un inédit de Montherlant: Au flanc d'Alger, 30 juin 1928

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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xristophe 13/12/2014 14:50

Je retrouve mon émerveillement du style de Montherlant (si loin des clichés imbéciles de "raideur", de "solennité") qui me le faisait tant aimer (l'homme aussi) à vingt ans. Cette lecture inspirée des Formes, des Mouvements, oiseaux et sillages des bateaux... paysages que fait exulter son génie palpitant, sa sensibilité plus tendre et "féminine" qu'il n'est permis, le saturant d'images où tout est occasion de projections, familièrement et désinvoltement, comme on dit "anthropomorphiques" ! (Si les Surréalistes, qui prisaient tant les métaphores, paraît-il, et surtout le fruit sec Breton, en avaient réussi une, une seulement de temps en temps, aussi sublime que celles de Montherlant dans leurs petits "poèmes" désespérants de niaiserie appliquée et systématique en langue "automatique" - qui tous empestent aujourd'hui le cliché d'époque...)

B.A. 13/12/2014 17:00

Je suis entièrement d'accord avec vous sur le sinistre Breton et tout le reste, en particulier sur les clichés d'époque. Il me semble l'avoir déjà écrit mais tant pis, je pense que le meilleur de Montherlant est dans ses croquis de voyages avec leurs images si bien trouvées (aujourd'hui presque plus personne ose l'image exception faite de Murakami mais ce dernier n'est pas toujours heureux dans ses trouvailles). C'est semblable au meilleur Morand lui aussi dans ces cartes postales de voyages.

Bruno 12/12/2014 16:29

Belle mise en valeur et belle iconographie ! Bravo ! J'ai un doute sur la datation de la belle première photographie : le panonceau en fond semble indiquer 1916, les tenues plus "d'avant guerre" - nous sommes toujours dans une avant guerre...- me semble-t-il.
Merci pour vos billets