Les chauves-souris dans l'art

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Hilda Hechle

Hilda Hechle

J'aime particulièrement les chauves-souris; ce sont d'abord des bestioles très utiles. Elles adorent les moustiques. Ce sont des bêtes fascinantes mais que je n'ai jamais réussi à photographier. On ne peut pas dire que les artistes les ont beaucoup représentées sauf ceux de l'école de l'Art nouveau vers 1900.
 
 Gabriel Ferrier (1847-1914), 
 
 
 Alfred Kubin (1877-1959)
 
 
 Antonio de La Gandara (1861-1917). 
 
 
Chine (entre 1732 et 1735). 
 
 
Chine. Calebasse à décor de chauves-souris (1736-1795).
 
 
Chine. Lave-pinceau en néphrite 
du XIXème siècle à décor de chauves-souris.
 
 
 
 Gustave Moreau 1826-1898), études sur la chauve-souris (datée 1860).
 
 
Paul Hankar (1859-1901)
 
 
Léopold Lelée (1872-1947)
 
 
Maurice Pillard Verneuil (1869-1942)
 
 
"Anges et chauves-souris" de Escher (vers 1950)
.
 
 Emile Gallé (1846-1904) 
 
 
 
Augustin Daum (1853-1909) 
 
 
Jean Désiré Müller (1879-1952) et Eugène Müller (1883-1917)
 
 
René-Jules Lalique, (1860-1945) 
 
 
 Philip Wolfers (1858-1929) 
 
Louis Hestiaux (1858-1919)
 
 Alphonse Cytère, 1881. 
Paul Milet (1870-1950) et Lucien Eaubonne 
 Paul Dachsel, 
Lucien Levy-Dhurmer (1865-1953) 
 Henri Husson (1852-1914).
 

Publié dans peinture

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Bruno 03/04/2015 21:20

Tardivement, du grand Vialatte :

Et cependant rien de plus humain que la chauve-souris : nul animal ne ressemble plus à l'homme, et même, à cause des mamelles pectorales, à la marquise de Pompadour. Si bien que Linné la classait pêle-mêle dans les Primates, avec le singe et l'homme moyen. Il fallut le XIXe siècle, aidé de la loupe binoculaire, du microscope et des progrès de la science, pour faire nettement la distinction. Jusqu'alors le père de famille se demandait en face de l'enfant nouveau-né s'il avait bien affaire à un homme de Montaigne, ou à la pipistrelle de Kuhl ; au vespertilion de Bechstein, au vespertilion à moustaches, au rhinolophe de Roumanie. Cruelle énigme ! Les savants ne faisaient que compliquer les choses. C'est ce qui leur arrive fréquemment. (Je viens de lire dans le dictionnaire de Dupiney de Vorepierre qu’il est difficile de distinguer entre la chèvre et le mouton. Grace, pourtant, à une grande ignorance, le paysan ne s’est jamais trompé : jamais on ne vit en Auvergne une femme de quelque compétence essayer de faire du chèvreton avec un bouc.) La morale de cette aventure, c'est que l'ignorance est souvent fort utile pour savoir se conduire sagement. La preuve en est qu'en dépit de la science, nos aïeux, dans la vie pratique, parvinrent très bien à distinguer entre l'homme et la chauve-souris : ce ne fut jamais la chauve-souris qu'on eut l'idée d'envoyer à la guerre et ce fut toujours à l'homme qu'on fit payer l'impôt.

La Montagne, 14 novembre 1961.

n°454 "Activité littéraire" dans le volume 1 chez Bouquins page 1010

lesdiagonalesdutemps 03/04/2015 22:03

Merci pour cette merveille de Vjalatte et... c'est ainsi qu'Allah est grand.

aymerydelamaisonfort 10/01/2015 16:22

Merci, mais il faut ajouter les chauve-souris d'Edward Gorey!

B.A. 10/01/2015 20:49

Très grand illustrateur, il me semble que je lui ai déjà consacré un billet mais je vais en refaire un.
On peut aussi ajouter le dessinateur de Billy Bat, Urasawa

xristophe 10/01/2015 14:06

ah très joli le Hilda Hechle... Impressionnant le Gandara (et ce long mur - le luxueux détail...)

xristophe 10/01/2015 14:04

Moi aussi j'adore ces petites bêtes timides et comme honteuses (elles ont bien tort !) (On en a déjà parlé, vous et moi !)

xristophe 10/01/2015 14:03

Moi aussi j'adore ces petites bêtes timides et comme honteuses (elles ont bien tort !) (On en a déjà parlé, vous et moi !)