Mapplethorpe au Grand Palais

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Mapplethorpe, en particulier à la fin de sa vie utilisait des moulages de statues comme celle de ce Spartacus pour réaliser ses clichés.
Mapplethorpe, en particulier à la fin de sa vie utilisait des moulages de statues comme celle de ce Spartacus pour réaliser ses clichés.
Mapplethorpe, en particulier à la fin de sa vie utilisait des moulages de statues comme celle de ce Spartacus pour réaliser ses clichés.
Mapplethorpe, en particulier à la fin de sa vie utilisait des moulages de statues comme celle de ce Spartacus pour réaliser ses clichés.

Mapplethorpe, en particulier à la fin de sa vie utilisait des moulages de statues comme celle de ce Spartacus pour réaliser ses clichés.

Comme j'ai lu des critiques très négatives sur cette exposition et son accrochage, je voudrais dire en préambule combien j'ai trouvé sa muséographie excellente et combien la juxtaposition des différentes oeuvres était judicieuse. Chaque photo respire et le découpage du parcours est pertinent. On peut seulement discuter le bien fondé de faire commencer l'accrochage par les dernières photos de l'artiste. Mais il était d'autre part difficile de faire entamer la visite par ses premiers polaroids.

Habituellement je ne photographie pas les expositions de photographies. Je trouve toujours un peu ridicule un photographe photographiant des photos. J'ai fait une exception pour cette exposition pour justement montré la qualité de l'accrochage que je trouve, je le répète injustement décrié.

J'ai privilégié donc la géographie de l'exposition ainsi que des images peu connues de l'artiste.

Malheureusement l'éclairage qui est très bon pour le visiteur, l'est beaucoup moins pour celui qui veut photographier les cimaises en raison des nombreux reflets parasites générés par les spots.

Mapplethorpe au Grand Palais
Mapplethorpe au Grand Palais
Mapplethorpe au Grand Palais
Mapplethorpe au Grand Palais
Mapplethorpe au Grand Palais
Mapplethorpe au Grand Palais
Mapplethorpe au Grand Palais
Mapplethorpe au Grand Palais

La première partie met en valeur le Mapplethorpe "sculpteur" qui façonne les corps, souvent musculeux par la lumière. Immédiatement j'ai pensé aux corps athlétiques des statues d'Arno Breker. En ce qui concerne les références photographiques on peut citer George Hoyningen-HueneLeni Riefenstahl et surtout George Platt Lynes ainsi qu'Herbert List.

Les photos de la danse comme celles constituant le paravent sont tirées sur du tissu.
Les photos de la danse comme celles constituant le paravent sont tirées sur du tissu.
Les photos de la danse comme celles constituant le paravent sont tirées sur du tissu.

Les photos de la danse comme celles constituant le paravent sont tirées sur du tissu.

Patty Smith la muse et la compagne des débuts
Patty Smith la muse et la compagne des débuts
Patty Smith la muse et la compagne des débuts
Patty Smith la muse et la compagne des débuts
Patty Smith la muse et la compagne des débuts

Patty Smith la muse et la compagne des débuts

Quelques garçons délicats visitaient l'exposition
Quelques garçons délicats visitaient l'exposition
Quelques garçons délicats visitaient l'exposition
Quelques garçons délicats visitaient l'exposition

Quelques garçons délicats visitaient l'exposition

Truman Capote à gauche et David Hockney et Henry Geldzahler à droite

Truman Capote à gauche et David Hockney et Henry Geldzahler à droite

Toute une section est consacrée au travail de portraitiste de Mapplethorpe, imagier des vedettes d'un certain New-York des années 1970-80.

Edmund White

Edmund White

Charles Tennant, 1978
Charles Tennant, 1978
Charles Tennant, 1978

Charles Tennant, 1978

Après les portraits, on passe dans une pièce protégée par un rideau. L'endroit ne serait pas accessible aux jeunes visiteurs mais lorsque j'ai parcouru l'exposition aucun cerbère à l'entrée de cette antre. D'ailleurs bonheur du photographe les gardiens de l'exposition étaient tous plongés dans une profonde torpeur digestive...

Mapplethorpe au Grand Palais
Mapplethorpe au Grand Palais
Mapplethorpe au Grand Palais
Mapplethorpe au Grand Palais
Mapplethorpe au Grand Palais
Mapplethorpe au Grand Palais

A la sortie de la salle X (mais non XL), on termine par les premières photos de Mapplethorpe qui sont des polaroids. Elles sont peoples ou érotiques.

Yves Saint-Laurent
Yves Saint-Laurent
Yves Saint-Laurent
Yves Saint-Laurent

Yves Saint-Laurent

Pierre Bergé
Pierre Bergé

Pierre Bergé

Paris, mai 2011

Paris, mai 2011

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xristophe 24/05/2014 19:13

Moi qui préfère en général les reproductions aux originaux (sans parler des économies...), et la grande boutique du Louvre au Grand Louvre (oh, honte) - je ne suis pas du tout gêné de vos photos d'expositions : bien au contraire : la prime de recadrage, toujours futé, avec public compris que vous offrez pour le même prix me dédommage, et avantageusement, je le proclame ! Mais, pour une fois, une petite déception : eh quoi, dans ce recoin d'"enfer" protégé d'un rideau, et pendant que ronflaient les gardes, sur vos photos, faisant briller leur œil et leur cœur battre une chamade d'antan, pas un seul scout furtif et préado ? pas, vêtu de dentelle sans rien dessous qui sait le plus petit enfant de chœur échappé de saint Nicolas du Chardonnet ? pas de Petit Chanteur de Vienne, ou de Vincennes, de préférence un des années 50 - et pas non plus de Prince Eric, de chair ou de papier, en culotte courte à l'encre noire - et pas de ramasseur de balles, d'étoiles de bal ? De voleur de figues athénien, échappé de justesse au brutal sycophante, la tunique déchirée ? Nul berger d'Arcadie, de cruel Alexis, de Ganymède espérant se faire enlever ou de petit laitier proustien... (Tant mieux, d'ailleurs... plutôt que devant ces lourdes images, pas trop dignes de Mapplethorpe, je les préfère dans leur milieu romantique naturel, aux bords de l'érotisme en bourgeon de leur âge, même s'il n'existe plus que dans mon souvenir)

B.A. 24/05/2014 22:12

cher Xristophe, je suis un voleur d'images et n'amène pas les figurants de mes photos avec moi. J'attend qu'ils passent. Et l'exposition Mapplethorpe est peu propice pour la rencontre de vos créatures favorites, ce n'est pas vraiment la clientèle de cette manifestation. Lorsque j'y suis allé, hier après midi, il y avait particulièrement peu de monde et il était en plus assez difficile de cadrer certains visiteurs d'où également le peu de photo de ce type, le jeune homme en débardeur me plaisait bien mais il était très virevoltant et de plus accompagné... L'érotisme en bourgeon n'est pas que du passé, il me semble que parfois mon blog devrait vous prouver le contraire...