dire) "poésie". Pour revenir sur sa légende elle est encore très ténue, marginale et je l'ai vue de loin très doucement monter dans mon adolescence (très surpris car mon père ne disait de lui que du mal) : votre ami Claude Michel Cluny, Yves Bonnefoy, d'autres grands noms dont bien sûr celui d'Angelo, Angelo Rinaldi, furent parmi les premiers. Ca n'est pas des gens comme cela qui font la légende louche et controuvée dont vous parlez.

lesdiagonalesdutemps 28/01/2015 07:42

Au risque de vous scandaliser et à moins que vos inédits révolutionnent l'Histoire littéraire, je ne suis pas loin de penser qu'Augiéras est une supercherie littéraire. Je viens de relire Le vieillard et l'enfant et une adolescence au temps du maréchal ce qui dois constituer les deux tiers de l'intégralité de son oeuvre. Vous pourriez me répondre que le nombre de pages n'est pas une juste jauge, voir Rimbaud mais d'une part je ne suis pas un inconditionnel du mignon de Verlaine mais Augièras à l'instar de Rimbaud est bénéficiaire d'une légende noire. Leurs légendes ont supplanté leur oeuvre. A lire la biographie d'Augiéras et les deux livres, cités plus haut, que j'ai lu en même temps, j'ai éprouvé ni admiration pour l'oeuvre et encore moins par l'homme qui me parait un songe creux gonflé d'orgueil, un égocentrique qui ne comprend rien à son temps, l'adolescent au temps du maréchal est un aveugle. En ce qui concerne sa peinture j'en ai très peu vu.
Je ne pense pas que l'on ai volé le Nobel à Rinaldi qui certes est un des meilleurs écrivains français mais il y a beaucoup de grands écrivains ailleurs. Je crois aussi que tous les auteurs face à l'aréopage suédois ne partent pas à égalité. Il y a le problème de l'éditeur, Rinaldi en a changé plusieurs fois contrairement à Modiano qui a presque tout publié chez Gallimard. Autre handicape pour Rinaldi la difficulté de sa phrase pour un traducteur...

xristophe 27/01/2015 23:27

Dans mon très petit mot tordu de tout à l'heure, j'aurais voulu écrire : je me souviens de quelques dames très parfumées... Un jour qui sait, votre hébergeur hébergera aussi les corrections... // Pour Augiéras, ainsi que je vous l'ai écrit il y a assez peu (je m'étonnais aussi de votre indifférence) si moi je ne l'ai pas croisé, mon père lui l'a très bien connu (depuis l'enfance et jusqu'à ma naissance), qui était alors un jeune peintre renommé dans la Pétrocorie (17 ans, beau, publié chez Fanlac, et puis quelques expositions) - je soupçonne même qu'ils aient été intimes, et j'ai (et je vous le disais aussi) par-devers moi des "inédits", sur des registres SNCF de mon grand-père, d'Augiéras jeune, que je vendrai un beau jour aux enchères quand la côte de l'auteur mort de faim du beau Voyage des morts sera encore montée - ou bien que j'offrirai à Rinaldi en compensation du Nobel - que je ne sais plus qui lui a volé.

xristophe 27/01/2015 23:27

Dans mon très petit mot tordu de tout à l'heure, j'aurais voulu écrire : je me souviens de quelques dames très parfumées... Un jour qui sait, votre hébergeur hébergera aussi les corrections... // Pour Augiéras, ainsi que je vous l'ai écrit il y a assez peu (je m'étonnais aussi de votre indifférence) si moi je ne l'ai pas croisé, mon père lui l'a très bien connu (depuis l'enfance et jusqu'à ma naissance), qui était alors un jeune peintre renommé dans la Pétrocorie (17 ans, beau, publié chez Fanlac, et puis quelques expositions) - je soupçonne même qu'ils aient été intimes, et j'ai (et je vous le disais aussi) par-devers moi des "inédits", sur des registres SNCF de mon grand-père, d'Augiéras jeune, que je vendrai un beau jour aux enchères quand la côte de l'auteur mort de faim du beau Voyage des morts sera encore montée - ou bien que j'offrirai à Rinaldi en compensation du Nobel - que je ne sais plus qui lui a volé.

lesdiagonalesdutemps 27/01/2015 18:33

A Périgueux auriez vous croisé dans votre jeunesse Augiéras (billet à suivre sur ce personnage)