Le Caravage - Saint Mathieu et l'ange

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Reproduction en noir et blanc de la première version (v. 1602) détruite pendant la Seconde Guerre Mondiale au cours d'un bombardement. Huile sur toile, 232 × 183 cm, Berlin, Musée de Bode.

Reproduction en noir et blanc de la première version (v. 1602) détruite pendant la Seconde Guerre Mondiale au cours d'un bombardement. Huile sur toile, 232 × 183 cm, Berlin, Musée de Bode.

cette version du célèbre  tableau de Caravage (ci-dessous) est refusée car jugée « trop naturelle » — non seulement pour la sensualité de l’ange jugée triviale, mais aussi pour la vulgarité de la posture du saint, et même pour la saleté de ses pieds, minutieusement reproduite d’après modèle. Le marquis Guistiniani en fait toutefois l'acquisition ; ses descendants la cèdent en 1815 au musée Kaiser-Friedrich de Berlin (aujourd'hui musée de Bode), où il sera détruit pendant la Seconde Guerre mondiale.

chapelle Contarelli de l'église Saint-Louis-des-Français, Rome

chapelle Contarelli de l'église Saint-Louis-des-Français, Rome

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Xristophe 19/10/2014 01:47

Ce sublime Caravage perdu fait toujours mal au cœur ; sa contiguïté sur les Diagonales avec le Paul-Emile Bécat est bien sûr - si l'on veut - "savoureuse" ; mais le plus érotique pour moi n'est pas celui que l'on pourrait penser. Quelle chance pourtant qu'il ait été photographié - et même en noir-et-blanc ! Que la jeunesse ailée était jolie (etc) ! Et la seconde version, "à côté" comme on dit, avec son ange emberlificoté comme dans une essoreuse quantique, mal sorti de sa machine à laver ou de son parachute en torche - ne fait vraiment pas l'poids...

Bruno 20/10/2014 16:19

Pour améliorer vos connaissances en angéologie, je vous recommande
"I am Gabriel", joyeuseté étasunienne, genre reborn christian
https://www.youtube.com/watch?v=Yi7DcXQyL64

B.A. 19/10/2014 08:21

Le Caravage est bien sûr beaucoup plus érotique que la polissonnerie de monsieur Bécat qui est amusante toutefois et bien dans la fibre du roman nationale faisant d'Henry III un trousseur de mignons.
Votre description de la deuxième version du tableau m'a fait sourire et m'a rappelé les savoureuses digressions que faisait Cueco dans l'émission de France Culture Les papous dans la tête.