Les ados nous apprennent à aimer ce que nous avons été

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Les ados nous apprennent à aimer ce que nous avons été

"Les ados nous apprennent à aimer ce que nous avons été et exiger davantage de ce que nous sommes. Ce commerce amoureux est troublant et cruel: l'inverse serait tellement plus confortable, qui nous ferait comprendre qui nous fûmes, et mieux aimer celui que nous sommes devenu".


Claude Michel Cluny, Le Retour des Emigrés. Journal littéraire 1980-1981. L'Invention du temps, tome VI, Paris, Editions de la Différence, 2008, p. 285.

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Bruno 27/12/2014 16:09

Du même auteur, je recommande "Hérodote éros" poèmes en prose donnés à Fata Morgana en 1984. Il me semble me souvenir que notre hôte nous en avait donné un extrait il y a quelques temps

Jean-Yves 27/12/2014 09:00

Citation intéressante.

xristophe 27/12/2014 22:33

Rinaldi guest star de son journal : j'achète donc les 7 tomes ! Je sauterai (si j'ose dire) les assommants ados...

B.A. 27/12/2014 19:02

Ce n'est justement pas le cas de Cluny qui d'ailleurs ne tombe pas en pamoison devant grand monde. Rinaldi est une guest star de son journal.

xristophe 27/12/2014 15:53

Merci - mais pour ce qui est des amours, sexe ou cœur, la pâmoison constante, abêtissante, devant l'Adolescent en Majesté et Majuscules me fait bailler d'ennui et nuit bcp je trouve, au réalisme et à la saveur du dessin

B.A. 27/12/2014 15:21

La lecture de Cluny est hautement recommandable (voir les billets que je lui ai consacré et d'autres sont à suivre) en particulier sont journal qui a de grandes parentés avec celui extraordinaire de Mahieu Galley mais aussi avec les superbe récits géographiques de Nicolas Bouvier. Cluny est un grand écrivain géographe. En prime si je puis dire on trouve également quelques réflexions politiques réjouissantes (pour moi) et surtout la narration de ses histoires d'amour et de sexe avec de jeunes gens qui laisse ce vieux Roger loin derrière... Mais le chef d'oeuvre de Cluny (mais je n'ai pas tout lu) est "sous le signe de Mars" 93 pages qui en valent des milliers (j'ai du chroniquer cela aussi).

B.A. 27/12/2014 15:21

La lecture de Cluny est hautement recommandable (voir les billets que je lui ai consacré et d'autres sont à suivre) en particulier sont journal qui a de grandes parentés avec celui extraordinaire de Mahieu Galley mais aussi avec les superbe récits géographiques de Nicolas Bouvier. Cluny est un grand écrivain géographe. En prime si je puis dire on trouve également quelques réflexions politiques réjouissantes (pour moi) et surtout la narration de ses histoires d'amour et de sexe avec de jeunes gens qui laisse ce vieux Roger loin derrière... Mais le chef d'oeuvre de Cluny (mais je n'ai pas tout lu) est "sous le signe de Mars" 93 pages qui en valent des milliers (j'ai du chroniquer cela aussi).

xristophe 27/12/2014 14:54

...mais obscure ; les symétries ne sont pas très prégnantes : aimer/comprendre (d'un côté), exiger davantage/comprendre (de l'autre - ce qui serait, pour l'auteur, la balance inverse)... Ce Cl M Cluny, avec son "journal" à rallonge, souvent cité de-ci de-là par courts fragments - je ne fus jamais tenté, pour ma part, de le lire... Bien qu'il se soit tellement recommandé à mon estime par un article, lui très fort, saluant "Les jardins du Consulat" (à sa sortie) d'Angelo Rinaldi. (Surement le chef-d'oeuvre de Cl M Cluny...)