Le Perugin au musée Jacquemart-André

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Le Perugin au musée Jacquemart-André
saint Antoine de Padoue et saint Sébastien

saint Antoine de Padoue et saint Sébastien

Ce billet veut vous donner une petite idée de ce que vous pourrez voir en vous rendant au si beau musée, trop peu connu, qu'est le Musée Jacquemart-André. Il est situé dans ce qui était la somptueuse  demeure érigée dans la seconde moitié du XIX ème siècle pour le bonheur de monsieur et madame Jacquemart-André. Ce couple de collectionneurs, amoureux en particulier de la peinture italienne de la Renaissance, avait transformé leur Hôtel-particulier en musée. La collection permanente vaut à elle seule la visite. Sont aussi organisées dans ce lieu des expositions qui sont comme des prolongements harmonieux de la collection permanente. Jusqu'au 19 janvier 2015 on peut y voir "Le Pérugin, Maitre de Raphael". Le seul reproche que l'on peut faire à cette manifestation est son titre racoleur, malheureusement ce musée est un habitué de cette pratique, de plus il n'est pas du tout avéré que Le Pérugin fut le maître de Raphael, même si l'on sait que les deux hommes s'estimaient. Il est dommage que le seul nom du Pérugin ne suffise pas à drainer les foules car les tableaux qu'on peut voir boulevard Hausmann méritent amplement la visite sans avoir besoin du parainage de Raphael. Il reste que cette exposition est un beau complément à celle sur Raphael présentée au Louvre, il y a quelques mois.

Mes clichés sont malheureusement médiocres, les photos étant interdites il était impossible de donner une juste idée de cette exposition qui n'est pas immense mais dont tous les tableaux sont de première qualité. J'ai en bravant l'interdiction fait quelques images mais l'éclairage et la mise sous verre de nombreuses peintures ne facilitent pas non plus le travail du photographe. Vous vous doutez bien, qu'en outre mon choix est très subjectif et comme à mon habitude j'ai regardé dans les coins. La peinture italienne incite à cela. Il y a souvent de belles créatures à débusquer...

J'espère néanmoins que ce petit billet vous donnera le désir d'aller rendre visite au Pérugin.   

détails de saint Bernardin rend après sa mort la vue à un aveugle et immédiatement ci dessus un détail de saint bernardin soigne un ulcère
détails de saint Bernardin rend après sa mort la vue à un aveugle et immédiatement ci dessus un détail de saint bernardin soigne un ulcère

détails de saint Bernardin rend après sa mort la vue à un aveugle et immédiatement ci dessus un détail de saint bernardin soigne un ulcère

saint Romain, saint Roch et vue de Deruta

saint Romain, saint Roch et vue de Deruta

sainte Marie-Madeleine (vers 1500-1502)

sainte Marie-Madeleine (vers 1500-1502)

Le martyre de saint Sébastien (1490-1495)

Le martyre de saint Sébastien (1490-1495)

Apollon et Daphnis (1490)

Apollon et Daphnis (1490)

détail de l'adoration des mages (1496-1500)

détail de l'adoration des mages (1496-1500)

L'archange Gabriel (1502-1512)

L'archange Gabriel (1502-1512)

saint Philippe et saint Augustin (1502-1512)

saint Philippe et saint Augustin (1502-1512)

un buste d'ange du à Raphael morceau du retable de saint Nicolas de Tolentino

un buste d'ange du à Raphael morceau du retable de saint Nicolas de Tolentino

Paris, novembre 2014

Paris, novembre 2014

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ismau 02/11/2014 23:44

Merci d'avoir osé malgré tout si habilement ... voler ces belles images pour nous !
Et puis je suis très étonnée d'apprendre que Le Pérugin n'est finalement pas le maître "avéré" de Raphaël : je pensais que c'était une certitude, c'est ce que j'avais appris il y a longtemps . Mais l'histoire de l'art évolue ... ( voir Apollon et Daphnis, autrefois attribué à Raphaël )

BA. 03/11/2014 08:03

Je rapporte ce qu'il est écrit dans le catalogue. Ce qui est sûr c'est que tous ces gens se connaissaient, s'admiraient, étaient concurrents, parfois se détestaient et souvent se copiaient. Sophie Chauveau a écrit trois romans sur ces artistes de la Renaissance. Ce n'est pas de la grande littérature mais cela se lit bien et donne de la chair aux noms dont on admire les oeuvres. C'est en Folio. J'ai commis un billet sur le roman sur Lippi.