Dessin de Michel Gourlier pour La photo écossaise

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D. S. 04/01/2015 22:01

Cher Inconnu, créateur des diagonales du temps Combien de fois ne suis je tombé sur votre blog, à l’occasion de recherches sur des photographes, des écrivains, des peintres, des sujets iconographiques, des illustrateurs, des héros de films, Roger Peyrefitte bien sûr, Soungouroff, (je dois écorcher son nom, découvert au « Zanzi ») Montherlant et les jeux olympiques, mais aussi art contemporain,cinéma et à chaque fois je voulais vous mettre un mot pour vous remercier de votre curiosité et de vos analyses, et puis la volatilité du web fait qu’on passe à autre chose, mais on revient toujours sur les vos chemins de traverse. Récemment Michel Gourlier à nouveau avec toutes les illustrations de Thierry Tête de fer, un livre qui m’a marqué comme Le garçon du marais, José Mohammed, Le chant du loup, les quatre Prince Éric, et tant d’autres. En 1954, j’étais pensionnaire à l’Ecole Fénelon dans le 8°arrondissement, parmi mes condisciples Jean des Cars. La bibliothèque des pensionnaires était remplie de Signes de Piste que j’avais du découvrir auparavant, d’après mes souvenirs, dans celle des Frères des Ecoles Chrétiennes de mon village dans les Hautes Vosges, lieu où je découvrais au même moment, dans la bibliothèque de mon père, la vie de Louis II de Bavière de Jacques Bainville (j’y avais aussi découvert Du Vésuve à l’Etna et Amour et Parallèlement de Verlaine) . Au Lycée Carnot, quelques années plus tard, j’avais dans ma classe un neveu de Roger Peyrefitte, j’étais moi même petit neveu de Philippe Hériat, ces parentés littéraires et quelque peu sulfureuses avaient créé des liens et nous étions allé avenue Hoche, pour joindre l’oncle qui n’était pas là, habitait il toujours là d’ailleurs ? Joubert me plaisait mais Gourlier était plus mystérieux, plus subtil, je suis allé le voir à Asnières, timide et réservé, il m’a quand même ouvert quelques cartons. Et malgré les années, l’esthétique Signe de Piste et sa vision d’une amitié sentimentale et altruiste (scoutisme oblige) m’est restée et j’ai toujours les illustrations bien jaunies que j’avais arrachées de mes livres d’enfant quand je les ai «bazardé ». Je pense aussi à un,autre Peyrefitte que j’ai découvert cette fois, dans la bibliothèque d’un de mes oncles, dans un chalet de Montagne, il s’agissait de L’Exilé de Capri préfacé par Jean Cocteau, je devais avoir 15 ans, j’ai été tellement séduit par le personnage que j’avais cru que c’était une fiction littéraire jusqu’au jour où regardant une carte d’état major de Capri, je vois écrit Villa Fersen, j’étais avec un ami à la villa Jovis, inutile de dire que nous avons dévalé la pente, ce que l’on ne peut plus faire aujourd’hui, pour découvrir le lieu. J’y suis retourné en 81 et j’ai fait plusieurs bobines en noir et blanc d’une semi ruine fabuleuse, avant les catastrophiques restaurations, je me souviens que la gardienne avait mis des petits tonneaux d’huile d’olive sur les marches de l’escalier pour y faire pousser des fuschias ! Mais parons pour ces divagations, elle sont si agréables, et encore merci pour vos diagonales,