François-Marie Banier, In

Publié le par lesdiagonalesdutemps

François-Marie Banier, In

Tout d'abord je remercie Ismau pour ces scannes de la belle revue "In" dont j'ai acheté en son temps quelques numéros. Hélas, il ne m'en reste aucun. A ce propos, chers lecteurs si vous pouviez suivre l'exemple d'Ismau pour exhumer des pages de In, revue qui illustre bien une vie artistique et sexuelle qui aujourd'hui parait très lointaine, cela me permettrait de réaliser quelques billets qui ressusciteraient ces temps révolus.

Le sujet de celles qu'Ismau, a donc mises à ma disposition est François-Marie Banier qui était alors ne passait pas pour un détrousseur de milliardaire décatie, mais était dans sa fraiche gloire et passait (pour les myopes) pour un grand espoir des lettres françaises. 

Actuellement, seul Christophe Donner semble se souvenir de la « photo au sèche-cheveux », mais il est durablement marqué par cette photo (d'après ces deux articles parus le 1er en 2008 et l'autre en 2011 ) :

http://www.fmbanier.com/content/presse/pdf/PDF-PresseFrance/PDF-LeMonde2/LeMonde2-080503.pdf et http://www.christophe-donner.com/.../francois-marie-banier-jean-marc-roberts

J'avais rencontré ce jeune homme très lancé chez le comte de Ricaumont lors d'un de ses dimanches après-midi fort goûté dans un petit milieu aussi intéressant qu'éclectique... (Gabriel Matzneff en parle très bien dans son petit livre de souvenirs sur Saint-Germain des prés). Le protégé d'Aragon m'avait fait au premier regard une grande impression, puis détaillant son physique je m'aperçus qu'il avait un nez un peu pomme de terre et pas une très belle bouche. En fait c'était ses beaux cheveux bouclés qui faisaient illusions. Durant l'après midi il se montra fort insipide et assez mal élevé lorsqu'il s'agissait de répondre à une question ou manier les ustenciles de bouche.

Lorsque mon hôte, en me raccompagnant à l'ascenseur, me demanda quelle impression il m'avait faite, je lui répondis que j'avais trouvé ce garçon des plus ordinaire et que ce n'était certainement pas lui qui avait écrit son livre comme une certaine rumeur le propageait. Avec le recul, je me dis qu'il ne devait pas être si ordinaire que cela lorsque l'on songe à sa dextérité pour soulager les vieilles héritières.  

François-Marie Banier, In
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ismau 29/09/2014 15:48

Intéressant et amusant votre témoignage direct ... qui va dans le sens de la méchante ironie de l'article, et surtout de cette ridicule histoire de procès au magazine !
Cependant, de peur d'une erreur de jugement ( trop rapide ou trop ancien ) je voudrais essayer de donner des arguments à la défense de Banier, enfin ceux qui moi me font douter ...
1) Les pages très amicales et élogieuses pour l'homme et pour le photographe à la fin du livre d'Agathe Gaillard : on le rencontre, on l'écoute et on le suit dans une rue où il prend des photos ; il est fort sympathique.
2) Sa fidèle amitié avec l'éditeur et écrivain Jean-Marc Roberts - récemment disparu - qui a publié un roman en forme de plaidoyer « François-Marie » où il prétend décrire le vrai Banier, à contre courant du personnage intéressé et antipathique ... ( je ne l'ai pas lu, mais ... )
Puis dans une critique de ce livre, une étonnante révélation : on découvrira le grand écrivain Banier à la publication de son journal intime !
3) Dans l'affaire Bettencourt, il ne serait pas le vil détrousseur de la vieille dame veuve, mais l'ami du couple depuis fort longtemps et surtout l'ancien amant de feu son mari André Bettencourt ( ce qui complique un peu l'histoire et justifie quelques générosités ! )

B.A. 29/09/2014 16:10

Vous m'apprenez une nouvelle que je trouve hilarante ainsi Banier aurait été l'amant d'André Bettencourt ministre du général de Gaulle après (ou en même temps) que celui d'Aragon membre du comité central du PCF. Je précise que j'ai rencontré Banier chez de Ricaumont grand ami de Jean-Marie Le Pen que j'ai rencontré une autre après midi chez de Ricaumont. C'est tout de même beau l'éclectisme. C'est sûr que sous cet angle l'affaire Bettencourt prend un autre éclairage (voilà une nouvelle incidente).
Je dois dire qu'il faut espérer que Banier ait le talent d'un Matthieu Galey et que son talent littéraire soit une révélation. Avec ses fréquentations on peut penser qu'il sera beaucoup plus rigolo que le poulet de l'ex de notre désastreux président. Si j'étais éditeur je ferais un pont d'or à Banier pour publier son journal avant le procès. Il se vendrait comme des petits pains. Et puis cela permettrait à l'auteur de cantiner à Fresnes...